L’ECO, une victoire posthume pour le libyen Mouammar Kadhafi


Soixante-dix ans après l’indépendance de l’Afrique, quinze pays d’Afrique de l’Ouest sont convenus de l’instauration d’une monnaie commune dès 2020, en remplacement du Francs CFA pour la moitié d’entre eux.

L’ECO, la nouvelle monnaie remplacerait les huit monnaies en cours dans la région. Elle apparaît comme une victoire posthume pour le colonel Mouammar Kadhafi, guide la Révolution libyenne, qui préconisait une monnaie unique à l’Afrique, comme terme ultime du processus de décolonisation.

Avec la multiplication des opérations de troc entre la Russie et les pays du Moyen orient, le lancement de la bourse Shanghai pour le règlement en yuan des transactions pétrolières, la suprématie absolue du dollar comme instrument de référence des échanges internationaux pourrait être compromise à terme

La décision a été prise par les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), le 28 juin à Abidjan. Cette monnaie était à l’ étude depuis une trentaine d’années.

Le nom de la future monnaie, l’éco, a été préféré à afri et kola. La Cédéao a opté pour un «régime de change flexible» par rapport aux monnaies internationales, ce qui signifie que le taux de change évoluerait au gré des marchés, comme l’euro ou le dollar.

Le Nigéria exige un «plan de divorce» avec le Franc CFA

Pour huit des 15 pays concernés, l’ECO remplacerait le Franc CFA. Cette monnaie, créée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, est indexée à l’euro et garantie par le Trésor français. Ce vestige de la colonisation est décrié par certains, mais garantie une stabilité de la monnaie. Le Nigeria, pays leader de la Cédéao, exige un “plan de divorce” avec la France, où reste déposés la moitié des réserves de change (avoirs en monnaie étrangère ou en or) de ces pays.

Le franc CFA ou le nazisme monétaire de la France à l’encontre de ses anciennes colonies d’Afrique occidentale

Interview René Naba à propos du Franc CFA

Lors de la manifestation contre le Franc CFA devant le siège de la Banque de France à Marseille Samedi 23 Février 2019

By René Naba , in Afrique on 21 août 2019 .

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Le Crif, vrai lobby et faux pouvoir


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Clermont-Tonnerre déclarait, le 24 décembre 1789, à la tribune de la Constituante, qu’«il faut refuser tout aux juifs comme nation dans le sens de corps constitué et accorder tout aux juifs comme individus…» Catégorique, il rejetait alors tout «communautarisme». Lorsqu’on se gargarise aujourd’hui en haut lieu ou dans les médias de communautarisme, on ne pense guère qu’aux Arabo-musulmans. Loin de toute langue de bois, disons clairement que ce mot est devenu synonyme de «musulmans». C’est vers eux que, du voile à la burqa en passant par l’identité nationale, tous les regards sont tournés, dans un pays pourtant laïque comme la France. Objet de cristallisation, comme les juifs l’ont été dans le passé, la nationalité française de nombre d’entre eux passe au second plan après leur religion.

En revanche, lorsque le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) organise son dîner annuel et qu’il lance des fatwas contre les uns et les autres, quand les politiciens de tout bord, y compris le Président et le Premier ministre, y accourent, personne n’ose parler de communautarisme. François Fillon est allé jusqu’à dénoncer ledit communautarisme lors de ce même dîner, au prétexte qu’il «refuse l’égalité et la fraternité». Il faisait bien sûr référence au communautarisme musulman. Et pourtant, tous les ingrédients sont réunis pour parler aussi de communautarisme juif. Cette année, comme l’an passé, les mesures d’ostracisme ont visé le PCF et les Verts, au motif de leur campagne de boycott des produits israéliens. Comble de l’horreur, certaines municipalités communistes auraient fait citoyen d’honneur Marwan Barghouti, l’un des responsables du Fatah, en geôle à vie en Israël.

On en vient à se demander si le Crif n’est pas plutôt le porte-parole d’Israël en France, comme une seconde ambassade de ce pays. Il y a un siècle, ce qui aurait passé pour de la double allégeance s’appelle aujourd’hui soutien à Israël. Parce que les juifs de France collent, paraît-il, à la ligne politique d’Israël, qu’elle soit de gauche ou de droite, leurs institutions, dont le Crif, ne feraient que suivre le mouvement. Les voilà tous légitimistes. Après la victoire d’un Nétanyahou et de ses alliés en Israël, on ne s’étonnera donc pas de la forte droitisation du Crif, concrétisée entre autres par l’entrée dans son comité directeur de personnalités aux opinions radicales.

Mais qui représente véritablement le Crif et combien sont-ils en son sein ? On ne le saura jamais. Ce qui compte, c’est qu’il est perçu comme un lobby (mot horripilant en France) par les politiciens. Et considéré comme tel, il l’est bien, un lobby, en fait. Ceux qui s’agglutinent à son dîner croient vraiment qu’il joue un rôle important dans la machine électorale. On y vient à la pêche aux voix juives, et pour être adoubé par des juifs dont l’influence serait déterminante, en raison de la place qu’ils occupent, ou sont censés occuper, dans la société française. De cet appui ne bénéficieront bien sûr que ceux qui soutiennent le plus Israël et qui donnent des gages clairs dans le combat contre l’antisémitisme. Un combat certes indispensable, mais qui mériterait de n’être pas instrumentalisé pour faire accepter toute politique israélienne, y compris la plus blâmable. Projetant sur la scène française ce qui se passe entre Israéliens et Palestiniens au Proche-Orient, le Crif ne manque aucune occasion pour appuyer la politique antimusulmane du gouvernement. En revanche, il a ses bons musulmans, comme Israël a ses bons Palestiniens, les seuls avec qui il daigne «dialoguer».

Aussi peu représentatif qu’il soit, le Crif est sans doute au diapason des positions de bien des juifs français, de plus en plus conservateurs politiquement, supporteurs inconditionnels d’Israël en toute circonstance et se réfugiant dans la mémoire de la Shoah et dans la dénonciation de l’antisémitisme, qui vont de pair. Celles-ci, forces rassembleuses indéniables, contribuent surtout à la survie d’un judaïsme qui le plus souvent s’y résume, ayant par ailleurs grandement perdu sa pratique et la conscience de ses valeurs essentielles. Qu’est-ce que le Crif sinon un groupuscule endogamique qui se donne des airs de petit Etat indépendant, agissant à sa guise, faisant plier les uns et les autres, tant par le biais de l’autocensure, sensible chez bien des journalistes, craignant à juste titre d’être soupçonnés d’antisémitisme dès qu’ils oseront critiquer la politique israélienne, que par l’instrumentalisation de la culpabilité de la Shoah intériorisée par la classe politique ? Le pouvoir imaginé que cette minuscule institution a su se fabriquer se retourne hélas contre les juifs eux-mêmes, et d’abord contre ceux qui ne se reconnaissent nullement en elle. Il génère à son tour de l’antisémitisme et offre des arguments, certes fallacieux, à ceux qu’obsèdent les vieux thèmes bien rôdés du pouvoir juif, du complot juif. La «servilité» de circonstance des professionnels de la politique face au Crif vient renforcer les anciens préjugés.

Cette foi trop partagée dans la puissance des juifs et de leurs instances représentatives n’augure rien de positif. Le dîner du Crif enfin déserté, ses menaces ramenées à leur juste proportion de dangerosité réelle, voilà des mesures prophylactiques qui seraient susceptibles d’enrayer en partie une hostilité antijuive se nourrissant de fantasmes.

Par Esther Benbassa, directeur d’études à l’Ecole pratique des hautes études (Sorbonne)

https://www.liberation.fr/societe/2010/02/17/le-crif-vrai-lobby-et-faux-pouvoir_610434

France diplomatie – La France, Patrie des Droits de l’Homme, un état voyou 2/2


  • Revue de détails de l’Abécédaire d’Emmanuel Macron
  • Interview accordée à Caroline Raymond http://fr.truthngo.org/

L’expédition de Syrie : Une farce tragique. Un fiasco.

La manifestation de force occidentale contre le Syrie, en avril 2018, hors mandat des Nations Unies, a viré à une démonstration d’impotence. Le retour d’opération établit le constat d’un fiasco militaire doublé d’une farce tragique. La vérité des chiffres donne le bilan suivant : 110 missiles américains tirés contre la Syrie, dont 70 % abattus avant d’atteindre leur cible. Soit à raison de deux millions de dollars le missile, un budget de 220 millions de dollars pour trois syriens blessés. Ce qui donne 70 millions de dollars pour chaque syrien blessé.

Ce chiffre ne tient toutefois pas compte des dépenses afférentes au déplacement de l‘Armada occidentale aux larges des côtes syriennes : un porte avions américain Harry Truman et son escadre d’escorte de six bâtiments, deux sous marins anglais lance missiles etc.

La France, suprême sophistication, a dépêché, elle, depuis la base aérienne de Saint-Dizier sur le territoire métropolitain, quatre avions «Rafale», escortés par 4 autres Rafale de protection, un avion ravitailleur et trois bâtiments de la marine soit au total 12 éléments de sa défense nationale pour un raid de 4 heures, au résultat aléatoire. Pis, L’opération Hamilton, au cours de laquelle 12 missiles français ont été tirés, a tourné au fiasco. Pas moins de quatre missiles ne sont jamais partis.

Deux frégates Aquitaine et l’Auvergne ont essuyé une défaillance technique, entravant la mise à feu des missiles. C’est finalement, le bâtiment de remplacement, le Languedoc-Roussillon, qui a armé ses missiles pour atteindre la cible prévue, un centre de stockage d’arme chimique près de Homs. Les deux autres cibles ont été frappées par des tirs d’avions Rafale.
Le prix des missiles prévus pour cette opération, capable de pulvériser une cible à plus de mille kilomètres de distance avec une précision inférieure à un mètre, est de 2,8 millions d’euros l’unité.

L’hypothèse d’un piratage informatique russe a été évoquée pour expliquer la défaillance technologique française.

Pour des pays qui affichent des déficits budgétaires colossaux, l’exploit mérite d’être signalé, particulièrement la France, qui balance « un pognon dingue » aux plus démunis, chipotant le bout du gras faisant des économies de bout de chandelles en réduisant par exemple de 5 euros l’allocation APL concernant les loyers étudiants, ou en gelant depuis cinq ans les pensions des retraités, dont l’économie de surcroît ne dispose d’ailleurs pas des mêmes possibilités de rebond que les économies anglo saxonnes, avec leur monnaie nationale, le dollar et la livre sterling, qui servent de monnaies d’échange des transactions internationales.

Une opération tenue en laisse par leur contestataire russe

Les Occidentaux voulaient donner une magistrale leçon aux Syriens, au-delà aux Iraniens et à leur allié commun, les Russes. Dans un luxe de raffinement qui confine au sadisme, la Russie a infligé une humiliation à ses adversaires, assignant à l’action militaire occidentale un périmètre clairement défini, une « ligne rouge » de revers, au-delà de laquelle, ils s’exonéraient de leur engagement de prévenir des représailles syro iraniennes contre les troupes américaines présentes dans le Nord de la Syrie, de l’ordre de 2.500 soldats déployés autour de la base aérienne de Minjeb et de la base d’Al Tanaf. Et des 2.000 soldats français encadrant les kurdes d’Afrine…

Au delà de la propagande de guerre, l’échec occidental se révèle par les statistiques fournies par le commandement russe sur l’efficacité de la défense anti aérienne dans l’espace syrien : Pantzir S : 23 frappes sur 25 engagements ; Buk-M2 : 24 sur 29. Autrement dit, la Russie a engagé le dernier cri de son armement pour neutraliser l‘attaque occidentale. Much Ado About Nothing.

De la récidive d’états voyous

L’agression tripartite occidentale a retenti dans la conscience populaire arabe comme un remake de l’agression tripartie de Suez contre Nasser, en 1956. Mais à la différence de 1956, où les deux anciennes puissances coloniales du Moyen Orient, Le Royaume Uni et la France, s’étaient alliées à leur créature, Israël, l’expédition de 2018 a été menée par les deux anciennes puissances coloniales européennes mais avec leur tuteur américain, dont elles sond devenues les sous traitantes régionales, pour la protection de leur créature commune, Israël, dans un inversion de tendance, lourde de signification pour l’avenir.

En 2011, le trio occidental avait procédé à une interprétation extensive d’une résolution de l’ONU sur la Libye pour bombarder massivement le pays, « la plus grande erreur » de la double mandature de Barack Obama, du propre aveu de l’ancien président américain.

Les états occidentaux sont des récidivistes en la matière, s’affranchissant de la légalité internationale dès lors que leurs intérêts sont en jeu. Ce qui en ont fait au même titre que d’autres des «rogues states». Des «Etats Voyous».

Triste constat : la France, Patrie des droits de l’homme, est un « état voyou »… sans doute à l’insu de son propre gré.

En contrepartie, de ce résultat aléatoire voire problématique, la Russie s’est libérée de l’engagement qu’elle avait prise auprès des États-Unis de ne pas livrer des missiles S 300 à la Syrie. Des missiles performants, infiniment plus efficace que le bouclier anti missiles américains Patriot déployé tant en Arabie saoudite qu’en Israël.

Mieux, alors que dans l‘optique occidentale, la « frappe » devait ramener la Russie à la table des négociations de Genève, sous l‘égide des Nations Unies, donc sous contrôle occidental, Moscou a estimé que ce coup de force frappait de caducité la Conférence de Genève sur la Syrie, l’incitant à rechercher une solution dans un cadre tripartite des puissances régionales, en concertation avec l’Iran, et, surtout la Turquie, pourtant membre de l’OtAN.

L’agitation belliciste d‘Emmanuel Macron s’expliquerait par la rebuffade qu’il aurait essuyé auprès de la Turquie qui se serait opposé à la participation de la France au sommet tripartite d’Ankara sur la Syrie tenu au printemps 2018, ainsi que par le 2e refus de la Turquie de donner suite à une recherche d’une solution pour le nord de la Syrie dans le cadre d’une démarche commune franco-turque. Ce double refus aurait mortifié l’amour propre du juvénile président français. Il expliquerait sans la justifier son fonctionnement vibrionnaire lors de la pré-campagne de Syrie.

La fin de l’unilatéralisme occidental dans la gestion des affaires du Monde

Dans un mouvement sans doute irréversible, la guerre de Syrie a signé dans l’ordre symbolique la fin de l’unilatéralisme occidental dans la gestion des affaires du Monde, en même temps que la fin de six siècles d’hégémonie occidentale sur la planète.

Au delà de l’affrontement Russie versus Otan en Syrie, « la Chine et les États-Unis sont engagés, à long terme, sur une trajectoire de collision. Les précédents historiques montrent qu’une puissance ascendante et une puissante déclinante sont vouées le plus souvent à l’affrontement» (Dominique de Villepin dixit). Dans cette bipolarisation du monde, la France particulièrement, risque d’être engloutie dans la sphère d’influence de l’un des deux géants rivaux, à son grand détriment.

Dans cette perspective, Emmanuel Macron serait plus avisé de rechercher auprès de la Russie un contrepoids efficace à la nuisance que génère sur la construction européenne « la nouvelle Europe », (Pologne, Hongrie etc), selon la terminologie du néo conservateur belliciste Donald Rumsfeld , ancien secrétaire à la défense de George Bush jr.

De la « Communauté internationale »

Emmanuel Macron s’est drapé dans la dignité de la couverture de la « communauté internationale » pour justifier son action militaire contre la Syrie, en avril 2018.

Pitoyable et méprisable procédé qui consiste à camoufler un unilatéralisme belliqueux de type néocolonialiste par une fantasmagorique nébuleuse crypto moralisante. Forgé par les néo conservateurs pour se donner la possibilité de contourner la légalité internationale, la « Communauté Internationale » est constituée des pays de l’Otan plus Israël. Ce que les théoriciens suprématistes désignent par l’« anglosphère », soit 21 pour cent de la population mondiale, exclusivement de « race blanche».

Que le disciple du philosophe Paul Ricoeur recourt à cet artifice moral pour justifier une action de non droit relève de l’indigence intellectuelle, doublée d’une imposture morale.

D’une fébrilité vibrionnaire sur tous les plans de partition du Monde arabe, la France se trouve à l’avant garde de tous les projets portant création de nouveaux états dans la sphère arabe, du Sud Soudan, au Kurdistan irakien au Kurdistan syrien, grâce à ses activistes pro israéliens patentés (Bernard Kouchner, Bernard Henry Lévy), mais, d’une timidité de violette, paradoxalement, pour tout ce qui a trait à la Palestine. Ah le fardeau de la collaboration nazie de Vichy et de la tétanie qu’il provoque pour ce qui a trait au fait juif dans la conscience politique française.

Emmanuel Macron frappé du syndrome François Hollande

À l’instar de son prédécesseur, qu’il déteste pourtant tant, Jupiter est sensible aux croassements de la basse cour intellectuelle, les intellectuels de cour, la cohorte des flagorneurs, flatteurs, persifleurs, conseilleurs, zélés toujours, mais jamais payeurs. À n’ y prendre garde, Emmanuel Macon pourrait être happé par le syndrome François Hollande, le miroir des vanités intellectuelles françaises, victime de sa trop grande proximité, voire de sa complicité, avec la caste médiatique.

La Légion d‘Honneur

Emmanuel Macron s’imaginait induire une action en indignité du président syrien en instrumentalisant le processus visant à lui retirer la dignité de « Grande Croix » de la Légion d’honneur, pour en faire son procès moral, à chaque étape de sa dégradation symbolique : Décision du chancelier du Conseil de l’Ordre de la Légion d’Honneur, présentation de la décision au Grand Maître de l’ordre, en l’occurence le président français en personne, puis publication au Journal Officiel de la République Française.

En anticipant le mouvement par un « retour à l’envoyeur », -via l’ambassadeur de Roumanie en charge des intérêts syriens en France-, Bachar Al Assad a infligé un magistral camouflet à son homologue français, par effet boomerang en quelque sorte, en lui coupant l‘herbe sous les pieds.

Mieux, le Président syrien peut désormais se targuer de ne pas figurer dans le lot des bénéficiaires du grelot, dont bon nombre figure parmi les autorcrates hideux de l‘histoire, à l’instar de Benito Mussolini (Italie), Nicolas Ceasescu (Roumanie), Omar Bongo, (Gabon), Joseph Désiré Mobutu (République Démocratique du Congo), dont l’accès au territoire français a été cyniquement refusé au congololais au seuil de sa mort à titre de gratitude pour ses largesses à la classe politico médiatique française, de même que Zine El Abdine Ben Ali (Tunisie). Des récipendiaires qui constituent autant de stigmates sur la belle façade démocratique que la France veut donner d’elle même au Monde.

L’exception Française

Ah ce faux souci de l’« exception française », la fameuse spécificité française qui verse souvent dans la spéciosité, dans ses diverses déclinaisons « responsable mais pas coupable », ou sa variante ignoble de « fusible » d’un supérieur fautif d’un subordonné innocent, face cachée du « management panique » pour reprendre l’expression du sociologue Michel Crozier (cf: La crise de l’intelligence, essai sur l’incapacité des élites française à se reformer Inter-éditions 1995).

Un comportement attentiste, où des solutions de circonstances prévalent sur les règlements de fond ; un comportement de frilosité où la hardiesse d’une anticipation est bridée par la quiétude procurée par le pourrissement d’une situation, où la rationalité cède le pas à l’improvisation générée par une ambiance de catastrophisme.

Epilogue

Le mot de la fin revient au sociologue Michel Crozier qui porte un diagnostic au scalpel sur la France et son management panique : « L’image idéale du dirigeant français, c’est celle de l’homme qui analyse très vite les difficultés ou les opportunités, qui en fournit une brillante synthèse et qui édicte immédiatement les solutions ou les actions appropriées : clarté d’esprit, simplification et rapidité de décision. C’est ainsi qu’on provoque les grandes catastrophes».

… « Le deuxième corollaire, c’est la priorité donnée à la conception sur l’exécution. Elle sert d’excuse à l’ignorance du terrain, elle explique l’incapacité de beaucoup de dirigeants à appréhender la complexité des systèmes humains qui vont devoir mettre en oeuvre leurs décisions et en subir les conséquences. Cette distance par rapport aux réalités de la base est à la source de beaucoup d’échecs (…) La France est un pays particulièrement porté à l’engouement pour les modes et les gourous : pour les solutions séduisantes, avant même de savoir à quel problème elles peuvent s’appliquer».

Fin de la citation de Michel Crozier qui ne saurait en aucun cas être suspecté d’être un « anti français » l’accusation courante qui frappe quiconque heurte la bien pensance française.

Pour rappel la France se classe 23e sur 180 pays dans l’indice de perception de la corruption, publié par Transparency International, derrière certains de ses voisins européens comme la Belgique (16e), l’Allemagne (12e) ou le Royaume Uni (8e).

By René Naba

Le lobby pro saoudien aux Etats Unis


L’auteur dédie ce texte à Raif Badaoui et son épouse Ensaf, icône de la résistance saoudienne à l’absolutisme monarchique, blogueur et créateur en 2008 du site «Free Saudi Liberals», sur lequel il militait pour une libéralisation morale du Royaume Wahhabite. Accusé d’apostasie et d’insulte à l’islam, il est emprisonné depuis juin 2012. Il a été condamné à 1.000 coups de fouet et 10 années de prison. Son avocat Waleed Abu Al Khair est également emprisonné.

Arabie saoudite/ Etats Unis: Une relation sado masochiste

L’alliance entre les Etats Unis et l’Arabie saoudite est à proprement parler une alliance contre nature, en ce qu’elle scelle, sur la base du pétrole, une alliance antinomique entre l’une des plus anciennes démocraties du Monde et un royaume théocratique, le plus obscurantiste de la planète.

Pis, cette alliance débouchera sur une triangulation entre les Etats Unis, Israël, et l’Arabie saoudite d’une grande perversité en ce que le plus petit état du trio, Israël, dictera constamment sa volonté aux Etats Unis, la première puissance militaire de la planète, laquelle en obtempérant répercutera ses oukases au chef de file du Monde musulman, une communauté de 1,5 milliards de croyants.

En apparence paritaire, matérialisée par le pacte de Quincy, l’alliance saoudo américaine traduit en fait une relation sado masochiste, en ce que «le gardien des lieux saints de l’islam» souscrit sans sourciller aux ordres de son maître américain, tandis que le chef du Monde libre, à défaut de souscrire en catimini à toutes les turpitudes du pétrolier, l’exonère à tout le moins publiquement de sa responsabilité directe, comme ce fut le cas lors du raid du 11 septembre 2011 contre les symboles de l’hyperpuissance américaine.

Pour aller plus loin à propos du Pacte de Quincy, cf ce lien :
https://www.renenaba.com/le-pacte-de-quincy/

A – Bandar Bush

Illustration de cette singularité, deux pointures saoudiennes se sont distinguées au cours du dernier quart de siècle au sein du cénacle diplomatique de Washington, auprès des deux présidents américains les plus ouvertement perméables aux arguments des Saoudiens:

Bandar Ben Sultan, le propre fils de l’inamovible ministre saoudien de la défense pendant un quart de siècle, Sultan Ben Abdel Aziz, auprès de Georges Bush jr, si intime avec le président américain par ailleurs héritier de la grande dynastie pétrolière du Texas, qu’il fut surnommé «Bandar Bush».

Si intime que le «Great Gasby» du cénacle diplomatique de Washington prendra la liberté de s’installer sur le coude d’un canapé du bureau ovale pour recueillir, en primeur, bien avant les autres alliés de la coalition, la décision des Etats Unis d’envahir l’Irak, le 20 mars 2003, alors que les troupes américaines avaient dejà engagé leur offensive. Une photographie par son photographe personnel et non par celui de la Maison Blanche immortalisera cet instant de connivence.

Chez les Bush, le pétrole arabe est une affaire de famille, cf ce lien :
https://www.courrierinternational.com/article/2004/03/01/chez-les-bush-le-petrole-arabe-est-une-affaire-de-famille

L’invasion de l’Irak en 2003, présentée comme une opération en représailles au raid taliban du 11 septembre 2001 contre les symboles de l’hyperpuissance américaine, apparaitra rétrospectivement dans les annales internationales, comme le premier cas de représailles par substitution de l’Arabie Saoudite, dont l’Irak en sera la victime collatérale d’un jeu de billard à trois bandes en ce que le commando terroriste était constitué de 15 membres de nationalité saoudienne sur un total de 19.

Son frère, le général Khaled Ben Sultan, interface du général Norman Scwharzkoff, commandant en chef de la coalition internationale lors de l’opération «tempête du désert» contre l’Irak, en 1990-1991, a ponctionné, lui, en toute impunité, l’intendance du corps expéditionnaire occidental de 4 milliards de dollars à titre de rétro commissions sur le ravitaillement des troupes.

Bandar se contentera de moins. Il percevra une dime d’un milliard de dollars dans les transactions militaires de son pays avec les puissances occidentales (le contrat Toronado avec le Royaume Uni). Sans doute, au titre de contrepartie au sacrifice des troupes occidentales pour la défense du Royaume et de contribution à la vie luxuriante de l’ambassadeur saoudien à Washington.

https://www.lemonde.fr/international/article/2007/06/07/bae-systems-aurait-verse-un-milliard-de-livres-de-pots-de-vin-a-un-prince-saoudien_919926_3210.html

Quand le «born again» s’en est allé vers l’oubli politique, au terme d’une double mandature calamiteuse pour les Etats Unis, le dandy saoudien, propulsé à la tête du djihadisme planétaire, versait dans l’alcoolisme, avant de sombrer dans l’éthylisme, vaincu par son rival régional dans la guerre de Syrie, le Hezbollah libanais.

La confrontation entre le cappo di tutti cappi et Hassan Nasrallah, sur ce lien
https://www.renenaba.com/sous-la-syrie-le-hezbollah/

B – Khaled Ben Salmane, la 2me pointure: le propre fils du roi, un pilote membre de la coalition anti Daech

Quinze ans après, sous Donald Trump, le Roi d’Arabie saoudite a choisi comme ambassadeur son propre fils, le prince Khaled Ben Salmane Ben Abdelaziz (28 ans), pilote de l’armée de l’air, membre de l’escadrille ayant bombardé les positions du groupe islamique Daech dans le cadre des frappes organisées par la coalition internationale menée par les Etats-Unis.

Mieux Donald Trump a réservé son premier déplacement à l’étranger, au Royaume, le 19 Mai 2017, marquant l’adoubement de l’artisan du «Muslim Ban» par les pétromonarchies sunnites. Le «Muslim Ban», mesure phare de l’administration, est le décret anti immigration signé par le président américain le 30 janvier 2017 interdisant aux réfugiés et à sept pays musulmans d’entrer sur le sol américain.

La caution du gardien des Lieux Saints de l’Islam à l’égard de la politique xénophobe du président américain, dans un geste qui va à l’encontre du tollé suscité par cette mesure tant sur le plan intérieur américain et que sur le plan international, s’est accompagnée d’une abdication des pétromonarchies à l’égard de la question palestinienne et sa substitution par un pacte tacite entre Les Etats Unis, l’Arabie saoudite et Israël face à l’Iran.

A noter que le prince Khaled sera exfiltré de l’ambassade saoudienne à Washington et nommé vice-ministre de la défense dont le titulaire n’est autre que son frère aîné  le Prince héritier Mohamad Ben Salmane,  pour sa probable implication dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et remplacé par la princesse Rim Bint Bandar, la propre fille de Bandar Bush.

Une triangulation d’une grande perversité

Les ambassadeurs d’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis sont ainsi donc les deux diplomates qui ont l’accès le plus facile à la Maison Blanche, sous la présidence de Donald Trump, bénéficiant même d’une sorte de préséance sur les représentants de l’Otan et se situent juste derrière l’ambassadeur d’Israël.

L’Etat hébreu constitue en fait un plafond de verre infranchissable, malgré toutes les courbettes des pétro monarques, malgré toutes les couleuvres qu’ils avalent à journée faites.

Leur primauté s’arrête là où commence le passe droit israélien en raison de la puissance du lobby juif américain, le plus puissant au monde au sein du plus puissant pays du Monde. Jamais lobby n’a autant mieux exercé son emprise sur un état dans les annales internationales au point que le lobby juif américain constitue un cas d’école de captation absolu de pouvoir.

L’Arabie Saoudite vit donc ainsi sous un régime de «souveraineté limitée» invariablement sous les fourches caudines des Etats Unis, au-delà d’Israël, conditionnée par les impératifs stratégiques des Etats-Unis, eux-mêmes sur conditionnés par les impératifs hégémoniques israéliens sur la zone. Une triangulation d’une grande perversité.

Le discours disjonctif américain

L’Arabie saoudite est certes l’artisan de deux plans de paix pour le règlement du conflit israélo-arabe, mais les Etats Unis n’ont jamais daigné faire pression sur Israël pour qu’il prenne en compte les offres de paix saoudiennes et sauver ainsi la face du meilleur allié arabe des Etats Unis.

C’est Israël qui a introduit la course aux armements atomiques au Moyen Orient et cela depuis soixante-dix ans et refuse de se soumettre aux contrôles prévus par le Droit International. Mais c’est l’Iran qui constitue l’unique danger nucléaire de la zone. Durant toute cette période, l’Arabie saoudite ne s’est jamais plainte de la possession par Israël de l’arme atomique, ni à chercher à imposer un contrôle international de son usage.

Il en est de même du péril chiite, suscité par les Américains en décapitant les deux adversaires idéologiques -et sunnites- de l’Iran chiite révolutionnaire, les Talibans, en Afghanistan, en 2001, et l’Irak baasiste et laïc de Saddam Hussein, en 2003. L’Iran est ainsi devenue une puissance régionale redoutée non pas tant sous l’effet d’une politique volontariste, mais par effet d’aubaine consécutive à la politique erratique américaine.

Les guerres croisées des États-Unis en Irak pour le compte d’Israël, depuis 2003, la guerre d’Israël au Liban contre le Hezbollah pour le compte de l’Amérique, en 2006, constituent de parfaites illustrations de l’intrication d’Israël dans la stratégie américaine.

L’exemple le plus criant est l’important contrat militaire de l’ordre de 300 milliards de dollars sur dix ans, -conclu en 2017 entre les Etats Unis et le Royaume saoudien destiné à renforcer les capacités balistiques et navales du royaume saoudien face à l’Iran-, tout en «préservant la supériorité militaire israélienne dans la zone» selon un membre de l’administration américaine. Trois cents milliards sans pouvoir parvenir à la parité avec Israël.

Le 2me exemple est la transaction sur la fourniture de réacteurs nucléaires à usage pacifique à l’Arabie saoudite. Promise par Donal Trump au Roi Salman, cette transaction sur 18 réacteurs d’une valeur de 150 milliards de dollars se heurte néanmoins à une vive opposition au Congrès du fait du loby juif américain, quand bien même la dynastie wahahbite a scellé une alliance souterraine avec l’Etat Hébreu face à l’Iran, le voisin millénaire des Arabes.

Le 3 me exemple: Le retrait unilatéral américain de l’accord international sur le nucléaire iranien

Le retrait américain de l’accord international sur le nucléaire iranien ne résulte pas d’une décision stratégique de Donald Trump, mais répond largement à son souci d’honorer d’une créance électorale, de s’acquitter d’une dette en quelque sorte, à l’égard de trois milliardaires américains hyper pro-israéliens: le casinotier Sheldon Adelson, Bernard Marcus, (immobilier) et Paul Singer, fondateur du fonds «Elliot Management Corporation», réputé pour sa rapacité au point d’être qualifié de «fonds vautour». Sheldon Adelson, un proche du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et ses deux autres collègues ont largement financé la campagne présidentielle de Donald Trump.

Eli Clifton soutient que Donald Trump se heurtait à une vive résistance des personnalités importantes de son proche entourage (le ministre de la Défense, James Mattis, le président de la commission des Affaires étrangères de la chambre des représentants, Ed Ross- Républicain de Californie, de même que les trois principaux alliés européens de l’Amérique (Allemagne, France, Royaume Uni), ainsi que plus des 2/3 des Américains qui ne s’imaginaient pas que le président allait se retirer de l’accord sur le nucléaire iranien, selon un sondage CNN effectué mardi 8 Mai 2018, le jour même de l’annonce du retrait américain.

Sheldon Adelson et Bernard Marcus sont deux membres de la coalition de Likoud du Parti Républicain, autrement dit des adhérents au parti d’extrême droite israélienne au sein d’un parti américain.

Leur pari sur Donald Trump leur a généré de substantielles retombées: Alliance totale des Etats-Unis avec Israël, transfert de l’ambassade des Etats Unis vers Jérusalem, prélude à l’officialisation de la mort du projet de création de deux Etats: Israël- Palestine.

Dans ce contexte, il est important de rappeler la position du tandem Adelson Marcus sur l’Iran: Le casinotier préconisait un bombardement nucléaire préventif assorti d’une menace de changement de régime à Téhéran, en prélude à des négociations portant sur la renonciation définitive de l’Iran à son programme nucléaire.

Bernard Marcus a, pour sa part, résumé sa position, dans une interview à Fox Business en 2015 par cette formule lapidaire: «l’Iran c’est le diable».

CF Eli Clifton: Follow The Money-Three Billionaires paved way to Trump’s Iran deal withdrawal. Mays 8 2018
https://lobelog.com/three-billionaires-paved-way-for-trumps-iran-deal-withdrawal/

L’argumentaire saoudien et le réseau lobbyiste saoudien aux Etats Unis

L’argument de base: Le golfe Arabo-Persique, dont les sous-sols renferment les deux tiers des réserves pétrolières connues dans le monde, demeure pour longtemps un espace géostratégique de première importance, qu’il convient de garder sous contrôle coûte que coûte.

Tel un leitmotiv, cet argument répété inlassablement par le lobby saoudien a fini par porter, allant droit au cœur des partisans d’une politique étrangère belliqueuse justifiant par là même l’absence de solution de rechange au partenariat entre Washington et Riyad.

Le lobby pro saoudien profite à plein de ce que l’anthropologue Janine Wedel appelle l’avènement du «gouvernement de l’ombre».

Depuis la révolution néolibérale de la décennie 1980-1990, observe-t-elle dans son livre Shadow Elite (Basic Books, 2009), les administrations successives ont méticuleusement privatisé les fonctions du gouvernement en les sous-traitant à des «compagnies, des agences de consultants, des think tanks et d’autres prestataires non gouvernementaux». «Ces intervenants privés, ajoute-t-elle, sont parties prenantes du travail gouvernemental, impliqués dans tous les aspects de la gestion des affaires publiques ainsi que dans la conception, l’adoption et la mise en œuvre des lois.» Alors qu’autrefois la mise en application des décisions fédérales incombait presque exclusivement aux agents de la fonction publique, à présent les trois quarts de ce travail, mesuré en termes d’emplois, sont confiés à des contractants externes.

La pratique était connue depuis longtemps, mais elle s’est propagée comme un feu de brousse depuis les premières années de la présidence de M. William Clinton (1993-2001).

Le Général David Petraeus, Anthony Cordesman, et Brooking Institution parmi les bénéficiaires américains des subventions pétro monarchiques:

Le Centre pour le progrès américain (CAP) a bénéficié d’une subvention d’un million de dollars de la part d’Abou Dhabi. Ce think Thank a été fondé par l’ancien directeur de campagne d’Hillary Clinton, John Podesta, dont le frère Tony est dûment enregistré comme lobbyiste pro saoudien. Les deux frères opèrent désormais en tandem au sein du «Podesta Group».

Le chroniqueur du Washington Post David Ignatius est un bon exemple de courroie de transmission entre groupe d’intérêts et monde des médias. Ses détracteurs l’affublent des sobriquets d’«apologiste en chef de la CIA» et de «majorette de l’Arabie saoudite».

Le Conseil de l’Atlantique (Atlantic  Council) a reçu 2 millions de dollars en 2015 de la part des Émirats arabes unis et de bienfaiteurs proches de Riyad. Le général David H. Petraeus, ancien commandant du Centcom, est membre de son conseil de direction.

Le Centre d’études stratégiques et internationales (CSIS) a eu droit à 600.000 dollars en 2015 de la part de Riyad et d’Abou Dhabi. Anthony Cordesman, une des figures du CSIS est un ténor du réseau pro saoudien à Washington. Ex-conseiller du sénateur républicain John McCain, ce vétéran du Pentagone, du département d’État et du ministère de l’énergie a surtout la réputation d’être un savant sérieux, dont les travaux sur le marché international de l’énergie sont largement respectés. C’est donc une recrue de choix.

A noter que durant la phase finale du projet de loi JASTA, c’est-à-dire après son vote par le Congrès américain et dans l’attente du veto du président Obama, le Centre d’études et des affaires des médias à la Cour royale saoudienne a signé un contrat avec la société «Squire Patton Company Boggs LLP» pour les services juridiques, d’un montant de 100 000 dollars par mois. Ce contrat prévoyait que la société offre ses services juridiques, entre le 19 Septembre 2016 et le 30 Septembre 2017, sans compter «une assistance stratégique et juridique sur la politique étrangère et les questions relatives au gouvernement des Etats Unis
Un constat identique a avait été signé avec «SRG LLC, Relations gouvernementales et lobbying», d’une valeur de 45.000 $ dollars par mois, s’étalant du 18 Septembre au 18 Décembre 2016, en vue de convaincre les responsables de la politique américaine d’apprécier «la valeur du partenariat privé américano-saoudien et l’importance de l’Arabie dans la garantie des intérêts économique et sécuritaire sensibles des États-Unis ».
La liste serait incomplète si l’on oubliait de mentionner la Brookings Institution (21,6 millions de dollars de dons en provenance du Qatar depuis 2011, et au moins 3 millions des Émirats depuis mi-2014), deux des plus belliqueux états de la zone.

Enfin, une mention spéciale pour le New York Times, qui pendant 70 ans à assumer un rôle laudateur en faveur du royaume saoudien, se pâmant avec constance devant toutes les réformes même les plus insignifiantes décidées au compte-goutte par le plus obscurantiste régime de la planète.

Pour aller plus loin sur ce sujet, cf à ce propos
http://www.jadaliyya.com/Details/34727/Seventy-Years-of-the-New-York-Times-Describing-Saudi-Royals-as-Leading-Reform

Pour aller plus loin sur le lobby saoudien aux Etats-Unis, cf ce lien https://www.monde-diplomatique.fr/2017/07/LAZARE/57670 Daniel Lazare, auteur de «The Velvet coup: The constitution, the Supreme Court and the decline on American Democracy». Verso Londres 2011.

By René Naba , in Politique on 29 juillet 2019 .

Pierre Péan : « Le journalisme d’investigation n’existe pas ! »


FIGAROVOX/GRAND ENTRETIEN – D’affaire en affaire, il est de plus en plus difficile de déterminer l’influence des juges, des policiers, des journalistes. Pour Figarovox, Pierre Péan décrit en détail ce qu’est une enquête sur un sujet sensible. Il s’inquiète aussi de la tyrannie de la transparence qui, selon lui, s’installe jour après jour.

Par Eugénie Bastié, Alexandre Devecchio et Vincent Tremolet De Villers

Passionné de Tintin, Pierre Péan a parcouru le monde à la recherche d’informations cachées, de secrets d’états, de réseaux influents. Journaliste à l’AFP, puis à l’Express, il a ensuite mené une carrière indépendante en pigeant dans différents journaux et publiant grosso modo un livre par an. Affaire Elf, Mitterrand, le Rwanda, le Kosovo, Le Pen: il a marché sur tous les terrains. Une jeunesse Française: François Mitterrand ou La Face cachée du Monde (avec Philippe Cohen) furent des succès retentissants. Ce journaliste dans l’âme s’étonne pourtant du pouvoir grandissant des média et des métiers de l’information. Il s’inquiète de la tyrannie de la transparence et de l’immédiateté. Pour lui le journaliste est tout sauf un auxiliaire de justice.

FIGAROVOX: Durant les trois semaines qui ont précédé les municipales, les «affaires» se sont succédées. Qu’en pense l’enquêteur?

Sur ces affaires, je n’ai pas mené l’enquête. Mais elles témoignent d’une évolution du métier qui existe depuis des années. Les principes qui guident la profession de journaliste semblent avoir profondément changé. Si l’on part de très loin, on peut dire que nous assistons à une inversion de ce qu’avaient prévu les législateurs le 26 Aout 1789 qui, dans la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen avait mis la présomption d’innocence au 9ème article, la liberté de la presse , deux articles plus loin, à l’article 11. Aujourd’hui la liberté de presse prime, dans les faits, sur la présomption d’innocence. Ces affaires témoignent du fait qu’on assiste de plus en plus à l’association de deux pouvoirs: le pouvoir judiciaire et le pouvoir médiatique. Cela n’est pas sain dans une démocratie d’avoir deux pouvoirs qui font alliance. En tant que citoyen, quelque chose me dérange profondément: aujourd’hui, un certain journalisme se fonde sur la violation de la loi. Toutes les grandes affaires que vous évoquez sont basées sur la violation du secret de l’instruction. Le journaliste dit «d’investigation» a des pouvoirs et des moyens exorbitants du droit commun. En publiant une écoute, c’est comme s’il avait la possibilité d’écouter, de perquisitionner. Cela pose le problème de la défense du justiciable. Les politiques ne sont pas des sous-citoyens, ils méritent une protection de leur intimité, comme tout le monde.

La loi autorise parfois les écoutes…

Je suis étonné que la profession ne se pose pas des questions sur la mise en pâture des écoutes. J’ai feuilleté un livre, récemment, qui s’appelle Les mots volés. Il est d‘Edwy Plenel. En voici un extrait:

«Un dialogue au téléphone, c’est comme une conversation avec soi-même. Si l’interlocuteur est un intime, on s’y livre, on s’y met à nu, on y pense tout haut, on parle trop vite, on exprime ce qu’on ne pense pas vraiment, on ment, on profère des bêtises, on dit n’importe quoi, on affirme comme une vérité ce dont on doute profondément, ; on émet des hypothèses, on tâtonne et on trébuche, on est parfois désagréable avec son meilleur ami (…) bref on se croit chez soi, à l’abri, dans une intimité protectrice, délaissant les apparences, oubliant les convenances, perdant toute réserve, faisant fi des rôles que l’on joue à l’extérieur, au travail ou dans la rue».

C’est très bien dit, n’est-ce pas?

Mais après une instruction, l’inculpé peut être innocenté?

Dans un tel système ,si le jugement innocente la cible des journalistes, celle-ci n’aura droit qu’à quelques lignes dans les journaux. Et cette innocence judiciaire ne rééquilibrera pas la culpabilité installée dans l’opinion publique .

Justement, dans le cas précis des écoutes Sarkozy, quel peut être selon vous le canal qui mène du cabinet du juge d’instruction aux journaux?

Pour que les écoutes atterrissent sur le bureau d’un journaliste, il faut qu’il y ait une volonté des deux côtés. Qui peut avoir une idée pareille? Le point d’origine est forcément l’autorité judiciaire. Soit c’est l’autorité judiciaire qui estime dans sa stratégie d’instruction qu’il est utile que les écoutes soient connues publiquement, soit il s’agit d’un acte militant, destiné à nuire.

Etes-vous un journaliste «d’ investigation»?

Ça fait des années que je m’évertue à répéter que je ne me reconnais pas sous le vocable de «journaliste d’investigation». «Investigation», c’est la traduction d’une expression américaine policière. Je préfère le mot «enquête». Je me définirai plutôt comme un «enquêteur d’initiative sur sujets sensibles». Attendre sur son bureau les PV des juges, ce n’est pas ce que j’appelle de l’enquête, mais de la simple gestion de fuites. Le journaliste devient un pion, rentrant dans les objectifs des uns et des autres, devenant l’outil de vengeances ou de stratégies judiciaires. Je revendique de prendre l’initiative, je ne suis pas un auxiliaire de justice, je n’ai pas besoin de la justice pour déterminer le sujet de mes enquêtes.

Justement, comment choisissez-vous les sujets de vos enquêtes?

Depuis le début de ma carrière, je fais grosso modo la même enquête. J’ai commencé comme journaliste économique, et plus précisément pétrolier. Le pétrole, c’est le Moyen-Orient et l’Afrique. Qui le protège? Les services secrets. Quelle était la grande entreprise? ELF. Qui était la grande figure de la Quatrième et Cinquième République, qui a fait EDF, la bombe, l’indépendance énergétique nationale, c’était Pierre Guillaumat. C’est en enquêtant sur Guillaumat que j’ai fait les Emirs de la République. Ensuite j’ai fait mon plus beau scoop: comment la France a donné la bombe atomique à Israël. A chaque fois je retombais sur Guillaumat et sur ELF. Je tombe ensuite sur les «avions renifleurs», toujours ELF. De fil en aiguille on passe d’une affaire à l’autre. Je m’intéresse à l’Afrique, donc j’enquête sur Jacques Foccart le «monsieur Afrique» des services secrets. J’entends parler pendant l’enquête d’un docteur Martin, fondateur de la Cagoule. J’écris sur le docteur Martin. La fille du docteur Martin me raconte que Mitterrand était dans la voiture avec les gens qui ont mis la bombe à la confédération générale du patronat français, rue de Presbourg. J’ai donc enquêté sur Mitterrand (Une jeunesse française)… J’ai été passionné par l’histoire de la tragédie rwandaise, écrit un livre et du coup je me suis intéressé à Kouchner. Et dans Un monde selon K j’écris tout naturellement un chapitre sur le Kosovo. Dès lors ma mécanique se met en route pour approfondir cette incroyable histoire de la guerre du Kosovo et en fais un livre sur le Kosovo. Et ainsi de suite…

Combien de temps consacrez-vous à vos enquêtes?

Le temps c’est la clé. A compétences égales, c’est le temps qui fera la différence. On est dans un système aujourd’hui de réduction du temps dans les journaux. Je me souviens de L’Express au début des années 1970: il y avait de l’argent autant qu’on voulait pour faire des enquêtes. Ceci dit je n’ai pas à me plaindre. Dans Paris je suis un des journalistes qui a le plus les moyens pour mener des enquêtes. Je peux partir à l’autre bout de la planète si je veux quand je veux. On ne peut dégager du temps que si on a de l’argent: je réinvestis l’argent de mes livres dans mes enquêtes. Aujourd’hui les journalistes n’ont plus le temps.

Avez-vous subi des pressions lors de vos investigations?

Bien sûr! Un journaliste qui n’a pas de pressions, c’est qu’il fait mal son boulot! Le problème c’est quand les pressions vont trop loin. Que les gens essaient par tous les moyens de m’empêcher d’écrire, c’est normal, c’est le jeu: j’emmerde le monde! Je ne vais quand même pas crier au scandale et à l’atteinte à la démocratie! Quand la menace est physique en revanche ça devient compliqué: j’ai eu des menaces de morts, des tentatives d’assassinat, des écoutes, etc..

Qu’est-ce qui doit animer un enquêteur?

«La plume dans la plaie» comme disait Albert Londres ? En vérité, ce n’est pas cet esprit qui m’anime. Ce qui m’anime, c’est la curiosité, l’envie d’aller voir ce qui se passe derrière le mur, de plonger dans les coulisses. Essayer de comprendre. On va se moquer de moi, mais au fond, il y a un référence importante chez moi: c’est Tintin. Et au fond ,je suis encore en culottes courtes, j’adorais les jeux de piste, trois petits bouts de bois dans un rectangle et une flèche qui indiquait qu’à trois mètres, j’aurais une autre indication et de fil en aiguille, dans la forêt, j’arrivais au trésor. Bref, la chasse au trésor…journalistique. Je peux parfois avoir du ressentiment quand ça va trop loin. Mais généralement ça ne dure pas. Il m’arrive assez souvent de devenir proche de gens qui m’ont attaqué ou que j’ai attaqués. Je ne n’ai pas dans les tripes l’envie de faire tomber des têtes. Je ne suis pas un militant. J’aime traquer les vérités qu’on me cache, mais je n’ai pas envie de tuer, j’ai envie de comprendre. Je ne cherche pas à trainer les gens sur les bancs de la justice, à les faire condamner. Je ne me vois pas comme le bras armé de la justice. Ce n’est pas ma vocation. Je ne suis pas là pour faire mettre les gens en taule.

La transparence, pour vous, ce n’est pas une valeur?

Cela ne me pose aucun problème que l’Etat m’oppose le secret d’Etat, si ce secret d’Etat est justifié. Mais si ,comme le cas des «avions renifleurs», le secret d’Etat dissimule une combine, alors là je vais le briser sans aucun problème. Mais la transparence absolue, pour moi, c’est la dictature absolue.

Etre bon enquêteur, c’est mettre à mal les puissants …

Il m’est souvent arrivé de mettre à mal le pouvoir en place. Mais je n’ai pas de point de vue moral. Ma motivation, c’est plus le Vrai que le Bien, même si évidement ils sont liés. Ne nous racontons pas d’histoires, le journaliste n’est pas un saint, il se salit les mains. Laissons la morale à d’autres. J’essaie d’utiliser le moins possible d’adjectifs dans mes livres, ce qui m’importe ce sont les faits, rien que les faits. Même si une juxtaposition de faits particulière fait toujours émerger une idée bien précise. Je ne conclus pas mes enquêtes. Le dernier chapitre d’Une jeunesse française reprend pour titre une citation de Flaubert: «la bêtise, c’est de conclure». Je laisse aux autres l’interprétation des faits que je livre dans mes enquêtes.

Quand vous enquêtez, comment faites-vous la part entre information et manipulation?

Je ne travaille que dans l’ère manipulatoire. Toute personne que je rencontre essaie de me manipuler, c’est le jeu. C’est à moi de faire la part des choses, d’avoir suffisamment de lucidité pour comprendre quand et comment on veut m’utiliser. Je suis toujours dans la manipulation, c’est le propre de ce métier. Il y a un aspect qu’on ne veut jamais dire dans le journalisme: on utilise les faiblesses des uns et des autres. Mais c’est nous qui avons […]

Suite à lire sur : Le Figaro, Pierre Péan, Par Eugénie Bastié, Alexandre Devecchio, Vincent Tremolet De Villers, 28-03-2014

https://www.les-crises.fr/pierre-pean-le-journalisme-dinvestigation-nexiste-pas/

La Licra vue par Israël Adam Shamir


Laissez donc les juifs en dehors de tout ça!

(une lettre du journaliste israélien Israël Adam Shamir)

Une photo de M. BHL a été brûlée par des protestataires à Paris. Un évènement constaté et montré sur un site lié à M. Alain Soral. La LICRA a aussitôt accusé celui-ci d’antisémitisme, ce qui est un délit passible de la loi, sur la base de ce fait. Je trouve leur mauvais usage de la position juive dans la société française totalement inacceptable, pour les raisons suivantes.

M. BHL est un citoyen français qui a droit à ses opinions. Néanmoins, aucune de ses opinions ne saurait ou ne devrait être agréée en tant que « la position juive ». Les juifs français, et certainement les juifs du monde entier, manifestent une large diversité d’opinions, les uns sont d’accord avec BHL sur certains points et d’autres pas, et parfois même s’opposent vivement à ses vues. M. BHL a été un soutien fervent, voire un instigateur, de l’attaque de l’OTAN contre la Libye en 2011, attaque qui a fait de ce pays d’Afrique du Nord relativement prospère un Etat failli tenu par des gangs islamistes armés. M. BHL a été un soutien fervent, voire un instigateur, du coup d’Etat à Kiev en 2014, qui a renversé le président légitime de l’Ukraine et qui a amené au pouvoir des gens qui soutiennent le collabo nazi Stepan Bandera. M. BHL a tenté de pousser à la colère ses compatriotes français contre les Gilets jaunes. Ces choix, et d’autres également déclarés par Mr BHL, ont été un motif d’indignation de certains citoyens français qui ont exprimé leur indignation en brûlant sa photo. Ces actes de M. BHL et de ses adversaires sont parfaitement légitimes et rentrent dans le cadre de la liberté d’expression publique.

Ce qui ne saurait être légitime, c’est une tentative de la LICRA pour créer l’impression fausse que ces opinions et conduites de M. BHL étaient une expression de la position juive. C’est là un mensonge odieusement antisémite. Les juifs de France, d’Israël et du reste du monde ne voulaient nullement le bombardement de la Libye ou les émeutes de Kiev; les juifs n’ont pas de position politique unifiée sur les élections françaises ou sur les mouvements politiques français. Il y a des juifs français qui soutiennent les Gilets jaunes, et d’autres qui les rejettent. Les uns votent pour M. Macron et d’autres pour Mme Le Pen ou M. Soral. Il n’y a que des antisémites pervers pour prétendre que tous les juifs suivent et soutiennent M. BHL. Or cette assertion maligne, c’est la LICRA, autoproclamée « organisation de lutte contre l’antisémitisme » qui l’a brandie.

Permettez-moi de le redire: l’entité appelée LICRA ne représente pas les juifs français, car elle n’a pas été élue par les juifs français. Ni les juifs français ni d’autres juifs n’acceptent d’être dirigés par la LICRA. C’est une organisation politique qui a ses propres objectifs; objectifs qui ne se superposent pas à ceux de la majorité des juifs en France ou ailleurs.

Tandis qu’il est possible d’argumenter que dans certains cas la LICRA agit dans l’intérêt des juifs en combattant le préjugé anti-juifs, dans le cas particulier, la LICRA agit contre les intérêts juifs, dans la mesure où cette action contribue à renforcer le préjugé anti-juif selon lequel tous les juifs agiraient de concert pour quelque finalité douteuse telle que la destruction de la Libye ou la déstabilisation de l’Ukraine, ou d’autres objectifs controversés.

Les juifs en tant que juifs n’ont pas de position sur ces sujets. M. BHL n’est pas un représentant élu ni une autorité spirituelle des juifs en France ni nulle part ailleurs. Il ne s’habille pas comme un juif pratiquant, n’observe pas les lois juives ni les coutumes juives; sa famille est célèbre pour comporter des apostats; ses actions ont toujours été celles d’un agent libre; il n’a jamais consulté les autorités juives, spirituelles ou temporelles. Il a parfaitement le droit d’avoir ses propres opinions et points de vue; néanmoins il ne saurait prétendre qu’il agit dans l’intérêt des juifs ni qu’il représente les juifs. La LICRA en a donc d’autant moins de droit à prétendre qu’une protestation contre BHL soit un acte contre le peuple juif comme un tout, ni donc comme un acte relevant de l’antisémitisme. S’il y a bien quelque chose d’antiémite c’est la LICRA qui suggère qu’une attaque contre BHL est une agression contre le peuple juif. Si c’était le cas, devrions-nous considérer une condamnation du comédien noir M Dieudonné comme un acte de racisme anti-noir?

Il est parfaitement légal de brûler l’image de BHL en Israël; et j’ai l’intention de le faire demain à Tel Aviv sur la Gordon Beach. Aucun tribunal en Israël ne m’accuserait d’antisémitisme si je mettais le feu à sa photo; même chose avec un portrait de M. Netanyahou, qui est d’ailleurs un représentant élu de l’Etat juif d’Israël. Tandis que le drapeau israélien est protégé contre la profanation, l’image d’une personne d’origine juive ne l’est pas. On est libre de la brûler ou d’en faire ce qu’on voudra, selon ses envies.

Je suis certain que les citoyens français ne sont pas moins libres que les citoyens israéliens, et j’espère que le tribunal français rejettera le grief sans fondement du LICRA, entité auto-proclamée, contre Alain Soral. Ce serait une bonne chose si M. BHL trouvait le courage de soutenir M. Soral contre la LICRA en affirmant que cette entité n’a pas agi ni n’agit en tant que représentante légitime ou autorité spirituelle des juifs français. Encore mieux, si la République française accusait la LICRA d’encourager le préjugé anti-judaïque par des griefs sans fondement.

Si la République française trouve nécessaire de condamner M. Alain Soral pour une raison ou une autre, qu’elle le fasse sans prétendre agir au nom de la cause juive. Laissez les juifs en dehors de cette polémique! Nous et nous ancêtres avons assez souffert sans être utilisés comme une sorte d’argument suprême dans une dispute intérieure entre Français.

Voir l’excellent clip « Giliets gilets jaunes » (rap) en question ici:

– Source : Entre La Plume et l’Enclume

http://www.zejournal.mobi/index.php/news/show_detail/17844

Quand Mocky dénonçait la Pédophilie des Élites !


Jean-Pierre Mocky, décédé il y a quelques jours, est tombé sur une Omerta lorsqu’il dénonçait la Pédophilie des Élites !

Jean-Pierre Mocky parle de pédophilie institutionnalisée avec :

Les Ballets Écarlates

Film complet offert par Jean-Pierre Mocky sur internet car aucun circuit ne voulait diffuser le film !

Le réalisateur de « L’Albatros », préparait un film sur les Gilets Jaunes, avait confié avoir passé « passé trois nuits avec ces gens-là, sur des barrages ».

Un film qui ne verra jamais le jour.

Jean-Pierre Mocky, décédé le jeudi 8 août 2019 à l’âge de 86 ans, avait confié au mois d’avril que son prochain long-métrage porterait sur les Gilets Jaunes.

Dans une interview au site Chaos Reigns, le cinéaste avait même indiqué qu’il était allé à la rencontre de ces “braves types” faisant le piquet sur les ronds-points.

“Naturellement, il sera question des gilets jaunes dans mon prochain film, parce que j’ai mon opinion sur le sujet.

Je les défends, ce sont des braves types.

Sources : GJ Magazine
– Source : Le Grand Changement