Nous sommes le 22 Mars 2014…


C’est demain que s’ouvre la campagne électorale mais on ne sait pas ce que les candidats vont pouvoir nous dire de plus que ce qu’ils n’ont pas pu taire depuis le jour où ils ont déposé leurs candidatures…

Et puis, nous les connaissons si bien qu’il n’est pas du tout utile de les écouter; et puis, nous savons tous qu’entre les promesses généreuses et la capacité à les réaliser, il y’a une administration bureaucratique gloutonne doublée d’une « mafia politico-financière » féroce et d’un pouvoir occulte omnipuissant auxquels Bouteflika ou Benflis devront se soumettre ou se démettre… que dire de Louiza Hanoune et des autres lièvres !

Nous allons juste devoir nous farcir leurs « fatchas » mal léchées sur les murs de nos villes et villages; des portraits qui n’ont rien d’oeuvres d’art, juste des photos mal cadrées aux couleurs mal choisies, que seul embellit notre pauvre drapeau…

C’est le 22 mars 1904 que le Daily Illustrated Mirror publia la première photo couleur… Un procédé qui sera utilisé durant cette campagne, à saturation par nos journaux qui faute de pouvoir user du poids des mots, abuseront du choc des photos…

Il n’est pas exclu que certains candidats nous refassent le coup du laser comme le fit Abassi Madani dans les années 90 en écrivant le nom de Dieu sur les nuages et qui expliqua malicieusement cette « mou3djiza » en précisant que c’était un « ikra’m » mais sans dire mot sur la technique utilisée afin de ne pas en atténuer les dividendes auprès de ceux, très nombreux, qui ont cru et croient encore au miracle alors que le brevet du laser fut déposé il y’a belle lurette par Townes et Schawlow, précisément le… 22 mars 1960.

On ne sait pas si les coursiers de cette année joueront le jeu jusqu’à la ligne d’arrivée où s’ils feront comme ces chevaux inscrits à plus crédible stud book qui, lors de la première 3ouh’da se rebiffèrent et abandonnèrent la course devant le favori du « système », et qui font aujourd’hui les épistoliers aigris mais assagis…

l’Histoire semble pourtant se répéter mais les lièvres ont dû apprendre la leçon de Mohamed Said et de la récompense qu’il reçut pour s’être donné le plaisir de faire semblant de courir… et puis, si on sait gérer le pactole offert à l’occasion, on peut, il faut le dire, gagner une petite place au paradis en se faisant millionnaire, pour ne pas dire milliardaire à moindres frais et se dire en se passant la langue sur les lèvres: « yen3al bou elli mayhebbech les élections présidentielles ! »…

En vérité, les compétiteurs de cette élection de la 4e 3ouhda devraient eux aussi se retirer car les jeux sont faits et les promesses de neutralité ne servent qu’à mener le processus à son terme pour lui conférer une crédibilité plutôt internationale que nationale car la canaille qu’on appelle aux urnes est faite pour donner sa voix et non son avis…

Monsieur Bouteflika n’a pas besoin de faire campagne et M. Ouyahia qui a promis sa présence physique à un meeting n’aura même pas besoin de se confondre en excuses pour sa fausse promesse, d’abord parce que monsieur Ouyahia ne s’excuse jamais, autrement il n’aurait que ça à faire; ensuite parce que notre président n’a pas besoin de prouver quoi que ce soit pour se faire reconduire, comme son ami le général Soeharto qui fut réélu président le 22 mars 1973 et récidiva en 1978, 1983, 1988, 1993 et 1998 le battant de 2 mandats avant d’être contraint de démissionner…

Disons pour finir que c’est le 22 mars 2004 que Cheikh Yassine fut, malgré sa chaise roulante, abattu par un tir ciblé d’hélicoptère israélien au moment où la Ligue Arabe fondée par la perfide Albion pour donner des Arabes l’image d’un Goliath face au chétif David, fêtait, jour pour jour son 59 anniversaire puisqu’elle vit le jour sous l’impulsion de 6 pays le 22 mars 1945..

Dans son oraison funèbre, Ismail Hannia a dit de l’homme à la chaise roulante qu’il rêvait de pareille mort…

Notre homme à la chaise roulante qui fut l’auteur d’une mémorable oraison funèbre au temps où il savait parler, doit lui aussi rêver certainement d’une mort plus douce, mais dans ses fonctions de Président faute d’avoir eu le privilège de mourir au combat comme le digne Chaoui hacha Sellal, Mustapha Ben Boulaid, assassiné par l’occupant, par une méthode aussi brutale mais plus perfide que le Cheikh Yassine… le 22 mars 1956…

Goethe qui est mort le 22 mars 1832 disait; « La hauteur nous attire, mais non les degrés qui y mènent ; les yeux fixés sur la lune, nous cheminons volontiers dans la plaine. »
Publication de Mohamed Adjou 22/3/2014

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