Bakht et Bakhta



Du hasard à Gabart

#RecordTourDuMonde #Gabart #Macron

Dans les années 60, une professeure de français tomba folle amoureuse de son élève, alors âgé de 17 ans. On lui intenta un procès pour détournement de mineur. Elle a fini par se donner la mort en désespoir de cause. Cette histoire a été adaptée dans un film intitulé : « Mourir d’aimer » avec Annie Girardot.

Dans les années 80, une professeure de français tomba folle amoureuse de son élève qui avait à peine 15 ans. Elle ne fut ni inquiétée, ni contrainte et forcée de le quitter… son amour a perduré. Les deux amants occupent aujourd’hui l’Élysée, lui comme Président et elle comme première Dame.

Les tragiques grecs nous ont appris que le malheur ne choisit pas… il se pose nous dit Eschyle, « aujourd’hui sur l’un, demain sur l’autre »…

On peut en dire autant du bonheur… c’est ce qui rend la vie, parfois, souvent, toujours injuste.

Ce qui est hérité n’est pas toujours mérité. On a beau lutter, l’issue ne dépend pas seulement de notre volonté…

La fatalité a toujours son mot à dire… pour nous bénir ou nous maudire!

Les portes s’ouvrent devant l’un et se referment devant l’autre. Constat d’apôtre.

L’arabe littéraire avait un mot pour décrire ce phénomène aléatoire : hasard : la cause qu’on ignore ou la cause qui nous ignore. C’est selon.

L’arabe populaire dispose d’un autre vocable pour détecter l’indétectable :

Il dit Bakht ou Bakhta pour désigner l’heureux hasard ou le destin chanceux.

C’est Brigitte Macron qui l’a eu… ce n’est pas Yseult, ni Juliette, ni Leïla… parce que ses amours ont été couronnés de succès. Fort heureusement pour elle et pour sa légende personnelle.

Elle c’est Bakhta, le cul bordé de nouilles. Et Emmanuel c’est Bakht : des couilles en or, pour utiliser ses expressions familières.


En effet quand le hasard ne nous est pas favorable, on parle de malchance, de malheur ou de conscience malheureuse.

Et quand le hasard nous est favorable, on parle de chance, de bonheur ou de conscience heureuse.


Les grecs croyaient à juste titre, à l’existence de cette chance. Dur comme fer.

Mais on ne peut ni la cultiver, ni l’apprivoiser mais seulement chanter ses louanges ou blâmer son absence…

Il faut avoir un bon daïmon…un ange gardien pour réussir sa traversée.

Le latin dit : Bonum augurum, pour dire bon augure ou bonne fortune. Bonne chance, comme on dit.

Cela revient à diviser le monde en deux : 

D’un côté les chanceux, de l’autre les malchanceux.

Distinction économique entre fortunés et infortunés.

Distinction théologique entre graciés et disgraciés.

Distinction politique entre gagnants et perdants.

Toutes ces distinctions renvoient pour un tragique grec à notre ADN cosmique qui est constitutif de notre être :

Pour les uns ce sera facile, pour les autres très très très difficile… notamment pour celui qui vient au monde : petit, laid et étriqué!

Et cette distribution des sorts n’est pas de notre ressort… pour le plomb comme pour l’or.

On parle de félicité pour décrire ces moments propices, de bonheur factice, mais il n’y a pas de quoi s’en féliciter, parce que c’est écrit : Mektoub !

Et même si on n’a aucune vision fataliste, ni aucun tempérament pessimiste ou défaitiste, force est de constater le hiatus, le fossé qui sépare les nantis des anéantis, les superbes et les humbles qui ont inventé l’humilité pour ne pas perdre pied ou succomber devant cette injuste répartition de la beauté, de la richesse et des talents par dessus le marché.

L’effort réduit l’écart mais ne le supprime pas. Il le déduit tout au plus de ses impôts.

On dit Hasard mais il est peut être plus judicieux et moins litigieux de dire Gabart, François Gabart qui vient de réaliser en solitaire le tour de monde en mer… sans ennuis techniques et sans ennuis météorologiques. On dit que rien ne lui résiste mais on oublie qu’il est tout simplement béni des dieux…

Je ne suis pas méchante et je ne vais pas faire comme si j’étais savante mais mon petit doigt me dit : qu’il a eu droit à 10% de respiration et 90% d’inspiration… Gabart, Gabakhta !

C’est une question de chance… happ : c’est la racine islandaise qu’on retrouve dans l’anglais happiness… qui nous pousse à croire que pour être heureux, il faut être tout simplement chanceux.

Si vous l’avez, vous êtes auprès de Dieu.

Si vous ne l’avez pas, c’est Dieu qui est auprès de vous.     

                                                                                                                                                                                        https://www.lejournaldepersonne.com/2017/12/bakhtetbakhta/

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LE PRINCE SELMANE ACQUIERT LA PLUS CHÈRE DEMEURE AU MONDE


OÙ VA L’ARGENT DU HADJ ?

LE PRINCE SELMANE ACQUIERT LA PLUS CHÈRE DEMEURE AU MONDE

Située à Louveciennes, cette demeure allie « les fastes de Versailles sous la révolution high tech ».

C’est une enquête du « New York Times » publiée ce week-end qui le dévoile : Mohammed ben Salmane, nouvel homme fort d’Arabie saoudite qui se veut le chantre de l’anticorruption, est le mystérieux acquéreur du « Château Louis XIV », près de Paris, demeure privée la plus chère au monde cédée pour 275 millions d’euros. La luxueuse propriété a été vendue en septembre 2015 par la société française spécialisée dans l’immobilier de luxe Daniel Féau, membre du réseau Christie’s. Rien n’avait à l’époque filtré sur le nom du nouveau propriétaire, si ce n’est qu’il était « du Moyen-Orient ».

https://www.facebook.com/Pagethagastoise/videos/1401389136650463

La fin de l’entité sioniste


Ces scènes m’arrachent le cœur

Voilà pourquoi nous devons haïr les sionistes

TSAHAL l’armée la plus morale du monde

» Jacques de Bollardière, le général qui refusa la torture


general laordillereDes directives me parviennent, disant clairement de prendre comme premier critère l’efficacité et de faire passer en priorité les opérations policières avant toute pacification. Des femmes musulmanes atterrées, viennent m’informer en pleurant que leurs fils, leur mari, ont disparu dans la nuit, arrêtés sans explication par des soldats brutaux en tenue camouflée et béret de parachutistes. […]

Quelques heures plus tard, je reçois directement l’ordre de faire exécuter immédiatement par mes troupes une fouille de toutes les mosquées du secteur pour y chercher des dépôts d’armes. Je refuse d’exécuter cet ordre reçu dans des conditions irrégulières et que je juge scandaleuses ; j’estime de plus qu’une telle provocation risque de ruiner les efforts de plusieurs mois. Je demande alors à être reçu immédiatement par le général Massu.

J’entre dans son vaste bureau […] Je lui dis que ses directives sont en opposition absolue avec le respect de l’homme qui fait le fondement même de ma vie et que je me refuse à en assumer la responsabilité.

Je ne peux accepter son système qui conduira pratiquement à conférer aux parachutistes, jusqu’au dernier échelon, le droit de vie et de mort sur chaque homme et chaque femme, français ou musulman, dans la région d’Alger…

J’affirme que s’il accepte le principe scandaleux de l’application d’une torture, naïvement considérée comme limitée et contrôlée, il va briser les vannes qui contiennent encore difficilement les instincts les plus vils et laisser déferler un flot de boue et de sang…

Je lui demande ce que signifierait pour lui une victoire pour laquelle nous aurions touché le fond de la pire détresse, de la plus désespérante défaite, celle de l’homme qui renonce à être humain……

Lire la suite « » Jacques de Bollardière, le général qui refusa la torture »

La fin de l’Internet ouvert et le retour à l’âge des ténèbres (Counterpunch)


   Jonathan COOK

   Peut-on encore douter que l’accès à un          internet relativement libre et ouvert            s’achève rapidement en Occident ? En          Chine et dans d’autres régimes                         autocratiques, les dirigeants ont tout             simplement détourné l’Internet à leur         guise, censurant les contenus qui menacent leur pouvoir. Mais dans l’Occident « démocratique », les chose se passent différemment. L’État n’a pas besoin d’intervenir directement – il sous-traite son sale boulot aux entreprises privées.

Dès le mois prochain, le net pourrait devenir le jouet exclusif des plus grandes sociétés, décidées à tirer le plus de profit possible de la bande passante. Pendant ce temps, les outils pour nous aider à développer une pensée critique, la dissidence et la mobilisation sociale disparaîtront au fur et à mesure que « neutralité du net » deviendra un souvenir, une étape transitoire dans la « maturation » du réseau.

En décembre, la Federal Communications Commission (FCC) américaine prévoit d’abroger les règlements déjà compromis qui sont en place pour maintenir un semblant de « neutralité du Web ». Son président, Ajit Pai, et les entreprises qui sont des fournisseurs de services Internet veulent faire disparaître ces règles, à l’instar du secteur bancaire qui s’était débarrassé de la réglementation financière pour pouvoir transformer nos économies en de gigantesques bulles spéculatives.

Cela pourrait constituer le coup de grâce à la gauche et à sa capacité de faire entendre sa voix sur la place publique.

Ce sont des dirigeants politiques – aidés par les grands médias commerciaux – qui ont ouvert la voie en fomentant de manière intéressée une panique autour des « fausses nouvelles » (fake news). Les fausses nouvelles, disaient-elles, se trouvent sur Internet et non dans les pages des médias commerciaux – les mêmes médias qui nous ont vendu le mythe des Armes de destruction massive en Irak, et qui ont aussi efficacement préservé un système de parti unique à deux visages [Parti Démocrate/Républicain – NdT]. Apparemment, le public ne doit être protégé que contre les blogueurs et les sites internet.

Les géants des médias sociaux ont vite répondu. Il devient de plus en plus clair que Facebook s’immisce dans la diffusion d’informations des militants progressistes. Il ferme déjà des comptes et limite leur portée. Cette tendance ne fera que s’accélérer.

Google a modifié ses algorithmes de manière à ce que le classement des sites d’importance à gauche s’effondre. Il devient de plus en plus difficile de trouver d’autres sources d’information parce qu’elles sont activement cachées.

Google a accéléré ce processus cette semaine en « declassifiant » RT et Spoutnik, deux sites d’information russes qui offrent un contrepoids important – y compris avec leur parti-pris pro-russe – à la propagande anti-russe lancée par les médias occidentaux. Autant dire que ces deux sites seront censurés sur Internet pour la grande majorité des utilisateurs.

RT est loin d’être une source d’informations parfaite – aucun média public ou privé ne l’est – mais c’est une voix vitale pour avoir des informations en ligne. Il est devenu un refuge pour beaucoup de gens qui cherchent des alternatives, souvent beaucoup plus honnêtes, pour critiquer à la fois la politique intérieure occidentale et l’ingérence occidentale dans les contrées lointaines. Bien sûr, il a son propre programme politique, mais contrairement à l’idée que se font de nombreux progressistes occidentaux, sur une vaste éventail de sujets, il donne une image beaucoup plus exacte du monde que les médias occidentaux.

Et il y a une raison à cela. Les médias commerciaux occidentaux sont là pour confirmer les préjugés qui ont été inculqués à leurs publics tout au long de leurs vies – le principal étant que les États occidentaux agissent à juste titre comme des policiers bien intentionnés, quoique parfois maladroits, qui essaient de maintenir l’ordre dans d’autres États malveillants ou indisciplinés à travers le monde.

Les médias et la classe politique peuvent facilement puiser dans ces préjugés pour nous persuader de toutes sortes de contrevérités qui font avancer les intérêts occidentaux. Pour ne prendre qu’un seul exemple – l’Irak. On nous a dit que Saddam Hussein avait des liens avec Al-Qaïda (il n’en avait pas et ne pouvait pas en avoir), que l’Irak était doté d’armes de destruction massive (il ne l’était pas, comme les inspecteurs en désarmement de l’ONU ont essayé de nous le dire), et que les États-Unis et le Royaume-Uni voulaient promouvoir la démocratie en Irak (mais pas avant d’avoir volé son pétrole). Il y a peut-être eu de l’opposition en Occident à l’invasion de l’Irak, mais peu étaient motivés par l’idée que ces éléments du récit officiel pouvaient facilement être dénoncés comme autant de mensonges.

RT et d’autres sources d’information non occidentales en anglais fournissent un point de vue différent sur les événements importants, des angles d’analyse non obscurcies par un programme patricien occidental.

Ces sites et les sites progressistes sont progressivement réduits au silence et mis sur liste noire, nous ramenant dans les bras des propagandistes commerciaux. Peu de progressistes ont élevé la voix au nom de RT, oubliant les avertissements de l’histoire, comme le poème anti-nazie de Martin Niemoller « D’abord ils sont venus chercher les socialistes ».

Les règles actuelles de la « neutralité du réseau » jouent déjà en défaveur des progressistes et dissidents, comme le montrent clairement les développements que j’ai décrits plus haut. Mais sans ces règles, les choses vont empirer. Si les changements sont approuvés le mois prochain, les fournisseurs d’accès Internet (FAI), les sociétés qui nous connectent à Internet, seront également en mesure de décider ce que nous pouvons voir ou pas.

Une grande partie du débat a porté sur l’impact de la suppression des règles sur les entreprises commerciales en ligne. C’est pourquoi Amazon et les sites pornographiques comme Pornhub ont été à la tête de l’opposition. Mais cela éclipse la menace la plus importante qui pèse sur les sites progressistes et les principes de la liberté d’expression déjà très vacillantes.

Les FAI seront beaucoup plus libres de déterminer le contenu que nous pourrons voir en ligne. Ils pourront ralentir les vitesses d’accès aux sites « non rentables », ce qui est le cas par définition pour les sites militants. Mais ils pourront aussi imposer une censure à la chinoise, soit de leur propre initiative, soit sous la pression politique. Le fait que cela puisse être justifié par des motifs commerciaux, et non politiques, ne changera pas grand-chose.

Ceux qui cherchent à trouver de vraies informations pourront trouver des solutions de rechange. Mais c’est une maigre consolation. La grande majorité des gens utiliseront les services offerts et ignoreront le reste.

S’il faut trop de temps pour accéder à un site Web, ils cliqueront ailleurs. Si une recherche Google ne leur montre que les résultats approuvés par les entreprises commerciales, ils liront ce qui est proposé. Si leur fil Facebook refuse de leur fournir du contenu « non rentable » ou « faux », ils n’en seront pas plus contrariés. Contrairement à tous ceux qui se demandent ce que l’avenir nous réserve.

Jonathan Cook

Traduction « ce qui devait arriver arrive ? » par VD pour le Grand Soir avec probablement toutes les fautes et coquilles habituelles

»» https://www.counterpunch.org/2017/11/24/from-an-open-internet-back-to-…
URL de cet article 32608
https://www.legrandsoir.info/la-fin-de-l-internet-ouvert-et-le-retour-a-l-age-des-tenebres-counterpunch.html

Yassine Belattar répond à Alain Finkielkraut.


Il devait être diffusé sans censure/ Le film d’Athmane Ariouet va être raccourci de 45 minutes


                                                                   Athmane Ariouat dans une scène du film                                                                                                                                                                                                                    Ceux qui ont cru à la bonne foi des autorités qui, dans un geste d’ouverture, devaient lever la censure sur le film d’Athmane Ariouet, Chroniques des années pub, seront déçus. Le ministre de la Culture s’est, enfin de compte rétracté en annonçant que le film va être raccourci de 45 minutes. Le film porte un regard critique, mais néanmoins satirique sur le rôle de l’armée et son omniprésence à tous les niveaux dans la société algérienne.
Abordant le sujet lors de son passage au forum du journal El Moudjahid, le ministre de la Culture Azzedine Mihoubi a fait machine arrière en annonçant que le filmChroniques des années pub sera raccourci perdant ainsi trois cardeurs de sa durée initiale.
Selon le ministre, le film est en phase de montage. « Quelques séquences seront remplacées par d’autres », a-t-il indiqué ajoutant qu’il va connaitre « réduction du temps ».
Interrogé sur la date de sa sortie, le ministre est resté évasif. En tout cas, les Algériens désireux de regarder ce filme qui a nourri la polémique de puis plus de 15 ans devront attendre l’année prochaine.
La première version de cette œuvre cinématographique portait un regard critique, mais néanmoins satirique sur le rôle de l’armée et son omniprésence à tous les niveaux dans la société algérienne. Le personnage central est un général dont le rôle est interprété par Athmane Ariouet.
Ce long métrage qui devait durée trois heures avait été interdit par les autorités de crainte d’une mauvaise interprétation qui porterait préjudice à l’armée. Dans une interview datant de 2008, l’acteur avait révélé que le film racontait la vie de ce général qualifié de « mégalomane à la tête d’une horde sauvage ».
Interpellées  à plusieurs reprises par M. Ariouet, les autorités n’ont pas voulu prendre le risque de le diffuser redoutant un effet ” Carnaval fi Dachra”. Il semblerait qu’un accord ait été trouvé entre l’acteur et le ministre de la Culture aboutissant à un remodelage du film.                                                                                                                                                                                                                                                              http://www.algerie-focus.com/2017/12/devait-etre-diffuse-censure-film-dathmane-ariouet-va-etre-raccourci-de-45-