Malgré la présence militaire turque, les avions russes attaquent le Nord de Hama


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Les forces aérospatiales russes bombardent *Jaysh Al-Izza, brigade rebelle soutenue par les États-Unis

By Leith Aboufadel

BEYROUTH, LIBAN, 12h10 – Les forces aérospatiales russes ignorent la présence de l’armée turque dans le nord de Hama pour effectuer plusieurs frappes aériennes contre les rebelles islamistes dans la région.

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Opération de l’armée syrienne à Deraa : Israël commence à s’affoler


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L’armée syrienne s’apprête à lancer une opération dans le sud du pays. (Illustration)

Alors que l’armée syrienne s’apprête à lancer sa plus grande opération dans le sud du pays, les Etats-Unis, Israël et Daech, se tiennent main dans la main pour retarder cette offensive.

Après que l’armée soit parvenue à nettoyer le sud de Damas de la présence des terroristes et à dissiper le danger terroriste dans la capitale, les spéculations se multiplient sur la prochaine opération des forces syriennes.

Le site d’information Moraseloun, citant des sources militaires sur le terrain, annonce que des unités de l’armée syrienne se préparent à donner le coup d’envoi à la plus vaste offensive antiterroriste dans le sud du pays. L’opération de Deraa sera la plus grande opération de l’armée syrienne, ont-elles dit, sans manquer de préciser qu’elle comprendrait la province de Deraa et le reste du Rif de Soueïda, qui jouxte le Rif de Deraa où…

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Syrie: L’armée syrienne attaque le nord de Lattaquié après l’entrée des troupes turques


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L’armée syrienne a tiré plusieurs missiles

By Leith Aboufadel

BEYROUTH, LIBAN, 19h55 – L’armée arabe syrienne SAA a commencé à attaquer la campagne nord du gouvernorat de Lattaquié, suite à l’entrée de l’armée turque dans la région de Jabal Al-Akrad.

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Loi de finances complémentaires 2018 : Ahmed Ouyahia justifie les taxes


Le premier ministère tente de répondre aux nombreuses critiques sur l’augmentation des taxes sur les documents administratifs prévus dans le projet de loi de finances complémentaires (LFC2018). « Des fuites » organisées sur l’avant-projet de Loi de finances complémentaire pour l’année 2018 alimentent la spéculation et parfois même les fausses informations sur les nouveaux tarifs de délivrance des documents électroniques.

Les précisions qui suivent sont destinées à éclairer l’opinion sur cette question », explique le premier ministère dans un communiqué, publié sur son site Internet.

Selon la même source, « les nouveaux tarifs appliqués aux documents électroniques reflètent leur coût ». « L’établissement relevant du Ministère de l’Intérieur qui les produit a fourni les prix de revient de chacun de ces documents, et c’est à partir de cela que les nouveaux tarifs de délivrance ont été fixés », ajoutent les responsables du premier ministère.

Ainsi, lit-on dans le même communiqué, « la carte nationale d’identité biométrique électronique : son coût est de 2.000 DA et elle sera délivrée pour 2.500 DA. Pour le passeport biométrique électronique : son coût est de 6.000 DA pour le modèle de 28 pages (qui sera délivré pour 10.000 DA) et de 12.000 DA pour le modèle de 48 pages (qui sera délivré pour 50.000 DA) », indique le premier ministère.
Un passeport trop cher
Une simple recherche sur Internet permet de constater qu’en comparaison avec les pays européens, le passeport algérien sera trop cher. Le passeport français par exemple coûte 86 euros (timbre fiscal), soit moins de 9 000 DA selon le taux de change sur le marché parallèle en Algérie.
Selon le communiqué du gouvernement, la production du passeport en procédure d’urgence entraine un coût plus élevé : 25.000 DA pour le passeport de 28 pages et 60.000 DA pour le passeport de 48 pages. Il en résulte un tarif de délivrance de 50.000 DA et 150.000 DA selon le modèle.
Le coût de production du permis de conduire biométrique électronique est de 10.000 DA pièce, alors que celui de la carte d’immatriculation automobile est de 20.000 DA pièce.
« Pas d’incidence sur le pouvoir d’achat »
Poursuivant, le gouvernement répond aussi aux critiques sur l’atteinte au pouvoir d’achat des citoyens qui « sont infondées », selon le même communiqué. « La carte nationale d’identité, le passeport, le permis de conduire et la carte d’immatriculation, sont tous des documents qui ont une durée de validité minimale de dix années. Ramené à cette durée, le tarif de délivrance de chacun de ces documents devient modeste. Le passeport de 48 pages délivré en procédure d’urgence est un document destiné aux hommes d’affaires qui n’auront aucun problème à régler ce montant », soutient le gouvernement.
Et d’ajouter : « Enfin, comme chacun le constatera lorsque le projet de Loi de finances complémentaire sera rendu public, ce texte ne contient aucune taxe ni aucune augmentation sur des produits de large consommation, et cela en dépit du fait que le pays connaît un important déficit budgétaire de 1800 milliards DA qui n’est couvert que par les emprunts du Trésor auprès de la Banque d’Algérie ».
Samir Alouane https://www.media-algerie.com/index.php/a-la-une/618-loi-de-finances-complementaires-2018-ahmed-ouyahia-justifie-les-taxes

Le général américain Wesley Clark :  » Daesh est une création israélienne »


Le général Wesley Clark, ancien commandant des forces armées de l’OTAN, a déclaré à la chaîne de télévision américaine CNN que l’Émirat islamique (Daech) avait été « créé par nos amis et nos alliés pour vaincre le Hezbollah ».

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Dans une interview accordée à la chaîne américaine CNN, le général Wesley Clark a déclaré que « l’Etat islamique (l’organisation takfiriste Daech) a été crée grâce au financement de nos amis et de nos alliés … dans le but de se battre jusqu’à la mort contre le Hezbollah ».

Selon les aveux du général US, la création de Daech par l’Occident n’a eu pour seul but que d’assurer la sécurité de l’Etat hébreu face au Hezbollah.

Homme politique et ancien général des Forces armées des Etats-Unis, Wesley Clark est bien informé des secrets du Pentagone. D’après lui, les allégations selon lesquelles l’Iran, la Syrie et le Hezbollah seraient la principale menace à la sécurité d’« Israël » n’est qu’une escroquerie créée de toute pièce par l’Etat sioniste.

Le général Clark est connu pour avoir dénoncé à plusieurs reprises les agissements du gouvernement américain. Notamment le 2 mars 2007, où il explique dans une interview comment l’administration américaine fomentait déjà le projet machiavélique de prendre le contrôle de 7 pays en 5 ans, l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie, le Soudan et l’Iran. Cette information n’a jamais filtrée dans les médias. Des années plus tard, ses accusations prennent tout leur sens.

L’ancien commandant des forces militaires de l’Otan a une idée très précise du rôle des Etats-Unis : « L’Armée (américaine) servirait à déclencher des guerres et faire tomber des gouvernements, et non pas à empêcher des conflits ».

Le 3 octobre 2007, lors d’une allocution au Commonwealth Club de Californie (San Francisco), Clark a osé remettre en question l’attentat du 11 septembre en déclarant ce jour-là, que le 11 septembre était 2001 « un coup d’Etat politique ».

Depuis 2001, le général Clark est le porte-parole d’un groupe d’officiers supérieurs opposés à l’influence israélienne sur la politique extérieure des États-Unis, à ses développements impérialistes agressifs et au remodelage du « Moyen-Orient élargi », version relookée du Grand Moyen-Orient (GMO). Il s’était opposé au déploiement de troupes en Irak, et aux guerres contre la Libye et contre la Syrie.

En septembre 2014, l’ancien président cubain, Fidel Castro, a critiqué le soutien des Etats-Unis à « Israël », accusant le sénateur américain John McCain, en tant qu’allié le plus inconditionnel d’Israël, d’avoir participé à la création de Daech (EI) qui sème la terreur dans une partie considérable et vitale de l’Irak et dans un tiers de la Syrie.

La rédaction de Canalfrance.info

Quand l’ayatollah a dit non aux armes nucléaires.


Dans un entretien exclusif, un responsable iranien de premier plan précise que Khomeini l’a personnellement empêché de mettre en place le programme iranien d’armes de destruction massive.

Par Gareth Porter, 16 octobre 2014

Keystone-France/Gamma-Keystone via Getty Images

Les négociations nucléaires entre six puissances mondiales et l’Iran, qui approchent de l’échéance de novembre, restent dans l’impasse du fait des exigences des États-Unis exigeant que l’Iran démantèle l’essentiel de sa capacité d’enrichissement de l’uranium. La demande est fondée sur le soupçon que l’Iran a travaillé secrètement pour développer des armes nucléaires dans le passé et qu’on ne peut lui faire confiance pour ne pas le faire à nouveau.

L’Iran fait valoir qu’il a rejeté les armes nucléaires comme étant incompatibles avec l’Islam et cite comme preuve une fatwa du Guide suprême Ali Khamenei. Les responsables américains et européens restent toutefois sceptiques quant au fait que la question est réellement régie par les principes islamiques chiites. Ils se sont plutôt fiés à des renseignements obscurs qui n’ont jamais été confirmés au sujet d’un prétendu programme secret d’armes nucléaires iraniennes.

Mais la clé pour comprendre la politique de l’Iran en matière d’armes nucléaires réside dans un épisode historique de sa guerre de huit ans avec l’Irak. L’histoire, racontée en entier pour la première fois ici, explique pourquoi l’Iran n’a jamais riposté contre les attaques d’armes chimiques de l’Irak contre les troupes et les civils iraniens, qui ont tué 20 000 Iraniens et en ont grièvement blessé 100 000 autres. Et cela suggère fortement que l’aversion des dirigeants iraniens pour la mise au point d’armes chimiques et nucléaires est profondément enracinée et sincère.

Quelques sources iraniennes ont déjà signalé une fatwa du premier dirigeant suprême de la République islamique, l’ayatollah Ruhollah Khomeini, interdisant les armes chimiques pour expliquer pourquoi l’Iran n’a pas déployé ces armes pendant la guerre avec l’Irak. Mais aucun détail n’a jamais été rendu public sur le moment et la manière dont Khomeini a émis une telle fatwa, elle a donc été ignorée pendant des décennies.

Aujourd’hui, cependant, le chef du ministère iranien responsable des achats militaires en temps de guerre a fourni un témoignage oculaire de l’interdiction de Khomeini, non seulement sur les armes chimiques, mais aussi sur les armes nucléaires. Lors d’un entretien avec moi à Téhéran fin septembre, Mohsen Rafighdoost, qui a été ministre du Corps des gardiens de la révolution islamique (GRI) pendant les huit années de guerre, a révélé qu’il avait proposé à Khomeini que l’Iran commence à travailler à la fois sur les armes nucléaires et chimiques – mais s’est fait dire lors de deux réunions séparées que les armes de destruction massive sont interdites par l’Islam. J’ai demandé cette interview à Rafighdoost après avoir appris qu’il avait eu une interview avec l’agence de presse Mehr en janvier, dans laquelle il faisait allusion aux réunions en temps de guerre avec Khomeini et à l’interdiction des armes chimiques et nucléaires par le chef suprême.

Rafighdoost a été emprisonné sous le Shah pour activité politique dissidente et est devenu un point de contact pour les militants anti-Shah lorsqu’il est sorti de prison en 1978. Lorsque Khomeini est revenu de Paris à Téhéran après la Révolution islamique de 1979, Rafighdoost est devenu son garde du corps et le chef de son service de sécurité. Il a également été membre fondateur de la GRI et a participé personnellement à toutes les décisions militaires majeures prises par le corps d’armée pendant la guerre Iran-Irak, y compris le lancement du programme de missiles balistiques de l’Iran et la création du Hezbollah.

Malgré ses antécédents au sein du GRI, Rafighdoost a adopté le pragmatisme du gouvernement du président Hassan Rouhani. En octobre 2013, il a rappelé dans une interview que Khomeini l’avait dissuadé d’installer le siège du GRI à l’ancienne ambassade des États-Unis à Téhéran. Rafighdoost se rappelle Khomeini dire « Pourquoi voulez-vous aller là-bas ? Nos différends avec les États-Unis sont-ils censés durer un millier d’années ? N’y allez pas. »

Rafighdoost m’a reçu dans son modeste bureau à la Fondation Noor, dont il est président depuis 1999. Il a l’air plus jeune que ses 74 ans, il a toujours la corpulence d’un garde du corps et des yeux vifs et alertes.

L’Irak de Saddam Hussein a commencé à utiliser des armes chimiques contre les troupes iraniennes après que l’Iran a repoussé l’attaque irakienne initiale et a commencé une contre-attaque à l’intérieur de l’Irak. Les Irakiens considéraient les armes chimiques comme le seul moyen de contrer la supériorité de l’Iran en matière d’effectifs. Les médecins iraniens ont décrit les premiers symptômes du gaz moutarde provenant d’attaques chimiques irakiennes contre les troupes iraniennes au milieu de l’année 1983. Cependant, selon M. Rafighdoost, une augmentation dramatique des attaques au gaz irakien s’est produite lors d’une offensive iranienne dans le sud de l’Irak en février et mars 1984. Les attaques impliquaient à la fois le gaz moutarde et le gaz neurotoxique tabun, ce qui l’a incité à prendre une nouvelle initiative majeure dans sa planification de guerre.

Rafighdoost m’a dit qu’il avait demandé de l’aide à des gouvernements étrangers, y compris des armes, pour contrer la menace de guerre chimique, mais que tous ont rejeté ses demandes. Cela l’a amené à décider que son ministère devrait produire tout ce dont l’Iran avait besoin pour la guerre. « J’ai personnellement rassemblé tous les chercheurs qui avaient des connaissances en matière de défense », se souvient-il. Il a organisé des groupes de spécialistes pour travailler sur chaque catégorie de besoins militaires – l’une d’entre elles s’appelait « chimique, biologique et nucléaire ».

Rafighdoost a préparé un rapport sur tous les groupes spécialisés qu’il avait formés et est allé en discuter avec Khomeini, dans l’espoir d’obtenir son approbation pour le travail sur les armes chimiques et nucléaires. Le chef suprême l’a rencontré accompagné seulement de son fils, Ahmad, qui a servi en tant que chef d’état-major, selon Rafighdoost. « Quand Khomeini a lu le rapport, il a réagi devant l’équipe chimique-biologique-nucléaire en demandant : “Qu’est-ce que c’est ?” », se souvient Rafighdoost.

Khomeini a exclu le développement d’armes chimiques et biologiques comme étant incompatible avec l’Islam. « L’Imam m’a dit qu’au lieu de produire des armes chimiques ou biologiques, nous devrions produire une protection défensive pour nos troupes, comme les masques à gaz et l’atropine », raconte Rafighdoost.

Rafighdoost a également dit à Khomeini que le groupe avait « un plan pour produire des armes nucléaires ». Cela ne pouvait être qu’un objectif lointain en 1984, étant donné l’état rudimentaire du programme nucléaire iranien. À ce moment-là, les spécialistes nucléaires iraniens ne savaient pas comment enrichir l’uranium et ne disposaient d’aucune technologie pour le faire. Mais en tout cas, Khomeini a fermé la porte à un tel programme. « Nous ne voulons pas produire d’armes nucléaires », se souvient s’entendre dire Rafighdoost par le chef suprême.

Khomeini lui a plutôt demandé « d’envoyer ces scientifiques à l’Organisation de l’énergie atomique », en faisant référence à l’agence civile iranienne de l’énergie nucléaire. Cet édit de Khomeini a mis fin à l’idée de rechercher des armes nucléaires, selon Rafighdoost.

La question de la guerre chimique a pris un nouveau tournant à la fin juin 1987, lorsque des avions irakiens ont bombardé quatre quartiers résidentiels de Sardasht, une ville d’origine ethnique kurde en Iran, avec ce que l’on croyait être du gaz moutarde. C’était la première fois que la population civile iranienne était prise pour cible par les forces irakiennes avec des armes chimiques, et la population n’était absolument pas protégée. Sur 12 000 habitants, 8 000 ont été exposés et des centaines sont morts.

Alors que les craintes populaires d’attaques chimiques sur un plus grand nombre de villes iraniennes ont rapidement augmenté, Rafighdoost a entrepris une initiative majeure pour préparer les représailles de l’Iran. Il a travaillé avec le ministère de la Défense pour créer la capacité de produire des armes à gaz moutarde.

M. Rafighdoost espérait évidemment que les nouvelles circonstances des attaques à l’arme chimique irakienne contre les civils iraniens amèneraient Khomeini à adopter une vision différente sur la question. Il m’a dit clairement que Khomeini n’était pas au courant de la production des deux produits chimiques pour les armes à gaz moutarde jusqu’à ce qu’elle ait eu lieu. « Lors de la réunion, j’ai dit à l’Imam que nous avions une grande capacité de production d’armes chimiques », a-t-il rappelé. Rafighdoost a ensuite demandé à Khomeini son point de vue sur « cette capacité de représailles ».

Le représentant permanent de l’Iran auprès de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) a divulgué les détails du programme d’armes chimiques de Rafighdoost dans un document fourni à la délégation américaine à l’OIAC le 17 mai 2004. Il a ensuite été rendu public par WikiLeaks, qui a publié un câble diplomatique américain rendant compte de son contenu. Le document montre que les deux ministères s’étaient procuré les précurseurs chimiques pour le gaz moutarde et qu’en septembre 1987, ils avaient commencé à fabriquer les produits chimiques nécessaires à la fabrication d’une arme – la moutarde au soufre et la moutarde à l’azote. Mais le document indiquait également que les deux ministères n’avaient pas « armé » les produits chimiques en les plaçant dans des obus d’artillerie, des bombes aériennes ou des roquettes.

Le chef suprême n’a pas été ébranlé par le nouveau danger présenté par les attaques au gaz irakiennes contre les civils. « Peu importe que ce soit sur le champ de bataille ou dans les villes, nous sommes contre cela », a-t-il dit à Rafighdoost. « Il est interdit de produire de telles armes. Vous n’avez le droit de produire que de la protection. »

Invoquant la prétention de la République islamique à la supériorité spirituelle et morale sur le régime laïque irakien, Rafighdoost se souvient de Khomeini qui demandait de façon réthorique : « Si nous produisons des armes chimiques, quelle est la différence entre moi et Saddam ? »

Le verdict de Khomeini a mis fin à l’initiative du GRI sur les armes chimiques. « Même après Sardasht, il n’y avait aucun moyen de riposter », se souvient Rafighdoost. Le document iranien de 2004 confirme que la production de deux produits chimiques a cessé, que les bâtiments dans lesquels ils étaient entreposés ont été scellés en 1988 et que l’équipement de production a été démantelé en 1992.

Khomeini a également répété son décret interdisant le travail sur les armes nucléaires, en lui disant : « Ne parlez pas du tout des armes nucléaires ».

Rafighdoost comprenait l’interdiction de Khomeini sur l’utilisation ou la production d’armes chimiques, biologiques ou nucléaires comme une fatwa – un jugement sur la jurisprudence islamique par un érudit islamique qualifié. Il n’a jamais été écrit ou formalisé, mais cela n’a pas d’importance, car il a été émis par le « juriste gardien » de l’État islamique – et était donc juridiquement contraignant pour l’ensemble du gouvernement. « Quand l’Imam a dit que c’était haram [interdit], il n’avait pas à dire que c’était une fatwa », a expliqué Rafighdoost.

Rafighdoost ne se souvenait pas de la date de cette deuxième rencontre avec Khomeini, mais d’autres preuves suggèrent fortement que c’était en décembre 1987. Le Premier ministre iranien Mir Hossein Mousavi a déclaré dans un discours de fin décembre 1987 que l’Iran « est capable de fabriquer des armes chimiques » et a ajouté qu’une « section spéciale » avait été créée pour les « armes chimiques offensives ». Mais Mousavi s’est abstenu de dire que l’Iran possédait des armes chimiques et il a laissé entendre que l’Iran était limité par des considérations religieuses : « Nous ne les fabriquerons que lorsque l’Islam nous le permettra et lorsque nous serons contraints de le faire », affirma-t-il.

Quelques jours après le discours de Mousavi, un article paru dans le quotidien londonien The Independentfaisait référence à une fatwa de Khomeini contre les armes chimiques. L’ancien négociateur nucléaire iranien Seyed Hossein Mousavian, aujourd’hui chercheur à l’Université de Princeton, a confirmé pour cet article que la fatwa de Khomeini contre les armes chimiques et nucléaires, qui expliquait la déclaration extraordinaire du premier ministre, a bien été transmise lors de la rencontre avec Rafighdoost.

En février 1988, Saddam a intensifié ses attaques de missiles contre des cibles urbaines en Iran. Il a également menacé d’armer ses missiles avec des armes chimiques, ce qui a terrifié des centaines de milliers d’Iraniens. Entre un tiers et la moitié de la population de Téhéran a évacué la ville ce printemps-là dans la panique.

La fatwa de Khomeini n’a pas seulement forcé le puissant commandant du GRI à renoncer à la réponse souhaitée aux attaques d’armes chimiques irakiennes, mais la fatwa a rendu la poursuite de la guerre impossible pour l’Iran. Bien que Khomeini ait eu d’autres raisons pour ce qu’il appelait « la décision amère » d’accepter un cessez-le-feu avec l’Irak en juillet 1988, l’utilisation de ces outils dévastateurs a été prise en compte dans sa décision. Dans une lettre expliquant sa décision, Khomeini a déclaré qu’il consentait au cessez-le-feu « à la lumière de l’utilisation par l’ennemi d’armes chimiques et de notre manque d’équipement pour les neutraliser ».

Le décret islamique de Khomeini contre toutes les armes de destruction massive, y compris les armes nucléaires, a été maintenu par Ali Khamenei, qui avait été président sous Khomeini et lui a succédé en tant que chef suprême en 1989. L’Iran a commencé à rendre publique la fatwa de Khamenei contre les armes nucléaires en 2004, mais les commentateurs et les médias aux États-Unis et en Europe l’ont considéré comme un stratagème de propagande à ne pas prendre au sérieux.

L’analyse de la fatwa de Khamenei a été faussée non seulement à cause d’un manque de compréhension du rôle du « juriste gardien » dans le système politico-juridique iranien, mais aussi à cause de l’ignorance de l’histoire de la fatwa de Khamenei. Un fait crucial mais jusqu’ici inconnu est que Khamenei avait en fait émis la fatwa antinucléaire sans fanfare au milieu des années 1990 en réponse à une demande d’un fonctionnaire au sujet de son opinion religieuse sur les armes nucléaires. Mousavian se souvient d’avoir vu la lettre dans le bureau du Conseil suprême de sécurité nationale, où il a été chef de la Commission des relations étrangères de 1997 à 2005. La lettre de Khamenei n’a jamais été rendue publique, reflétant apparemment le fait que le gouvernement du président de l’époque, Ali Akbar Hashemi Rafsanjani, s’opposait aux armes nucléaires depuis des années pour des raisons stratégiques,donc rendre la fatwa publique semblait inutile à ce moment-là.

Depuis 2012, la position officielle de l’administration du président américain Barack Obama est de saluer l’existence de la fatwa antinucléaire de Khamenei. M. Obama y a même fait référence dans son discours à l’Assemblée générale de l’ONU en septembre 2013. Mais il semble clair que les conseillers d’Obama ne comprennent toujours pas toute la signification de la fatwa : en juillet, le secrétaire d’État John Kerry a déclaré aux journalistes : « La fatwa émise par un ecclésiastique est une déclaration d’intention extrêmement puissante », mais il a ajouté : « C’est notre besoin de la codifier ».

Cette déclaration, comme la plupart des commentaires sur la fatwa de Khamenei contre les armes nucléaires, a confondu fatwas publié par n’importe quel érudit musulman qualifié avec fatwas par le chef suprême sur les questions de politique de l’État. Les premiers ne sont pertinents que pour ceux qui suivent le point de vue de l’érudit ; les seconds, cependant, sont contraignants pour l’État dans son ensemble dans le système politique islamique chiite de l’Iran, ayant un statut juridique supérieur à la simple législation.

L’histoire complète de la fatwa de Khomeini contre les armes chimiques en temps de guerre montre que lorsque le « juriste gardien » du système islamique iranien émet un jugement religieux contre les armes de destruction massive interdites par l’Islam, il l’emporte sur toute autre considération politico-militaire. La fatwa de Khomeini contre les armes chimiques a empêché la fabrication et l’utilisation de ces armes – même si elle a désavantagé les forces iraniennes dans la guerre contre l’Irak et même si le GRI était fortement en faveur de l’utilisation de ces armes. Il est difficile d’imaginer un test plus rigoureux du pouvoir de la jurisprudence islamique du dirigeant sur une question.

Compte tenu de l’incompréhension fondamentale de la manière dont la République islamique a élaboré sa politique en matière d’armes de destruction massive, l’épisode de la fatwa de Khomeini a des implications évidentes pour les négociations nucléaires avec l’Iran. Les négociateurs qui ne sont pas au courant de la véritable histoire des fatwas antinucléaires de l’Iran seront sujets à des erreurs de calcul potentiellement coûteuses.

Source : Foreign Policy, Gareth Porter, 16-10-2014

Traduit par les lecteurs du site www.les-crises.fr. Traduction librement reproductible en intégralité, en citant la sourc

Pamphlet antisémite : le guide des Juifs influents de l’ère Donald Trump


Mounadil al Djazaïri

A vrai dire ce pamphlet antisémite n’est pas de moi, mais publié par la Jewish Telegraphic Agency, une agence de presse qui alimente nombre de titres de la presse communautaire juive un peu partout dans le monde.

Le cliché le plus répandu sur les Juifs est bien présent et parfaitement illustré de cas concrets.

Connaissez votre oligarque : Un guide des machers (mot yiddish:hommes d’influence) juifs dans l’enquête sur la Russie

Par Ron Kampeas, Jewish Telegraphic Agency (USA) 23 mai 2018 traduit de l’anglais par Djazaïri

Washington – L’enquête du procureur spécial sur l’ingérence russe dans les élections de 2016 offre un voyage étrange pour quiconque est bien au fait de la communauté juive russe et du passage de la répression dans l’ex-Union soviétique aux libertés relatives de la Fédération de Russie.

Sur les 10 milliardaires ayant des liens avec le Kremlin qui ont versé des contributions [financières] politiques à…

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