Printemps en série


En janvier 2011, nous faillîmes nous aussi nous donner un printemps dévastateur après avoir réussi à émerger d’un hiver de sang et de boue…
Nous sûmes déjouer les plans de BHL et de ses faiseurs de drames à grande échelle…
Depuis, nous avons plongé dans la léthargie de notre automne… du patriarche.
Voici ce que j’écrivis en cette période pré-apocalyptique qui semble vouloir se répéter avec tout le sucre qu’on casse sur les dos et l’huile qu’on jette sur le feu…
Je dis ça avec l’avertissement d’usage: « toutes les personnes qui se reconnaîtraient dans mes propos…
… devraient maudire Satan ! »

PRINTEMPS EN SERIE

Il y eut bien des « printemps » dans le monde… Mai 68 et Daniel Cohn Bendit qui animait les campus dans une sorte de Woodstock à l’échelle d’un pays… le printemps de Prague, Ian Palach qui s’immolait devant les caméras d’une presse occidentale qui attend et espère des scènes fortes quand elle ne les crée pas…et Ferrat révolté qui cria plus qu’il ne chanta:  » Que venez-vous faire Camarades ? Que venez-vous faire ici !… »

Il y eut le printemps Palestinien et son Intifadha qui permit à Marcel Khalifa de créer une des plus sublimes chansons du siècle: «tifloun… ».

Il y eut le brusque accès de fièvre des cadets d’Ahermoumou au Maroc et l’infortuné Amokrane qui fit les frais de la vindicte de Sa Majesté,

Il y eut plein de printemps mais ils furent très souvent suivis d’hivers glacés…

Il y eut le printemps berbère, fruit d’une revendication récurrente, printemps dont les auteurs (certains étaient mes amis ou du moins mes copains de classe) ont eu le mérite de conduire une contestation à un moment de notre histoire où la contestation était le pire des subversions et qui doivent regarder avec amusement les conformistes d’hier se métamorphoser aujourd’hui en « revendicationnistes » enragés…

Mais la comparaison entre les acteurs du printemps berbère et les nouveaux révoltés de tout bord qui barrent les routes ou brûlent les édifices publics n’a pas lieu de se faire: les premiers défendaient la liberté d’être ce qu’ils sont, les seconds défendent leur part du gâteau, car ce pays meurtri par l’inconscience, le m’as-tu-vu, le faux marbre et les ors de mauvais goût n’est vu que sous la forme d’une grosse tarte à partager…

Et dans ce décor apocalyptique, devant les plans que peaufinent les officines de l’ombre, il n’est plus possible de distinguer les luttes pour les libertés des manipulations perfides des dépeceurs de pays, « disloqueurs » de peuples et dessinateurs d’ordres dits « nouveaux »…

Un bon mot de chez nous dit: » il ne vous vient du couchant que ce qui lacère les cœurs » (ma idji mel gharb ghi elli iguatta3 el guelb), alors, moi quand je vois certaines g… de ce couchant faire leurs, certaines causes, je me méfie et je me chante: « Mourir pour des idées ? d’accord !… mais de mort lente.. ».
Par Mohamed Adjou 19 Avril 2011

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