L’illégitimité des vœux


Le vœu est une inspiration humaine tout à fait légitime et même souhaitée. A sa conception, il peut se dessiner sous n’importe quel délire ou fantasme. Il ose même dépasser l’imagination de son émetteur. Tout ça dans une pensée intime qui ne se triture qu’en silence dans la tête de tout un chacun. Mais de là à se le faire entendre se dire en plein jour et sous un éclairage des plus éblouissant, surtout lorsqu’il frise l’impossible, ça devient un cas psychiatrique. Nous y sommes. Presque.
Si l’épicier de ce coin installé dans un village juché au sommet d’un mont éloigné à des encablures d’une commune elle-même éloignée à des encablures du chef-lieu d’une daïra située à l’extrémité du territoire d’une wilaya enclavée, aspire à égaler Haddad ou concurrencer Rabrab, cela peut toutefois se comprendre. Une bonne circonstance, une idoine occasion, un coup d’épaule, une compromission par ci, une autre par là et le vœu est là. Réalisable. Mais si un employé gravitant autour d’un pouvoir et se sentant entièrement en droit d’avoir des postes supérieurs qu’il ne peut avoir par mérite, là, on n’est plus dans le vœu, mais en plein trouble psychique. Ça ira en dépassant toutes les pathologies merdiques quand il soutient son élucubration par ce « et pourquoi pas ? » ou « pourquoi un tel ? » Par logique humaine, par bon sens, par faits historiques ; l’on ne pourra se décrire dans un souhait que l’on sait surpassant ses moyens. Les vœux, comme les envies, ont aussi leur interdiction, leurs limites. S’il est permis de rêver, il ne faudrait le faire en public, ni le prendre pour un droit ni encore s’acharner à le voir venir. Est-ce suffisant de se voir prophète en rêve et au réveil continuer à y croire et œuvrer pour l’accomplir ?
Ce n’est pas parce qu’il y a eu des détenteurs de prophétie analphabètes que tous les analphabètes des temps modernes aspirent à devenir des apôtres ou des gouverneurs. Ce fut le miracle de Dieu.
Et les miracles actuels ne sont plus de sa compétence. Ils sont dans l’audace de ceux qui veulent les provoquer et dans l’entremise de ceux qui les assistent pour ce faire. Que l’on n’abuse pas de la confiance divine et dire que si le sort était préalablement ainsi prescrit il faudrait le revoir. Qu’il est possible d’agir sur son cours.
Parfois il y a de ces désirs en vœux qui se tiennent comme un feu ardent dévorant la personne jusqu’à son aveuglement. La décence et la modestie tombent par-devant l’opiniâtreté à avoir ce que l’on désire même si ce penchant est en-deçà des aptitudes ou qualités exigibles le cas échéant. J’ai vu n’importe qui vouloir devenir ministre, wali, n’importe qui vouloir devenir député ou sénateur et ainsi de suite.
À l’étonnement, l’on vous répond encore par ce « pourquoi pas ? ». Cependant, avec un arrêt de réflexion, je m’efforce et me résigne à accepter pour me voir leur dire en étranglant toutes mes logiques obsolètes : et puis après, pourquoi pas ? Autant que ces situations, certaines du moins sont une amère réalité. Par El-Yazid DIB.

http://www.lequotidien-oran.com/?news=5262932

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Quelles synergies entre la vision d’Alger et celle de Paul Kagamé sur la réforme de l’UA?


La question de la réforme institutionnelle de l’Union africaine, l’une des priorités de l’organisation continentale, est la raison de la visite qu’effectue depuis le 18 juin le Haut Représentant de l’Union à Alger, pour discuter des propositions du Président Paul Kagamé concernant ce sujet. L’Algérie a, elle aussi, sa vision sur cette réforme.

Dans le cadre de sa mission de réforme des institutions et du mode de fonctionnement de l’Union africaine (UA), Donald Kaberuka, le Haut Représentant de l’UA, est en visite à Alger, depuis le 18 juin, pour s’entretenir avec les autorités algériennes sur les propositions du Président rwandais Paul Kagamé, le président en exercice de l’UA, concernant la réforme de l’organisation panafricaine.

Le responsable africain s’est entretenu, le 18 juin, avec le ministre algérien des Finances, Abderrahmane Raouya, avec qui il a évoqué les propositions portant notamment «sur la rationalisation des modes de gestion et de l’action de l’organisation continentale et des nouvelles modalités de son financement», a souligné le communiqué du ministère des Finances, cité par le journal Jeune Afrique dans son édition du 19 juin.

Lors du 30e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UA qui s’est tenu le 28 janvier 2018 à Addis-Abeba, la capitale de l’Éthiopie, le Premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, en sa qualité de représentant du Président algérien, Abdelaziz Bouteflika, a déclaré que l’Algérie «partage l’impératif d’une réforme institutionnelle et structurelle de l’UA», précisant que «le contenu de cette réforme devrait bénéficier de l’adhésion la plus large de l’ensemble des États membres», selon l’Algérie Presse Service (APS). «La mécanique financière de l’organisation devrait tenir compte d’un minimum d’équilibre entre l’ensemble des États membres et de leurs capacités économiques», a-t-il ajouté.

Lors du 28e sommet de l’Union africaine, le 29 janvier 2017, à Addis-Abeba, l’ancien ministre algérien des Affaires étrangères et de la coopération internationale, Ramtane Lamamra, avait détaillé la vision de son pays concernant le processus de réforme de l’organisation panafricaine. Il s’agit, pour lui, de donner à l’UA les moyens de répondre aux aspirations des peuples du continent en matière de développement et d’intégration.

La réforme «ne doit pas toucher aux principes fondamentaux de l’Union mais plutôt à son fonctionnement technique», avait déclaré à la presse M.Lamamra. «Ces réformes doivent être pratiques et techniques et non pas politiques», a-t-il ajouté, en précisant qu’il «ne s’agit pas d’une réforme fondamentale qui touchera les objectifs et les principes de l’Union mais plutôt de la révision du fonctionnement technique de l’organisation et de ses structures pour améliorer leur rendement».

À titre d’exemple, le ministre algérien avait indiqué que le Conseil de paix et de sécurité (CPS) de l’UA ne figurait pas dans l’Acte constitutif de l’organisation panafricaine, mais qu’il y avait juste un protocole relatif au CPS ajouté à cet Acte. «Maintenant que l’expérience a prouvé que le CPS était un organe essentiel, certainement des dispositions vont être introduites dans l’Acte constitutif», a-t-il souligné.

L’Union africaine (UA) est souvent sévèrement critiquée pour ses lourdeurs bureaucratiques, sa dépendance financière aux bailleurs de fonds internationaux, ses difficultés pour la mise en œuvre des décisions, ainsi que sa faible capacité à se remettre en question.

Lors du 27e sommet de l’UA à Kigali, au Rwanda, en juillet 2016, Paul Kagamé a été chargé, par les chefs d’États et de gouvernements africains, de réfléchir à une réforme institutionnelle de l’organisation.

Le rapport généré par le Président rwandais concernant cette réforme, que Le Monde Afrique dans son édition du 30 janvier 2017 affirme avoir consulté, dresse un bilan sévère: «nous avons une organisation dysfonctionnelle, dont la valeur pour nos États membres est limitée, qui a peu de crédibilité auprès de nos partenaires internationaux, et en laquelle nos citoyens n’ont pas confiance».

Les propositions pour la réforme de l’UA, selon le même journal, consistent en: «une meilleure division du travail entre la Commission, les communautés économiques régionales et les États membres, la transformation du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) en agence de développement de l’UA, le renforcement des compétences du président de la Commission, la mise en œuvre immédiate de la Taxe Kaberuka de 0,2% sur les importations et le renforcement des sanctions pour les pays qui ne paient pas leur contribution, entre autres».

http://french.manartv.com.lb/936212

L’hypocrisie Française…


Cette image démontre parfaitement l’hypocrisie dans notre société. L’une est acceptée, l’autre rejetée, salie, humiliée par les médias, pourtant elles sont toutes les 2 françaises de nationalité et d’origine… quand est ce que la France respectera son slogan « liberté égalité fraternité »? Car aucun de ces 3 termes n’est appliqué équitablement…

La macronie en marche pour mettre les médias au pas.


Aux yeux de nombre d’éditocrates, Emmanuel Macron doit paraître bien ingrat ! Alors que sa campagne présidentielle a obnubilé et enchanté la plupart des grands médias, alors que ses réformes déclenchent des vagues d’enthousiasme dans les rédactions, alors que sa présidence est régulièrement qualifiée de « jupitérienne », alors que sa personne même, sous toutes ses facettes, suscite des appréciations louangeuses venues des quatre coins du monde médiatique, Emmanuel Macron fait la fine bouche : « J’ai fait beaucoup de couvertures parce que je fais vendre. Comme une lessive, rien de plus. Les médias me traitent la plupart du temps assez mal. Ma grande chance, c’est que les gens ne lisent que très peu les médias. Ils regardent les titres et les couvertures, c’est tout. » Et pour être sûr que les médias qui ne le traitent pas assez bien à son goût marchent au pas, depuis un an, Emmanuel Macron – mais aussi les membres du gouvernement et de la République en marche – multiplie les déclarations, les décisions et les initiatives législatives portant atteinte à l’indépendance des médias ainsi qu’à la liberté d’informer. En voici une recension plus ou moins exhaustive.

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mai 2017 : à peine élu, le nouveau Président choisit nominativement, au sein des rédactions, et contre tous les usages, les journalistes qui l’accompagneront dans un déplacement au Mali. Une vingtaine de sociétés de journalistes publient une lettre ouverte de protestation dans Le Monde. Ce qui n’empêchera pas le service de presse de l’Élysée de recourir à cette pratique lors de déplacements ultérieurs (voir ci-dessous).

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mai 2017 : En Marche ! dépose plainte contre La lettre A (une publication confidentielle consacrée à l’actualité politique, économique et médiatique en France) pour « recel d’atteinte à un système automatisé de données ». Exploitant les « MacronLeaks », des documents internes au mouvement En Marche ! piratés et dévoilés sur Internet avant l’élection présidentielle, La lettre Aavait publié les noms de grands donateurs du parti présidentiel.

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mai 2017 : alors que Richard Ferrand, ex secrétaire général d’En Marche ! et ministre de la Cohésion des territoires est mis en cause pour des conflits d’intérêts lorsqu’il dirigeait les Mutuelles de Bretagne, Emmanuel Macron déclare : « Les choses ne vont pas forcément bien quand la presse devient juge », ajoutant que « dans une société démocratique, chacun doit être à sa place ».

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juin 2017 : François Bayrou, alors ministre de la Justice, appelle en personne le directeur de la cellule d’investigation de Radio France pour se plaindre de ses « méthodes inquisitrices » et le menace de poursuites pour « harcèlement ».

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juin 2017 : le ministère du Travail porte plainte contre X pour « vol et recel » après que Libération a publié le projet de réforme du code du travail. Si la plainte pour recel qui visait directement Libération et les médias ayant publié les documents a été retirée, celle pour vol est maintenue, ciblant ainsi les sources des journalistes de Libération, soit les fonctionnaires leur ayant transmis les documents.

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juin 2017 : tensions lors de la photo officielle du gouvernement, initialement réservée à trois photographes appartenant à une agence de presse, un magazine et un quotidien. Face aux protestations, les autres photographes sont autorisés à prendre la photo mais le moindre cliché des à-côtés leur est interdit.

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juin 2017 : publication d’une tribune dans Le Monde, intitulée « Liberté de la presse : 23 sociétés de journalistes inquiètes de l’attitude du gouvernement », qui alerte sur « des signaux extrêmement préoccupants au regard de l’indépendance des médias et de la protection des sources » envoyés par le gouvernement.

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août 2017 : Bruno Roger-Petit, journaliste multimédias et chroniqueur macroniste officiel à L’Obs durant la campagne présidentielle, est nommé porte-parole de l’Élysée.

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octobre 2017 : seul un petit groupe de journalistes désignés par l’Élysée peut suivre Emmanuel Macron dans l’usine Whirlpool-Amiens qu’il visite après s’y être engagé pendant la campagne présidentielle. Les autres attendent sur le parking.

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novembre 2017 : la ministre de la Culture menace de porter plainte contre X après une nouvelle fuite de documents de travail portant sur la réforme de l’audiovisuel public qui sont publiés dans Le Monde. Finalement, la ministre renonce mais on imagine que l’effet d’intimidation sur les sources des journalistes dans l’administration a dû jouer à plein.

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décembre 2017 : Emmanuel Macron déclare en public que l’audiovisuel public est « une honte pour nos concitoyens ».

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décembre 2017 : Laurent Delahousse, le présentateur vedette de France 2, est invité à déambuler dans le palais de l’Élysée aux côtés du Président, sous l’œil des caméras du service public. Une alternance de compliments, de flagorneries et de flatteries pour une interview présidentielle d’anthologie.

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février 2018 : une journaliste de France 3 Hauts-de-France n’appartenant pas au « pool » de journalistes choisis par Matignon proteste publiquement après avoir été empêchée d’assister à la visite d’une usine L’Oréal par le Premier ministre et le ministre de l’Économie. Elle devra se contenter du dossier de presse, qu’elle présente comme un « joli livret sur papier glacé, avec plein de photos de rouges à lèvres et de shampoings à l’intérieur »…

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février 2018 : la présidence décide unilatéralement de déménager la salle de presse hors des murs du palais de l’Élysée. L’association de la presse présidentielle, soutenue par les sociétés de journalistes de plusieurs médias, déplore la méthode et une décision qui constitue « une entrave à leur travail ».

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mars 2018 : Bertrand Delais, journaliste-militant auteur de deux documentaires apologétiques sur Emmanuel Macron, est nommé président de La Chaîne parlementaire (LCP).

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avril 2018 : Sybile Veil, camarade de promotion d’Emmanuel Macron à l’ENA, est nommée présidente de Radio France.

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avril 2018 : alors qu’ils tentent de couvrir l’évacuation de la ZAD Notre-Dame des Landes, plusieurs journalistes sont empêchés de travailler par… les forces de l’ordre (journalistes « écartés », « bloqués »ou « reconduits sous escorte policière jusqu’à leur point de départ », cartes de presse photographiées, etc.). Des entraves que vient confirmer un communiqué du ministère de l’Intérieur lui-même : « Pour la sécurité de tous, le Ministère de l’Intérieur appelle les équipes de reporters présentes sur place à la responsabilité, en veillant à ne pas se mettre en danger inutilement et à ne pas gêner les manœuvres opérées par la Gendarmerie nationale. Les journalistes sont invités à se rapprocher de la Préfecture de Loire-Atlantique, qui met à leur disposition un espace presse. La Gendarmerie nationale mettra à disposition des rédactions, des photos et vidéos de l’opération libres de droits. » Le même procédé (images et vidéos de la gendarmerie) avait été utilisé lors de l’évacuation de Bure deux mois plus tôt.

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avril 2018 : Emmanuel Macron décide de s’exprimer au cours du JT de 13h de Jean-Pierre Pernaut, sur TF1, dans une école de l’Orne, sélectionnant ainsi son interviewer, et le cadre de l’interview. Trois jours plus tard, il récidive en choisissant cette fois-ci Edwy Plenel et Jean-Jacques Bourdin. La première « interview », est mise en ligne sur le site de l’Élysée, comme n’importe quel support de communication de la présidence…

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avril-juin 2018 : lors des mouvements sociaux, des journalistes ont été brutalisés et blessés dans l’exercice de leur travail par les forces de l’ordre. Des violences qui ont suscité l’indignation d’un certain nombre de leurs confrères et des syndicats de journalistes. On peut citer, par exemple, le cas de deux photographes grièvement blessés lors des opérations de Notre-Dame des Landes, celui d’un photojournaliste matraqué et blessé à la tête pendant une manifestation à Paris, ou encore l’arrestation et la poursuite d’un journaliste et d’une documentariste indépendants lors de l’occupation du lycée Arago à Paris.

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mai 2018 : adoption d’une proposition de loi sur le secret des affaires malgré la mobilisation de nombreux journalistes, société de journalistes, collectifs et associations, tous auteurs d’une pétition ayant rassemblé près de 600 000 signatures. Cette loi constitue une menace pour la liberté d’informer en offrant une arme juridique supplémentaire à ceux qui lancent des « poursuites bâillons », ces procédures judiciaires destinées à empêcher les journalistes d’enquêter ou de rendre publiques des informations gênantes.

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juin 2018 : discussion d’une proposition de loi visant à lutter contre la diffusion de « fake news » au cours des périodes électorales ; annoncée de longue date, cette loi potentiellement liberticide a suscité une levée de boucliers de nombreux responsables politiques et de la quasi-totalité des médias.

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juin 2018 : suite à la publication par la cellule investigation de Radio France d’une enquête sur les sous-facturations supposées dont aurait bénéficié la campagne présidentielle d’Emmanuel Macron, un communiqué de La République en marche s’en prend à toute la profession : « Journalistes, que vous considériez que c’est votre travail de consacrer vos ressources et votre temps à enquêter sur des procédures qui sont closes et qui ont été légalement validées de manière indépendante, c’est votre droit le plus strict. Il vous appartient. Que vous considériez que c’est votre travail de monter en épingle des pseudo-révélations pour jeter le doute sur l’ensemble d’une campagne, c’est votre droit le plus strict, là encore. Mais dans ce cas, faites le travail jusqu’au bout. Car votre crédibilité s’effondre en même temps que vos accusations. »

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Rien de bien « nouveau », que l’« ancien » monde politique n’ait déjà amplement expérimenté par le passé pour faire pression sur les journalistes récalcitrants, encadrer ou entraver leur travail, parmi ces initiatives, ces interventions et ces commentaires des responsables de la majorité depuis un an. Ce qui semble relativement inédit en revanche, c’est leur accumulation et leur caractère systématique qui dénotent non seulement un mépris souverain pour le journalisme et son indépendance, mais aussi une tolérance à la critique inversement proportionnelle à une volonté obsessionnelle de contrôle de l’image du Président. Sur le front des médias aussi les quatre prochaines années risquent de paraître bien longues…
Basile Mathieu

source:http://www.acrimed.org/La-macronie-en-marche-pour-mettre-les-medias-au

Hodeïda: la coalition piégée. Les mercenaires pro-émiratis ont-ils pénétré dans l’aéroport ?


Les unités de l’armée yéménite et des forces populaires d’Ansarullah ont coupé, ce mardi, les voies d’approvisionnement de la coalition saoudo-US et de leurs mercenaires dans la région de Doureihmi et Mjayless sur le front de la côte ouest. Une source militaire citée par la chaine de télévision yéménite AlMasirah, a affirmé que les forces yéménites ont saisi et détruit plus de 16 véhicules et chars de la coalition.

Cette source a expliqué que les forces yéménites ont saisi 10 blindés de la coalition et détruit ou incendier 6 autres lors d’une offensive contre leur attroupement à Doureihmi.

Et d’ajouter : plusieurs mercenaires ont en outre été tués et blessés à Mjayless.

Il convient de noter que plus de 44 chars et blindés de la coalition et de leurs mercenaires ont été détruits et endommagés par les soldats de l’armée et d’Ansarullah, lors des combats féroces ces derniers jours.

La progression des forces de la coalition une illusion

Charaf Loqman, porte-parole de l'armée yéménite
Charaf Loqman, porte-parole de l’armée yéménite

Dans ce contexte, le porte-parole des forces armées yéménites a fait savoir que « la progression des forces de la coalition d’agression à Hodeïda n’est qu’une illusion », a rapporté le site iranien francophone PressTV.

Revenant sur les informations fournies par les médias inféodés à la coalition saoudo-US, le général Charaf Loqman, a déclaré que ces médias vivent dans « l’illusion » que les agresseurs sont en progression dans leur offensive contre le port stratégique de Hodeïda.

Le général Loqman a insisté sur le fait que « l’armée yéménite et Ansarullah ont dans un premier temps repoussé les attaques des agresseurs, puis ils les ont assiégés. Et cela en dépit de vastes bombardements de l’aviation de la coalition d’agression en appui à l’opération terrestre pour sauver les mercenaires assiégées ».

S’attardant sur le fait que les agresseurs n’ont avancé que dans une zone vide et inhabitée, il a déclaré que « Hodeïda ne tombera jamais aux griffes des agresseurs et qu’aucun affrontement ne s’y déroule. Le port reste toujours sûr ».

Fustigeant l’inaction et le mutisme international face aux crimes perpétrés par la coalition d’agression au Yémen, M.Loqman a déclaré que son pays « ne compte pas sur les initiatives onusiennes, car ces résolutions défendent les intérêts mêmes des agresseurs. »

Saluant la brave résistance du peuple yéménite face aux agresseurs qui tente d’occuper son pays, cette autorité militaire a promis que l’ennemi sera « anéanti sur la côte ouest du Yémen, et ne pourrait pas sortir de son bourbier ».

Poursuivant leur agression contre le Yémen, la coalition saoudo-US, appuyée par les mercenaires, a lancé il y a une semaine, une offensive terrestre, maritime et aérienne d’envergure dans l’objectif d’occuper le port stratégique de Hodeïda. Mais ils ont fini par subir jusqu’à présent de lourdes pertes matérielles et en vies humaines.

Alors que les sources locales font état de multiples percées de l’armée et d’Ansarullah) dans la région, certains médias occidentaux, citant ceux qu’ils présentent comme « les habitants de Hodeïda », prétendent que ce port est tombé sous la domination des mercenaires de la coalition.

Les mercenaires pro-émiratis ont-ils pénétré dans l’aéroport

Dans la matinée, des combats intenses ont éclaté autour de l’aéroport, où les mercenaires soutenues par une coalition emmenée par l’Arabie saoudite et les Emirats arabes unis ont massé des renforts, a pour sa part rapporté l’AFP.

A en croire l’agence d’Etat des Emirats, les mercenaires « appuyés par les forces armées émiraties ont pénétré dans l’aéroport de Hodeïda ». Une information qui reste à vérifier de source indépendante.

Hodeïda, grand port sur la mer Rouge, abrite avec sa région quelque 600.000 habitants, suscitant de vives craintes humanitaires dans un pays où la population est déjà exsangue.

La ville est le point d’entrée d’une grande partie des importations et de cette aide humanitaire en territoire yéménite, constituant par conséquent un enjeu stratégique.

Entre-temps, l’émissaire de l’ONU pour le Yémen Martin Griffiths a espéré une reprise en juillet des négociations de paix.

Les négociations entre le gouvernement démissionnaire yéménite pro-coalition, réfugié dans le sud du pays, et le gouvernement dans la capitale Sanaa, sont interrompues depuis deux ans.

http://french.manartv.com.lb/934661

L’hypocrisie de la France dans la guerre au Yémen en passe d’être dénoncée ?


Dans la terrible guerre du Yémen, quel rôle la France joue-t-elle? Celui de l’humanitaire, alors que Paris devrait recevoir dans une semaine une conférence internationale sur la situation au Yémen? Celui de l’arbitre, jouant les bons offices entre loyalistes et rebelles? Ou celui de l’hypocrite, soutenant l’un des belligérants? Éléments de réponse.

La guerre au Yémen, guerre par procuration! Elle oppose des forces progouvernementales appuyées par une coalition dirigée par l’Arabie saoudite à des rebelles chiites soutenus plus ou moins directement par l’Iran. Moins connue est l’implication directe des pays occidentaux.

Si la présence des «Green Berets», les forces spéciales américaines, en territoire yéménite a été révélée à plusieurs reprises par la presse anglo-saxonne, notamment en mai dernier, la présence de la France est plus obscure. Paris prend-elle directement part à ce conflit qui entraîne, selon l’ONU, «la pire crise humanitaire du monde»?

Les forces gouvernementales yéménites et celles de la coalition ont lancé l’assaut sur Hodeïda (ou Al Hudaydah), ville de 600.000 habitants tenue par les rebelles Houthis, le 13 juin dernier. Véritable cible des assaillants, le port d’Hodeïda est le poumon du Yémen et le point névralgique de cette guerre parce qu’il y transite 70% des ressources humanitaires destinées au 22 millions de Yéménites. Deux jours plus tard, le 15 juin des sources émiraties révélaient que la France allait contribuer au déminage des infrastructures portuaires.

Un peu embarrassé, le Ministère des Armées a finalement admis qu’une «action de déminage des accès au port d’Hodeïda après la fin des opérations militaires est donc actuellement à l’étude». Après la fin des opérations militaires orchestrées par les forces progouvernementales ou «pro-régime» soutenues par la coalition menée par l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis.

Cette attente précise cependant la position de la France dans ce conflit. Si l’information n’a pas été officiellement authentifiée, George Malbrunot, grand reporter au Figaro, la confirme et affirme de plus que des forces spéciales seraient sur place, et ceux depuis plusieurs mois:

Ces révélations ont cependant été démenties par Florence Parly le 17 juin puis le 18 par le Ministère des Armées affirmant qu’«il n’y a pas de forces françaises au Yémen» et enfin par Anouar Gargash qui soutient aussi qu’«il n’y a pas de forces françaises». Le chef de la diplomatie émiratie ajoute: «j’ai mentionné le fait qu’il y avait une proposition française pour nous aider à dégager les mines terrestres quand le moment sera venu».

Si l’on reste donc dans l’expectative, la position française reste vraiment ambiguë, et cela ne date pas d’hier. Déjà en mars 2016, selon des informations de la Lettre de l’Océan Indien, reprise par Orient XIII, la marine française aurait remplacé temporairement la flotte émiratie partie en maintenance. La marine des Émirats arabes unis, qui précisons-le, orchestre le blocus qui affame une population. Et, pour prendre la pleine mesure de la relation de premier ordre que la France entretient avec l’Arabie saoudite, premier belligérant dans la guerre au Yémen, précisions qu’en 2009 déjà, Paris avait livré à Riyad des images satellitaires pour que son allié puisse dominer les insurgés zaydites, les rebelles houthis. L’implication de la France n’est donc pas nouvelle.

Mais pour revenir à l’actualité, nous apprenons ce 19 juin, une nouvelle fois par George Malbrunot, que l’ambassadeur de France au Yémen, Christian Testot, se rendra avant la fin de la semaine dans la capitale yéménite pour rencontrer la partie houthie, qui contrôle la ville.

Paris va donc peut-être devoir s’expliquer sur son implication dans ce conflit et à défaut, va tenter de jouer un rôle d’intermédiaire. Mais à partir du moment où l’Arabie saoudite et surtout les Émirats arabes unis sont des alliés extrêmement proches de la France, que le gouvernement et l’armée français semblent intervenir à leurs côtés directement, on imagine mal que Paris puisse tenir une mission d’arbitre dans ce conflit.

En dehors de ce possible arbitrage, on s’aperçoit qu’Emmanuel Macron tente de prendre le leadership de l’enjeu humanitaire dans cette crise. Outre donc le possible «déminage du port d’Hodeïda à des fins humanitaires», la France devrait accueillir une grande conférence internationale, coparrainée par le leader de la coalition qui bombarde quotidiennement le pays, l’Arabie saoudite.

Si cette annonce avait été plutôt bien reçue, lors de son annonce le 10 avril dernier, et ce malgré la dénonciation des ventes d’armes de Paris à Riyad, quatorze ONG s’en sont offusquées le 13 juin, dans une lettre ouverte à Emmanuel Macron, considérant «inconcevable» la tenue de cette conférence. Si cette pression médiatique n’est pas parvenue à faire annuler cette réunion internationale, l’étau semble se resserrer autour des autorités françaises. Et c’est justement son implication dans la guerre au Yémen et les révélations de ces dernières semaines qui menaceraient directement l’Élysée et Matignon.

Tout d’abord ce sont les ONG concernées par le drame qui se joue au Yémen, qui pressent l’État à revoir sa politique dans la péninsule arabique. Amnesty International, qui avait déjà pointé du doigt le rôle de la France au Yémen, a révélé ce lundi 18 juin que Paris n’avait toujours pas «remis au secrétariat du Traité sur le commerce des armes (TCA) son rapport annuel sur ses livraisons d’armes en 2017», alors que la date limite est dépassée de plus de vingt jours. Pour rappel, le TCA est un traité des Nations unies, pour éviter la vente d’armes à un pays susceptible de commettre des atteintes aux droits de l’homme, génocides ou crimes contre l’humanité.

Si d’importants pays exportateurs d’armes ne l’ont pas signé ou ratifié, la France l’a fait et elle a même été à l’initiative de ce traité international. Les ventes d’armes de la France aux pays membres de la coalition, Arabie saoudite et Émirats arabes unis en tête, pourraient donc être illégales au regard de ce traité et aussi contreviendrait à la position commune 2008/944/PESC du Conseil de l’Europe et aux critères détaillés dans l’article 2: «respect des droits de l’homme dans le pays de destination finale et respect du droit humanitaire international par ce pays».

De plus, et comme le souligne justement Amnesty International dans sa publication, l’exécutif français manquerait à ses engagements au regard de la loi française. En effet, ce rapport annuel de vente d’armes du Ministère de Armées aurait dû être présenté au Parlement. Mais au-delà de son manque de communication, l’exécutif est incriminé pour son manque de transparence. Si ces rapports annuels sont très souvent critiqués pour leur opacité, certains parlementaires poussées par des ONG, utilisent leur pouvoir afin de demander des comptes à l’exécutif.

Sébastien Nadot, député LREM de Haute-Garonne et Président du groupe d’amitié France-Yémen, a pris conscience qu’aux États-Unis, ce sujet se retrouvait au cœur des discussions, si bien qu’en mars dernier, 44% des sénateurs américains avaient voté une résolution demandant l’arrêt de l’aide militaire américaine aux membres de la coalition arabe. En Angleterre, le Parlement a connu des débats houleux, tout comme le Canada, la Belgique, etc. Enfin le Parlement européen, rappelons-le, avait adopté en novembre dernier avec un score sans appel, une résolution non contraignante dont le but était de dénoncer la politique d’un de ses membres, la France.

Regroupant derrière lui une trentaine de députés, Sébastien Nadot a donc demandé l’ouverture d’une commission d’enquête sur la vente d’armes au Yémen. Si le système législatif agit souvent avec lenteur, les dernières révélations (contrats d’armements, aide au déminage et forces spéciales) pourraient accélérer la procédure. D’autant plus que, si des forces spéciales françaises sont bien en territoire yéménite, le Président de la République sera directement attaqué puisqu’il aurait dû en référer au Parlement.

Enfin, c’est peut-être une toute autre histoire, digne des «Secrets de la mer Rouge», qui dévoilera davantage l’implication de la France dans la guerre du Yémen. Après enquêtes et recherches, un bateau, probablement de pêche, aurait accosté dans le port d’Hodeïda dans la nuit du 2 au 3 juin dernier. Subissant une forte tempête, manquant d’eau, le pécheur ou le plaisancier, prénommé Alain, aurait été contraint de faire escale sur le territoire yéménite, comme le précise la Société yéménite des ports de la mer Rouge dans un communiqué. En route pour Djibouti, Alain serait reparti quelques jours après. Mais depuis le 10 juin, d’après un journal égyptien, la famille d’Alain n’aurait plus de nouvelle de lui.

Le 16 juin, dans un tweet, le président du Comité révolutionnaire donc chef des Houthis, Mohammed Ali Al-Houthi signale que ses forces armées auraient arrêté un bateau étranger. Si la presse en faveur des rebelles s’est servie de l’actualité pour affirmer, sans preuve, que ce bateau serait français et occupé par des forces spéciales, aucune information supplémentaire ne permet aujourd’hui de faire la lumière sur cette étrange affaire de bateau arraisonné.

De là à imaginer qu’Alain, citoyen français serait retenu par les forces Houthis, qui se battent contre les forces gouvernementales, appuyées par la coalition, allié et partenaire de la France? Le journal égyptien, irait dans ce sens- «enlèvement de ressortissants étrangers»-, mais précisions que l’Égypte fait partie de la coalition arabe contre les Houthis.

Ajoutons pour conclure que la guerre au Yémen est aussi une guerre d’information et que la manipulation médiatique est une arme. Donc, alors qu’Hodeïda devrait être reprise par les forces gouvernementales et que des forces françaises œuvreraient en territoire yéménite, cette information est peut-être plus qu’une coïncidence ou un simple bobard.

http://french.manartv.com.lb/934859

Filmer les agissements criminels de l’armée israélienne sera passible de 10 ans de prison


Filmer les agissements criminels de l’armée israélienne sera passible de 10 ans de prison

Le gouvernement israélien a avalisé dimanche un projet de loi prévoyant jusqu’à dix ans de prison pour toute personne filmant, photographiant ou enregistrant des soldats «en vue de porter atteinte à la sécurité de l’État».

Le projet présenté par le parti ultra-nationaliste Israël Beiteinou dirigé par le ministre de la Défense Avigdor Lieberman, prévoit de condamner à cinq ans de prison les «personnes qui filment, photographient ou enregistrent des soldats pendant leur service afin de démoraliser les soldats et les civils israéliens», dont on sait qu’ils ont le moral extrêmement fragile (une gifle infligée par une adolescente déstabilise complètement des soldats armés jusqu’aux dents !).

Mais cette peine pourra être doublée dans les cas où ces images et enregistrements visent à «porter atteinte à la sécurité de l’État». On sait que, selon le gouvernement israélien, il en faut vraiment très peu – un “post” Facebook par exemple – pour menacer Israël d’un “nouvel Holocauste” (au minimum).

Les mêmes peines d’emprisonnement pourront également être prononcées, après adoption de ce texte à la Knesset, aux personnes diffusant ces documents dans les médias et les réseaux sociaux.

antisemitisme-censure-350x218Selon les initiateurs du projet, des ONG locales «anti-israéliennes», ainsi que des groupes liés au BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), passent «des jours aux côtés de soldats israéliens, attendant avec impatience un acte qui puisse être enregistré de manière biaisée et utilisé pour les dénigrer». En réalité, le présence de caméras permet parfois, dans une certaines mesure, de réduire la violence exercée par les soudards de l’armée d’occupation contre les civils palestiniens en Cisjordanie, et si de temps en temps les tribunaux israéliens sanctionnent (toujours très légèrement et le plus souvent très tardivement) les abus dont ceux-ci se rendent coupables, c’est parce qu’ils ont été filmés et que de ce fait ils ne peuvent plus être niés.

Avigdor Lieberman a salué le vote intervenu au conseil des ministres, affirmant qu’il allait «mettre fin» aux tentatives de «ceux qui soutiennent le terrorisme» en vue «d’humilier, de déshonorer et de nuire» aux soldats de son armée d’occupation.

«Dangereuse et antidémocratique»

Avant la décision du cabinet Netanyahou, le Procureur général israélien, Avichai Mendelblit, avait émis de nettes réserves. Selon lui, “la version actuelle du projet de loi  […] est problématique d’un point de vue constitutionnel, à tel point qu’elle pourrait ne pas être promulguée”.  Un avertissement que les ministres du gouvernement d’extrême-droite ont donc choisi d’ignorer.

«Si quelqu’un se conduit correctement, il n’a pas besoin de cacher quoi que ce soit», a répondu sur Twitter Ksenia Svetlova, députée de l’opposition du parti Union sioniste (ex-parti travailliste). Elle a jugé la loi «dangereuse et antidémocratique».

Selon l’Institut pour la démocratie israélienne, un groupe de réflexion libéral, la formulation ambiguë du projet de loi pourrait empêcher quiconque à l’exception de l’armée de filmer, de photographier ou d’enregistrer les soldats israéliens dont les actes pourraient faire l’objet de poursuites judiciaires devant des instances internationales.

Avant d’entrer en vigueur, ce projet doit être voté en trois lectures par le Parlement et ne pas être retoqué par la Cour suprême.

Ce texte a été déposé quelques semaines après la libération anticipée après seulement neuf mois de prison du soldat franco-israélien Elor Azaria reconnu coupable d’avoir achevé un Palestinien blessé et réduit à l’impuissance. Il avait été condamné à 18 mois de prison, après qu’un caméraman Palestinien de l’ONG israélienne B’Tselem avait filmé la scène à Hébron en Cisjordanie. A l’époque Lieberman s’était prononcé contre l’inculpation du soldat et dénoncé B’Tselem.

Gideon Levy, “le journaliste le plus haï d’Israël” a pour sa part affirmé dans Haaretz : “Nous ne cesserons ni de filmer ni d’écrire”.                                                                                                                                                                                                                                                   http://france-revolution-investigative-reporter.over-blog.com/2018/06/filmer-les-agissements-criminels-de-l-armee-israelienne-sera-passible-de-10-ans-de-prison.html