L’incroyable destin d’un enfant déporté d’Algérie ou L’Enfant soldat de Palestro – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


enfant-soldat-de-palestroL’histoire qui va suivre tire son origine de faits réels, survenus au cours de l’année 1956, qui eurent pour théâtre un douar surplombant les hauteurs de Lakhdaria, ex-Palestro, une ville distante de 79 km à l’est d’Alger. Le village de Ammal est situé à sept kilomètres au sud de l’ex-commune mixte de Palestro, dont il dépendait administrativement durant la période coloniale. Il est composé de plusieurs douars ou décheras (hameaux), en l’occurrence Ouled Djerrah, Beni Hini, Beni Dahmane, Ouled Bellemou, Tigueur-Ouacif, Tigrine, Aït-Ouelmène, Tidjedjiga et Aït Amar. Ces hameaux ont été utilisés comme zones de repli par l’Armée de libération nationale algérienne (ALN) du fait de leur position stratégique dans le couloir montagneux de l’Atlas blidéen, qui va du mont Bouzegza au massif de Beni Khalfoun. Le 18 mai 1956, une embuscade tendue par le commando Ali Khodja à une unité militaire française composée d’une vingtaine de soldats va complètement bouleverser la situation. Dès les premiers jours qui suivront cette date, la réaction de l’armée française se traduira par un mouvement important de troupes. Des ratissages de grande envergure, caractérisés par l’utilisation de grands moyens militaires, vont être entrepris, ce qui aboutira au massacre et à l’extermination des douars et de leurs habitants, des faits qui marqueront à jamais la guerre d’Algérie.Nous sommes le 18 mai, le lieu s’appelle Ouled Djerrah, un hameau perché quelque part dans les monts qui ceinturent la ville des Cigognes. C’est là qu’une embuscade meurtrière est tendue par des combattants de l’ALN, sous la responsabilité du lieutenant Ali Khodja, à une unité de l’armée française, en l’occurrence la 2e section du 9e régiment d’infanterie coloniale basée à Palestro.Resté sans nouvelles de cette unité, l’état-major envoie le lendemain dans la région plusieurs bataillons, dont les commandos parachutistes de l’air affiliés à la base 146 de Réghaïa, le 1er régiment étranger de parachutistes (REP) et le 20e BCP, embarqués à bord de quatre hélicoptères de type Sikorski, pour tenter de la retrouver. Après cinq jours d’intenses ratissages, 18 soldats français de l’unité tombée en embuscade, parmi les 20 qui la composaient, sont retrouvés morts et affreusement mutilés. Dans les heures qui suivirent cette découverte, plusieurs dizaines de villageois seront liquidés dans la région de Ammal en signe de représailles. Des exactions d’une extrême cruauté seront commises par les soldats français contre les populations locales. Le douar de Ouled Djerrah est complètement rasé et ses habitants exterminés. Parmi les cadavres des pauvres villageois, un enfant, l’air hagard, âgé d’à peine quatre ou cinq ans, plongé dans une complainte de larmes et de gémissements, est allongé sur le corps criblé de balles de son père. A la vue des actes odieux et inhumains des parachutistes français, la maman de cet enfant, encore vivante à ce moment-là, se mit à lancer des youyous dans un ultime cri de désespoir. Elle reçut une rafale de mitraillette qui la laissa raide morte. N’en restant pas là, un des commandos se saisit de l’enfant pour le tuer. Il dut son salut à un autre soldat qui s’interposa pour le sauver d’une mort certaine…………….

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