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Daho Djerbal, historien : « Il reste peu de choses du 11 décembre 1960 » — Visa pour l’Algérie


Les manifestations de 1960 ont donc fait surgir un nouvel acteur dans les villes : le peuple. C’était un mouvement spontané tel qu’on en verra d’autres dans l’histoire de l’Algérie, comme la révolution d’octobre 88… ? En vérité, ce n’était pas la première fois que les Algériens occupaient la place publique et exprimaient leur opposition à la politique coloniale de la France. Déjà en 1934, des manifestations avaient amené à des affrontements avec les forces de police à Alger. Les militants indépendantistes de l’Etoile Nord-africaine prennent alors appui sur les jeunes des quartiers populaires pour lancer le Parti du peuple algérien. Mai 1945 aussi a été une date où le peuple s’est exprimé pour l’indépendance. Décembre 1960 comme octobre 1961 à Paris ont été autant de moments historiques où le peuple a pris conscience de son rôle comme acteur décisif de son propre destin. On ne peut pas dire autant d’octobre 1988 et il ne me semble pas que le terme de «révolution» est très approprié pour ces événements-là. Mohammed Harbi le dit bien dans sa contribution : «L’ébranlement d’octobre 1988 a montré que la plèbe urbaine n’était pas susceptible de construire une contre-société et un contre-pouvoir».Que reste-t-il aujourd’hui de cette date dans la mémoire collective ?……….

Source : Daho Djerbal, historien : « Il reste peu de choses du 11 décembre 1960 » — Visa pour l’Algérie

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