LES TROPHÉES INDUS D’UNE GUERRE LOINTAINE – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


Les restes mortuaires qui ont été identifiés dans la « collection Vital » du MNHN s’élèvent à plusieurs dizaines. Certaines indications sont imprécises, les patronymes étant incomplets ou tronqués. Enfin, quelques restes humains demeurent identifiables. Alors que d’autres qui sont inscrits au registre du MNHN de Paris ont définitivement disparu de la collection et restent donc introuvables.Les restes qui ont été identifiés avec précision, sont ceux de Chefs de la Résistance, qui font partie de la Collection Vital. Du nom du médecin-chef militaire de l’Hôpital de Constantine dans les années 1850 qui amassait les restes des résistants Algériens morts au combat. On trouve dans cette collection, la tête momifiée d’Aïssa Al-Hammadi, qui fut le compagnon de Boubaghla, «un des plus adroits et des plus hardis voleurs ou coupeurs de routes de l’Algérie », selon la base de données du MNHN. Le Crâne du chérif Boubaghla. Le crâne du Cheikh Bouziane, Chef de la résistance de Zaatcha. Bouziane fut décapité à l’issue du siège de Zaatcha en même temps que son fils, Al-Hassan et Moussa Al-Darkaoui. La tête de Moussa Al-Darkaoui (Hadj Moussa), qui fut le compagnon de Bouziane. La tête du chérif Boukedida, qui fut le chef de l’insurrection de Tébessa, décapité par le commandant Japy. Le crâne de Mokhtar ben Kouider Al-Titraoui, le fils de Kouider Al-Titraoui, tous deux chérifs de la tribu des Ouled el Boukhari, commune de M’fatha (Médéa), morts en combattant les Français en Kabylie. D’autres encore, dont la Tête de Salem ben Messaoud, un « Arabe des environs d’Alger, mort à l’hôpital le 6 Décembre 1838, venant de la prison Militaire. Cet homme, qui passait pour avoir volé, avait été envoyé à l’hôpital avec de profondes plaies gangréneuses aux fesses, à la suite d’une bastonnade qu’il avait reçue un mois auparavant. » (« Notes sur les têtes d’indigènes envoyées à M Flourens par le courrier parti d’Alger le 4 mai 1839 »). Mort, après avoir été supplicié.La liste est bien longue. Ces têtes qui sont toujours conservées au MNHN de Paris, sont les trophées indus d’une guerre injuste, honnie par les consciences équitables de notre époque. ils n’ont rien à faire avec les biens propres, patrimoniaux de l’État français. Ce ne sont pas des œuvres d’art…….

Source : LES TROPHÉES INDUS D’UNE GUERRE LOINTAINE – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ

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