ALGÉRIE – De la « démocratie » en Algérie, et partout… – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


À la fin des années 1980, le Front de Libération Nationale (FLN) a cessé d’être un parti unique, son « socialisme spécifique » a été remisé, et son sigle a même failli être restitué au peuple et à son Histoire, pendant qu’une euphorie irrépressible enfantait des dizaines de partis, dont…. le Front islamique du Salut (le FIS), qui a drainé l’essentiel du mécontentement et capté la révolte des plus radicaux des laissés pour compte de la libéralisation économique rampante d’alors.À ce moment-là, l’Algérie avait 26 milliards de dollars de dette et il ne restait presque pas un rond de liquidité dans les caisses de l’État.Pour bénéficier de « facilités de remboursement », Alger s’est vu imposer comme condition l’adoption d’un « plan d’ajustement structurel » (PAS) décidé par le FMI, la Banque mondiale et la plupart des créanciers. Ce plan était assorti de la promesse qu’il constituerait la rampe de lancement de l’économie algérienne, dont les résultats devaient être à la hauteur des exigences de l’endettement !Le résultat a été… « flamboyant » : en 1990, 1,4 million d’employés travaillaient dans le secteur industriel et les services ; en  2017, ils ne sont plus que 450.000. Tandis que la population active employée dans le secteur du commerce, qui représentait 8,4% de l’emploi total en 1987, a aujourd’hui atteint 16,60%.  En 1990, les effectifs des travailleurs de l’industrie se montaient à  plus de 1,5 fois ceux du commerce. En 2000, ce rapport s’est inversé, au point que l’industrie n’emploie plus que l’équivalent de neuf dixièmes des travailleurs actifs dans le commerce.Le secteur industriel, dont on devait attendre les miracles et qui était au cœur de la restructuration, a donc sombré. En revanche, le commerce a prospéré, mais au détriment du pays, dont la balance économique est négative et dont l’économie est étouffée par les importations.Heureusement, tout au long de cette période de transition, pendant que la destruction des emplois productifs battait son plein, les prix du pétrole se sont mis à flamber. Ce miracle a profité à la consommation, donc au commerce ; il a aussi permis de rembourser la dette dont le PAS avait en fin de compte aggravé le poids. Mais les miracles ne durent qu’un temps…Sur le plan politique, la « démocratie », décrétée par un pouvoir aux abois, mettait au jour les divergences mortelles qui traversaient la société. Elle donnait aux islamistes du FIS l’occasion de rêver à une dictature théocratique, versus une « démocratie » vaporeuse, aux contours indéfinis ; ils avaient à leur avantage une forte capacité de mobilisation et pouvaient se rallier une bonne part de l’électorat, grâce à leur ancrage social, par le contrôle des mosquées, et en ayant récupéré les revendications sociales, face à des « démocrates » qui ronronnaient sur « les libertés publiques » et autres noumènes, à des années-lumière des préoccupations des foules.Intervint alors, en porte-voix, une presse privée (ou « indépendante », c’est selon) dirigée par les journalistes de l’ex-presse unique et devenue dominante, à coups d’apports gouvernementaux faramineux, en matériels et en  financements. La même presse qui portera, plus tard, l’emphase du « printemps » dit « arabe » et qui continue de servir la propagande néolibérale et atlantiste contre le « populisme » et les « primes à l’émeute » du pouvoir actuel.S’est dès lors répandue dans les rues et les salons la cacophonie de dizaines de partis, sans impact social autre, pour la plupart, que d’occuper les espaces d’expression, alors que la peur d’une déflagration ou d’une victoire du FIS gagnait une partie de la population.Aux élections communales, le FIS emporta la majorité des mairies, lors des premières élections pluralistes. Il les baptisera « communes islamiques » en lieu et place de la devise officielle : « la révolution par le peuple et pour le peuple » ; et de revendiquer des élections présidentielles anticipées, sans cacher ses intentions d’instaurer un Califat. Ce faisant, il use (abuse ?) de l’hégémonie idéologique de l’Islam, dont le pouvoir a fait la « religion de l’État ».Le premier tour des législatives, en décembre 1991, le conforte dans son aveuglement : avec seulement 25% des voix des inscrits (le FIS occulte alors la perte d’un million d’électeurs depuis les communales), en remportant la majorité des sièges par le truchement des circonscriptions électorales et une abstention record (50% des Algériens, pour de multiples raisons, ne se sont pas sentis concernés par la « démocratie »), menaçant d’acquérir une majorité absolue au parlement, le FIS réitère ses promesses d’abolition de la « démocratie » impie.La suite est tragique…..

Source : ALGÉRIE – De la « démocratie » en Algérie, et partout… – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ

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