SYRIE. À Alep, la guerre est aussi celle de l’information, par Timothée Vilars – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


             Mais presque simultanément, d’autres images apparaissent. Foin de ville martyre : on y voit au contraire les Alépins fous de joie, “libérés” de cinq ans de cauchemar, dansant dans les rues. Ils lèvent les bras au ciel, remercient le gouvernement Assad, désormais en voie de gagner la guerre contre les terroristes – un terme ici préféré à celui, un peu fourre-tout il est vrai, de “rebelles”. Les massacres ? Des rumeurs colportées par les médias occidentaux manipulés.Que croire ? Deux visions du monde s’opposent. L’une (l’occident pour aller vite) ne s’est jamais départie de l’illusion que la tentative de révolution démocratique syrienne serait le dernier étage de la fusée du printemps arabe ; l’autre (plutôt pro-russe) n’a jamais vu la révolte de 2011 comme autre chose qu’un putsch salafiste, soutenu en sous-main par les puissances de l’argent pour faire vaciller un leader légitime, garant de la stabilité régionale. Ce second camp de l’information mondiale a profité d’une guerre interminable et ultra-complexe, moins médiatisée qu’elle n’y paraît, pour s’engouffrer dans tous les flous, dans toutes les incohérences politiques et intellectuelles, et saper pas à pas la crédibilité du premier. Pour comprendre comment est née cette confusion, savamment entretenue par deux camps qui se renvoient mutuellement à leurs accusations de propagande, il faut en revenir aux sources d’informations disponibles. L’OSDH ou le don d’ubiquité   » état de ce  qui est partout à la fois « C’est l’une des réalités les plus étranges et sans doute les moins connues de la couverture médiatique du conflit syrien. Samedi 10 novembre, les troupes turques entrent dans al-Bab, fief de Daech dans le nord du pays. Dimanche, l’Etat islamique reprend possession par surprise de la cité antique de Palmyre ; mercredi matin à Alep, les bombardements reprennent malgré le cessez-le-feu. A chaque fois, l’information tombe sur les fils d’information du monde entier avec cette source : “OSDH”, pour Observatoire syrien des droits de l’Homme (SOHR, en anglais). Pourtant à chaque fois, un seul téléphone a sonné : celui de Rami Abdel Rahmane (Ossama Suleiman de son vrai nom), un immigrant syrien basé à Coventry, au Royaume-Uni, directeur et… seul membre actif de l’ONG. L’homme ne doit guère prendre de vacances. Celui qui dit n’avoir pas mis le pied en Syrie depuis 2000 a en effet gagné sa crédibilité auprès des grandes agences de presse à force d’un incroyable travail de fourmi solitaire…………

Source : SYRIE. À Alep, la guerre est aussi celle de l’information, par Timothée Vilars – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ

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