Mythe ou réalité ? – RipouxBlique des CumulardsVentrusGrosQ


Les historiens rapportent que ce valet zélé de la France coloniale tendait des embuscades aux résistants, notamment ceux de la révolte de Zaatchas à Biskra (1849), avec sa troupe de supplétifs, et leur coupait les oreilles, pour les ramener dans des sacs qu’il remettait ensuite aux responsables français, qui le récompensait en retour. Ainsi, en plus des dividendes directs qu’il en tirait, lui et ses hommes, il a été plusieurs fois décoré (officier de la Légion d’honneur, grand croix de la Légion d’honneur …) et reçu par les plus hautes autorités, à leur tête le président de la République française Albert Lebrun (1932-1940). On remarque donc bien que les dates sont si éloignées qu’on a en droit de penser que la presse algérienne qui s’est emparée de la polémique suscité par la présentation d’une biographie controversée s’est trompée de personnage. Il pourrait bien s’agir du père de Bouaziz Bengana, qui s’appelle M’hammed Bengana   On raconte aussi que, dans cet élan de zèle indépassable, le bachagha envoya au général Négrier le sceau, les oreilles et la barbe du chef résistant Ferhat Bensaïd, qu’il a réussi à attraper dans un guet-apens à Ouled-Djellal. Son plus grand « haut fait d’arme », c’est lorsque, au terme d’une répression terrible menée contre des insurgés, Bouaziz Bengana aurait, selon des témoignages repris par des historiens, remis au général Sillègue, comme « pièces justificatives », deux bannières algériennes et des sacs contenant 900 oreilles coupées aux cadavres. Il reste à vérifier la véracité du chiffre. Ceux parmi les colonialistes qui l’avaient avancé auraient sans doute voulu magnifier le dévouement de leur serviteur, car il est peu probable qu’il ait pu abattre, seul avec sa troupe de goumiers, un nombre aussi important de résistants dans une même bataille. On est presque dans le surréalisme qui avait pignon sur rue dans le domaine littéraires et artistiques. C’était aussi l’époque de la mise en place du Code de l’indigénat de sinistre mémoire qui autorisait les colons à agir dans l’impunité totale contre les Algériens. Il n’en demeure pas moins que Bouziz Bengana s’est bien adonné à cette pratique aussi sanguinaire qu’avilissante de couper l’oreille à tout insurgé qu’il réussit à abattre, sans le moindre remords.

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