De l’ONG humanitaire au Conseil de sécurité, la campagne «crimes de guerre à Alep-Est». «Calvaire», «miracles» et « Prix spécial »Episode 3. – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


Au JT de France2 à 13 nouveau reportage de Génauzeau depuis Alep Ouest : pendant que les soldats de l’Arme arabe syrienne le conduisent « jusqu’à 5-6m de la ligne de front », il explique qu’il est « suivi en permanence par l’agent du ministère de l’information », qui le précède pourtant pour l’amener sur les lieux repris aux «rebelles » ; commentaire au conditionnel sur la fabrication artisanale des engins explosifs -qu’il a sous le nez- tirés par l’opposition pas trop modérément armée sur le reste de la ville : bonbonnes de gaz recyclées et « canons de l’enfer ». On ne dira pas que «notre équipe » est partiale : sur les 3’38 de ce reportage, 45’’ sont consacrées au Dr Nabil Antaki, à l’hôpital Saint-Louis. Dans les quartiers non contrôlés par les « rebelles », les hôpitaux ont un nom.Et au JT de 20h ? Dies irae !Martine Laroche-Joubert avec un nouveau récit pour 59’’ seulement d’images, toutes signées Aleppo Media Center[1] et Casques Blancs, de « la ville d’Alep dévastée, des quartiers contrôlés par la rébellion bombardés sans relâche » sauf pendant les tournages.MLJ va compenser cette fois les « images absentes » en nous la jouant lacrimosa : « calvaire », « miracles » mais « qui ne durent pas longtemps à Alep». « Ce mercredi 12 octobre [quasiment du direct], un garçon de 13 ans a été extrait vivant des décombres après quatre heures d’acharnement des Casques blancs » qui «implorent qu’on leur apporte davantage d’outils pour plonger dans les entrailles de la terre », oro supplex et acclinis, cor contritum quasi cinis…Dans les semaines qui suivent, accalmie médiatique occidentale sur Alep Est : on est occupé à Mossoul.Les frappes aériennes de l’aviation russe sont arrêtées depuis le 18 octobre. Profitant de l’accalmie les Casques Blancs font le déplacement à l’Elysée le 19 octobre[2], avec le maire « en quelque sorte » des quartiers Est d’Alep.Aux Nations Unies la bataille continue. D’abord au Conseil de sécurité. Le 26 octobre, Bachar al Jaafari : « J’aurais bien aimé demander à la représentante des États-Unis [qui est sortie avec ses acolytes avant l’intervention du représentant de la Syrie] pourquoi son gouvernement n’a pas ouvert un couloir humanitaire au terroriste qui s’en est pris à une boîte de nuit en Floride ? Pourquoi ce terroriste n’a-t-il pas reçu nourriture et médicaments afin de continuer à terroriser pour des raisons humanitaires que M. O’Brien doit connaître ? Et pourquoi le gouvernement français n’a-t-il pas fourni aux terroristes qui ont attaqué le Bataclan aide alimentaire et couloir de sortie de Paris, pour des raisons humanitaires que, là aussi, M. Obrien doit connaître ? »Hors du CS, le 7 novembre, à la 71ème session de l’Assemblée générale plénière de l’ONU : « Mr Alexis Lamek (France) a regretté l’absence de progrès tangibles sur la question de la réforme du Conseil de sécurité depuis près de 20 ans. […] Le représentant français a par ailleurs appelé à suspendre l’usage du droit de veto en cas d’atrocités de masse. Cela ne nécessite pas une réforme du Conseil, a-t-il dit, mais un engagement politique qu’a déjà pris unilatéralement le Président de la France. Cette proposition, que la France a co-présentée avec le Mexique, est aujourd’hui soutenue par au moins 100 pays, a-t-il affirmé. […] Il a espéré que, parallèlement à la réforme globale du Conseil, des initiatives telles que celle concernant le droit de veto en cas d’atrocités de masse permettront d’y contribuer ».Le 15 novembre, à la Troisième Commission de l’ONU, chargée de la promotion et de la protection des droits de l’homme, le projet de résolution sur la situation des droits de l’homme en Syrie, avancé par 17 pays, [Arabie saoudite, Australie, Bahreïn, Canada, Émirats arabes unis, États-Unis, France, Jordanie, Koweït, Maroc, Micronésie, Palau, Qatar, Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord, Sénégal, Turquie, Ukraine], « condamnant  la récente escalade des attaques dirigées contre la population civile à Alep, et dans d’autres zones assiégées et difficiles d’accès, et exigeant que l’aide humanitaire soit acheminée en toute sécurité vers l’ensemble des populations dans le besoin », a été adopté par 116 voix pour, 15 contre et 49 abstentions. Non contraignant.Extrait de la réponse de B. al-Jaafari : « Comment se fait-il que l’Arabie saoudite, cet État rétrograde sans rapport avec aucun pacte international relatif aux droits civiques et politiques jusqu’ici, puisse se permettre de soumettre un projet de résolution concernant les droits de l’homme ? »……suite…

Source : De l’ONG humanitaire au Conseil de sécurité, la campagne «crimes de guerre à Alep-Est». «Calvaire», «miracles» et « Prix spécial »Episode 3. – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ

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