L’ALGÉRIE SOUS BOUMEDIÈNE Quand le rêve était permis… – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


Peut-on, sans prendre de risques, confier à un pays nouvellement indépendant l’organisation d’un festival culturel continental, un Sommet des pays non alignés et des Jeux méditerranéens quand d’autres pays, plus avancés, n’envisageaient ou ne pensaient même pas de le faire ? L’industrie du cinéma naissant par l’intermédiaire d’un CNC (Centre national du cinéma) remportait par la coproduction ou la production propre, un Oscar, un Lion d’or et une Palme d’or. Çà ne pouvait être le fait du hasard, mais une juste récompense pour le travail accompli et une légitime reconnaissance internationale. La Mecque des révolutionnaires n’avait nullement usurpé ce titre que nulle autre ville qu’Alger n’aura hérité. Quel est le pays qui venait à peine de hisser son pavillon à la hampe de Manhattan pouvait présider une Assemblée générale des Nations unies et oserait narguer les grands de ce monde par une sortie pour le moins inattendue : un Ordre nouveau pour un monde plus juste envers les plus faibles. Dès lors, le sort des dirigeants algériens était scellé. Où est donc passé le complexe antibiotique de Médéa ou encore celui des pompes et vannes de Berrouaghia ? Qui a réalisé les complexes sportifs du 5-Juillet, de Annaba, d’Oran et d’ailleurs ? Qui a délocalisé dès 1969 les réunions du gouvernement pour les programmes spéciaux de la Kabylie, des Aurès, du Titteri, des Oasis, de la Saoura et de Saïda ? En «un règne sans partage» de 13 ans, l’Algérie aura été au-devant de la scène par : un plan triennal, deux plans quadriennaux. Les grands moments intensément politiques auront été : la nationalisation du secteur minier en 1966, des hydrocarbures en 1971, suivie de l’ordonnance portant Révolution agraire en 1972 et le débat politique sur la Charte nationale en 1976. Et ce n’est pas peu quand on sait que le pays était encore désargenté. L’enseignement supérieur se dotait, lui aussi, de l’Institut national des hydrocarbures (INH), de l’Institut algérien du pétrole (IAP), de l’Université des sciences et des technologies de Bab Ezzouar, de l’Université islamique Emir- Abdelkader avec l’apport d’Oscar Nieymeir, la légende vivante de l’architecture moderne, et l’Université des sciences et des technologies d’Oran (USTO). L’avion «Algérie» était, n’en déplaise aux baveurs, sur le tarmac, il se dirigeait vers la piste d’envol, malheureusement, les nouveaux messies illuminèrent d’autres sentiers pour le crash programmé. On proposait, ni plus ni moins, la destruction par un doux euphémisme appelé : Restructuration…..

Source : L’ALGÉRIE SOUS BOUMEDIÈNE Quand le rêve était permis… – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ

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