Le grand mufti du Liban « se couvrir la tête n’est pas une obligation religieuse. Je l’ai exigé à Le Pen pour des raisons esthétiques »


Partager Twitter WhatsAppLa candidate du Front national à la présidentielle française, Marine Le Pen a terminé mardi sa première visite au Liban par un coup d’éclat médiatique en refusant de porter le voile pour rencontrer le grand mufti. À Beyrouth, Mme Le Pen s’est vu tendre un voile à son arrivée au siège de Dar al-Fatwa, la plus haute autorité sunnite du pays, pour y rencontrer cheikh Abdellatif Deriane. Elle a refusé de le prendre et est repartie aussitôt. «Je ne me voilerai pas», a-t-elle martelé devant des journalistes. «J’ai indiqué lundi que je ne me voilerai pas. Ils n’ont pas annulé le rendez-vous, j’ai donc cru qu’ils accepteraient que je ne porte pas le voile», a-t-elle ajouté.

Mais Dar al-Fatwa a expliqué «avoir informé» la veille «la candidate à la présidentielle, par l’intermédiaire d’un de ses collaborateurs, de la nécessité de se couvrir la tête lors de sa rencontre avec son éminence (le mufti) ». Cheikh Abdellatif Deriane a précisé dans une intervention sur la chaîne qatarie Al Jazeera que l’exigence de se couvrir la tête n’avait pas de fondement religieux dans ce cas précis, Marine Le Pen n’étant pas musulmane elle n’était pas du tout tenue de se plier à cette prescription. “J’ai moi-même exigé que madame Le Pen se couvre la tête, parce que sa tête ne me revenait pas. Ce n’était pas une obligation religieuse, mais juste esthétique” révèle le cheikh. Il invoque entre autre le plaisir de la discussion qui risque d’être compromis avec un interlocuteur au physique disgracieux.

Source : Le grand mufti du Liban « se couvrir la tête n’est pas une obligation religieuse. Je l’ai exigé à Le Pen pour des raisons esthétiques »

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