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Sétif ,la cité heureuse – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


                                                                          Sétif cité heureuse au rythme des dégoulinades d’eaux vives.Dans les années cinquante où l’air était plutôt à la diligence qu’au spoutnik, ses boulevards étaient peuplés d’une multitude de  » Séguias » où le chant des ruisseaux faisait rire les pierres bleues.Les fontaines bâties ou l’état de source foisonnaient dans les quartiers du vieux Sétif . Elles s’élançaient fières et généreuses dans les places spacieuses ou les étroites ruelles. Chacune d’elles avait ses particularités et sa petite histoire. Elles étaient une quinzaine, il n’en reste que deux. Ain Fouara est la plus connue célèbre par le nu qui surplombe la place de l’indépendance qui abrite également la mosquée ‘El Attik ‘ ,elle exprime surtout l’esprit de tolérance des sétifiens. Les quatre platanes qui se dressent fièrement autour d’elle sont des gardes vigilants de la source plus d’une fois millénaire et des amours de la Cité. La poétesse dans sa délicate sensibilité , l’avait comparé aux » Bains de Venus  », quand elle déclamait dans la fraîcheur des soirs d’été  »Ain Fouara combien de fois tu as accueilli les baignades de nos amours  » plus loin , en remontant l’avenue du 8 mai, enfoui au coeur d’une placette, trône  » Ain Droudj  », la fontaine aux escaliers elle est cependant chère aux cœurs des sétifiens. Elle est également un signe de reconnaissance pou les natifs de la ville. Quand une personne prétend être de Sétif on lui pose spontanément la question combien de marches descendent jusqu’au jaillissement de la source de Ain D’roudj?Parmi celles qui ont été ensevelies ou dont l’eau ne coule plus, il y’a  »Ain Bouaroua  » la fontaine des lavandières, c’était là où chaque début d’été, les lavandières venaient faire la grande lessive.Dans une ambiance  » bon enfant  » elles lavaient à grande eau tapis majestueux du Guergour des couvertures aux riches couleurs des burnous blancs délicatement brodés et toison de laine pour les prochains tissages.C’était également en ce lieux où les vielles femmes, sobres surveillantes des jeunes lavandières papotaient gaiement et nouaient les futures épousailles de leurs progénitures.Toutes les autres fontaines n’existent plus les générations d’aujourd’hui ne les connaissent pas,elles qui ont fait de Sétif une ville d’eau et qui ont bercé par le murmure de leur ruissellement, les rêves de leurs aïeuls.Ain S’bayass, fontaine des spahis et Ain Mauro , fontaine des maures, se trouvaient au faubourg des jardins  » Ladjnane  »Ain el Barania située à la limite des exremparts ouest de la ville .Ain Z’mala situéé à proximité du passage à niveau de la cité Tligéne .Ain l’Amzabi fontaine du mozabite laissait couler son eau prés du cinéma  » Le Colisée  » sur l’avenue du premier novembre.Ain Zawaliya fontaine des pauvres prés de l’ancien parc à fourrage.Ain Zouayele fontaine des mulets à proximité des docks de la petite vitesse de la gare ferroviaire.Ain Souk à la périphérie du marché hebdomadaire.Ain el Ghassoula qui se trouvait quant à elle au cœur de la cité Bel Air.Ain Mouz sur la route qui mène à Sidi Haider.

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