La liste des accusations s’élargit


Le temps est à la découverte d’un grand nombre d’anomalies de gestion relevées par les experts désignés pour auditer les activités des dernières années dans les diverses institutions et entreprises de la République. Les conclusions dépassent l’entendement. Les audits en question ont révélé de graves irrégularités dans la gestion de nombreuses entreprises publiques et privées. Actuellement, on en est aux premièrs indices et convocations de ceux sous la juridiction du pôle judiciaire de Constantine.

Les tribunaux sont également sollicités pour apporter leur concours dans le déblaiement du terrain. Comme celui d’El Hadjar en charge des affaires ayant caractérisé la gestion du complexe sous le contrôle de l’Indien ArcelorMittal et de certains anciens cadres dirigeants Sider. Y sont impliqués directement des membres du Conseil syndical et ceux du comité de participation de cette même entreprise. Implication indirecte dans cette gestion du député Tliba Baha Eddine. Les premiers éléments de l’enquête ont permis de mettre au jour de nombreuses irrégularités. Telles celles contenues dans le marché de gré à gré signé à cinq fois sa valeur réelle au bénéfice d’un des protégés du député Tliba. Le pôle judiciaire épluche également le contenu du marché décroché par le patron de «Tonic Emballage». Il mentionne l’acquisition par Sider à un prix anormalement élevé de matériels, équipements de sécurité ou la location de ces derniers. Ce qui a permis aux magistrats de mettre à nu des actes de malversations présumées de plusieurs centaines de millions de dollars. Bien qu’informés, les responsables au plus haut niveau de l’Etat n’ont pas eu le temps de s’occuper de ces dossiers dont celui de la réhabilitation des aciéries. D’autres comme la transformation à l’état de ferraille de l’unité PMA par l’Indien Lakshmi et sa cession à une de ses unités de France, n’ont pas été portées à la connaissance du Tribunal de résidence. Ils ne l’ont pas été aussi à la Cour criminelle d’Alger. C’est dire que ces dernières vingt heures, rien n’est venu bousculer le train-train quotidien des institutions judiciaires dont les magistrats sont penchés sur des dossiers sulfureux. Cela pourrait être le cas du flou qui caractérise les 500 millions de dollars destinés à la réhabilitation des ACE. Il s’agit de l’équivalent du contrat relatif à cette réhabilitation remis au partenaire indien en 2013. Rien n’a été fait par l’Indien malgré l’existence d’un contrait signé quelques semaines auparavant par Abdelmalek Sellal et Lakshmi le grand patron du 1er groupe mondial producteur de l’acier. Ce contrat a, selon nos informations, totalement disparu au lendemain de la dissolution du partenariat conclue à l’amiable sur décision du Gouvernement conduit par Abdelmalek Sellal. Le complexe Sider El Hadjar était également confronté à une menace de cessation de paiement. C’est le syndicat nouvellement élu qui mettra à nu les malversations commises. Depuis, ce dossier semble avoir totalement disparu. Or, il contient des preuves irréfutables de l’implication directe et indirecte de Sellal, Bouchouareb ministre de l’Industrie à l’époque et Tliba dans de différentes et nombreuses affaires de malversations. Pour calmer l’impatience des syndicalistes et des 5.300 sidérurgistes, les responsables au plus haut niveau de l’Etat avaient prétexté la nécessaire sérénité devant caractériser le travail des experts en charge d’investiguer. C’est que ce dossier implique le député d’Annaba et richissime promoteur immobilier Baha Eddine Tliba. Ce dernier avait fait du complexe El Hadjar sa résidence. Il était constamment présent aux côtés de l’ex-secrétaire général du syndicat et président du Comité de participation de la société Sider El Hadjar, Nourredine Amouri. Comme cela se fait depuis le lancement de la procédure de poursuites judiciaires à l’encontre de hauts responsables du pays et cadres dirigeants de différentes entreprises ainsi que des hommes d’affaires, le temps est au motus et bouche cousue. Nos tentatives d’en savoir plus auprès des magistrats ont été ponctuées par un refus catégorique. Y compris sur la question de la réalisation d’une grosse conduite d’eau potable de plusieurs milliards. Elle a été réalisée sur le dos du contribuable sur ordre de la direction d’unité de l’ADE au profit du député de Annaba. En tout état de cause, les motifs d’accusations qui reviennent à chaque fois dans les discussions des avocats et autres hommes et femmes de loi précisent que les faits reprochés aux anciens hauts responsables de l’Etat et autres chefs d’entreprises portent sur : abus de position dominante, l’appel d’offres truqué, le blanchiment d’argent, corruption, le délit d’initié, le détournement de fonds, l’escroquerie, la fraude fiscale, le recel d’abus de bien social, recel de trafic d’influence et le trafic d’influence

A. Djabali

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