Cette affaire est la plus grave de la Ve République


Cela aurait pu être une affaire comme une autre, telle que la France en connait régulièrement, écume de petits arrangements et de . Seulement voilà, en plus des habituelles rétrocommissions troubles dans les contrats d’armements, en plus de la valse des valises de billets, en plus des amitiés louches des hommes politiques français s’encanaillant auprès d’intermédiaires véreux et hauts en couleur, il y a eu la

Mouaamar Kadhafi & Nicolas sarkozy

 

Une qui a plongé la Libye dans des micro-guerres civiles et dans un chaos généralisé, et dont les secousses déstabilisatrices n’en finissent pas de s’enfoncer plus loin en .

Dans leur livre solidement documenté, Avec les compliments du guide, Sarkozy-Kadhafi, l’histoire secrète, les deux journalistes de Médiapart étayent une démonstration impeccable. Et implacable pour une certaine idée de la France, pays qui se fait le chantre des droits de l’homme. Car on y croise de l’argent sale, des morts suspectes, des exfiltrations opportunes, des écoutes secrètes. Et la guerre, avec son cortège de propagande, d’idiots utiles et de et déraison d’État.

Ce livre est le résultat de six ans d’enquête. Avez-vous rencontré des difficultés, est-ce le temps qu’il fallait pour dénouer les fils ou est-ce tout simplement parce que l’affaire s’est étendue sur ce laps de temps ?

Fabrice Arfi : Les premiers éléments collectés l’ont été au printemps 2011. Il s’agissait des « documents Takieddine ». Nous avions en notre possession le disque dur de [l’homme d’affaires franco-libanais] Ziad Takkiedine, dans lequel apparaissaient des dizaines de milliers de documents : des photos où l’on voyait Jean-François Copé [en 2003, alors qu’il était secrétaire d’État chargé des relations avec le parlement et porte-parole du gouvernement] dans la piscine de Ziad Takieddine ou Brice Hortefeux [ministre de l’Intérieur, du Travail puis de l’Immigration sous la présidence Sarkozy] sur le yacht du même Ziad Takieddine, mais également des éléments portant sur l’affaire Karachi, des notes manuscrites de l’intermédiaire, des éléments financiers et bancaires, des contrats offshore, des rapports des services de renseignement, des notes blanches envoyées à Claude Guéant [secrétaire général de la présidence de la République puis ministre de l’Intérieur et de l’Immigration sous la présidence Sarkozy] ou à Nicolas Sarkozy [alors président de la République], qui montraient un début d’ franco-libyenne qui ne correspondaient pas à la version officielle.

C’est ce fil qu’on a commencé à tirer pour aboutir à ce livre. Un livre documenté de toute part et de manière différente pour une qui nous paraît invraisemblable, mais qui, pourtant, est vraie.

Vous qualifiez la remise de ce disque dur de « divine surprise ». Vous êtes-vous posé la question du risque d’une ou de règlements de compte à travers cette remise de documents ?

FA : C’est le propre du journalisme. Les sources parlent souvent à un journaliste parce qu’elles ont intérêt à le faire. D’autres nous ont aussi parlé en raison d’une certaine idée du bien commun, pour nous aider dans une affaire que nous considérons comme la plus grave de la Ve République et même des Républiques qui ont précédé.

Mon propos de journaliste est certes de comprendre les intérêts des sources, mais ce qui m’importe est de déterminer si les documents sont authentiques. Puis voir si ce qu’ils racontent est d’intérêt public ou non. Dans les deux cas, les documents cités sont parfaitement authentiques et sont d’intérêt public.

Kadhafi a été celui qui ne voulait pas, au sommet de l’État libyen, sortir les documents. Il ne croyait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu’au bout de ses menaces de guerre totale

Ces documents nous permettent aujourd’hui de documenter de la manière la plus précise possible une affaire de de dimension internationale avec des jets de pluriels qui partent de plusieurs dignitaires libyens et qui arrivent dans plusieurs poches de personnages publics et intermédiaires en France.

Des questions se posent sur des enrichissements personnels, sur un financement occulte, sur des gens qui meurent de morts « accidentelles », sur des pressions sur les services secrets, sur une justice empêchée. Avec en toile de fond, l’histoire d’une guerre, celle contre la Libye en 2011, sur laquelle se posent là aussi de nombreuses questions.

Comment écrire un livre à charge sur des personnes théoriquement encore présumées innocentes ?

FA : Nous assumons le fait que ce livre soit à charge. La présomption d’innocence est un concept juridique et nous précisons dès le début du livre que si certains protagonistes sont mis en examen, d’autres n’ont même pas été interrogés, comme Nicolas Sarkozy.

Tous sont pour le moment présumés innocents, évidemment. Mais en tant que journaliste, mon métier est de recouper des faits. Nous avons voulu rester au ras du réel. Les faits sont en soit accablants et scandaleux.

Nicolas Sarkozy
« Sarkozy a mis en place une stratégie consistant à empêcher les témoins de témoigner, il a fait pression sur les services secrets français, a comploté contre les juges et a censuré la presse ou du moins a tenté de la manœuvrer » (Reuters)

Avez-vous des certitudes quant aux montants exacts des financements qui ont circulé de la Libye vers la France ?

FA : Il y a d’abord un document, une promesse de financement signée par Moussa Koussa, ancien chef des services de renseignement extérieur de la Libye, qui indique la somme de 50 millions d’euros. Ce document a été authentifié par la justice. Nous n’avons pas documenté le versement des 50 millions d’euros.

En revanche, nous avons documenté plusieurs versements. Plusieurs flux d’argent ont été également documentés par la justice : par paquets de 500 000 euros, des virements qui font des sauts de puce entre l’Arabie saoudite, la Malaisie, et qui sont ensuite compensés par la Libye. Sommes qu’on retrouve dans les poches, par exemple, de Claude Guéant en mars 2008 pour acheter un appartement à Paris ou dans les poches de Dominique de Villepin en 2009 via exactement le même circuit qui mêle [l’homme d’affaires] Alexandre Djouhri et Béchir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi.

Nous révélons également, bordereau bancaire à l’appui, un nouveau virement – qui intrigue beaucoup les enquêteurs – de 2 millions d’euros, en novembre 2006. Nous avons ensuite la démonstration de remises de valises de 5 millions d’euros en décembre 2006 et janvier 2007.

Une anecdote résume tout cela : Claude Guéant, qui était le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, avait loué une chambre forte dans une banque à Paris. Il voulait une grande chambre forte et celle qui lui fut attribuée était tellement grande qu’un homme pouvait y entrer debout

Consignés également en 2007 par l’ancien Premier ministre et ministre du Pétrole libyen, Choukri Ghanem, dans un petit carnet manuscrit en notre possession et qui a été authentifié par la police hollandaise, la justice norvégienne et la justice française, des versements pour le clan Sarkozy à hauteur de 6,5 millions d’euros.

Il y a aussi l’argent non déclaré, donc illégal, d’un montant de 350 000 euros et 40 000 dollars, retrouvé dans les valises de l’ex-ambassadeur de la France à Tunis Boris Boillon, arrêté à la gare du Nord, à Paris. Ce fameux Boris Boillon qui appelait Kadhafi « papa » et que Kadhafi appelait « mon fils ».

Nous savons aussi que hormis les enrichissements personnels, beaucoup d’espèces ont circulé illégalement pendant la campagne présidentielle de 2007. Une anecdote résume tout cela : Claude Guéant, qui était le directeur de campagne de Nicolas Sarkozy en 2007, le temps de cette campagne, avait loué une chambre forte dans une banque à Paris. Il voulait une grande chambre forte et celle qui lui fut attribuée était tellement grande qu’un homme pouvait y entrer debout.

On sait qu’il s’y est rendu sept fois pendant la campagne présidentielle. On ne sait pas ce qu’il y a pris, mais quand il a été interrogé, il a dit avoir loué cette chambre forte pour y placer des discours de Nicolas Sarkozy, discours pourtant disponibles sur l’intranet de la campagne. Ce même Guéant qui en dix ans n’a retiré que 800 euros sur son compte en banque et qui payait tout en cash.

Mouaammar Kadhafi
L’ancien dirigeant libyen Mouammar Kadhafi (AFP)

Vous écrivez que « cette histoire est une illustration de l’histoire postcoloniale de la France ». Que voulez-vous dire ?

FA : La France, pourtant une démocratie, s’est vendue à une dictature entre 2005 et 2007 pour des intérêts qui ont un rapport avec l’argent sale et la raison d’État. Pour des intérêts convergents aussi. La France de Sarkozy avait besoin de la Libye. La Libye de Kadhafi avait besoin symboliquement de la France. La Libye était un État paria, un État terroriste et son souhait, pour lequel Kadhafi pouvait payer très cher, était de revenir dans le concert des nations.

La France, pourtant une démocratie, s’est vendue à une dictature entre 2005 et 2007 pour des intérêts qui ont un rapport avec l’argent sale et la raison d’État

La visite de Kadhafi en France en décembre 2007, six jours de visite officielle, qu’aucune démocratie ne lui avait offerte, s’est faite dans le pays de la Déclaration des droits de l’homme. Quelle victoire symbolique alors pour Kadhafi. Mais il y a eu d’autres contreparties : la vente de matériel d’armements, de matériel d’espionnage. On raconte en détail comment la société Amesys a vendu le logiciel d’espionnage EAGLE qui a pu servir d’ailleurs contre les premiers mouvements d’insurrection en Libye.

« Quelles sont désormais les conséquences de cette guerre ? La Libye est ravagée, balkanisée » (Reuters)

Ce sont aussi des intérêts d’État à l’échelle de la Libye, comme par exemple le sort judiciaire d’Abdallah Senoussi, beau-frère de Kadhafi et chef des services de renseignement militaires. Il a été aussi celui qui a donné les 5 millions à Ziad Takieddine, qui les remettra à Guéant et Sarkozy.

Pourtant, tout a été fait – et nous le montrons – pour faire tomber le mandat d’arrêt lancé par notre justice contre cet homme, Abdallah Senoussi, soupçonné d’être le commanditaire de l’attentat contre l’avion DC 10 qui a tué 170 personnes dont 54 français [en 1989]. Ce même Senoussi avait pris pour avocat le propre avocat personnel de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, lequel avait fait travailler un autre avocat. Ce dernier nous a confirmé avoir été sollicité pour trouver une faille dans la procédure et faire sauter le mandat d’arrêt. Des réunions sur ce sujet ont eu lieu à l’Élysée jusqu’en 2009.

On parle donc d’histoire postcoloniale car à la suite de cette lune de miel diabolique où la France a fait semblant de ne plus voir qu’elle avait en face d’elle un dictateur, elle a ensuite déclenché une guerre qui était une guerre de reconquête

On parle donc d’histoire postcoloniale car à la suite de cette lune de miel diabolique où la France a fait semblant de ne plus voir qu’elle avait en face d’elle un dictateur, elle a ensuite déclenché une guerre qui était une guerre de reconquête.

Cette guerre a illustré le fait qu’on pouvait, par la force militaire, reprendre possession d’un territoire et s’en faire l’arbitre géopolitique au gré de ses propres humeurs internes.

Aujourd’hui, sur cette guerre, factuellement, de très lourdes questions se posent. Pourquoi, comment a-t-elle été déclenchée et qu’est-ce que les Français y ont fait précisément ?

Nicolas Sarkozy avait-il intérêt à déclencher cette guerre face aux menaces allant crescendo de Kadhafi et de son fils Saïf al-Islam de révéler les transferts d’argent ?

FA : Kadhafi a été celui qui ne voulait pas, au sommet de l’État libyen, sortir les documents. Il ne croyait pas que Nicolas Sarkozy irait jusqu’au bout de ses menaces de guerre totale. C’est ce que son tout premier cercle nous a raconté en six ans d’enquête. Il y a là une dimension psychologique intéressante.

Mais effectivement, pourquoi cette guerre ? Il y a plusieurs raisons, certaines que nous ignorons sans doute encore. Mais je vois trois raisons particulières. Un an avant les élections présidentielles de 2012, faire la guerre est très bon pour les sondages car en France, on est au garde-à-vous devant l’imminence d’un conflit. De fait, la cote de Nicolas Sarkozy bondira dans les sondages.

La question institutionnelle se pose qu’un homme, le président de la République, peut décider seul, sans contrôle, d’entraîner son pays dans la guerre. Cette guerre permet aussi de redorer le blason de la France après sa position honteuse vis-à-vis des premiers Printemps arabes, en Tunisie comme en Égypte.

La France, sur ces questions éthiques, a du mal à se regarder en face. Pourtant, c’est surement l’affaire la plus grave de la VeRépublique car derrière, directement ou indirectement, se profile la guerre. Argent et sang

Enfin, on sait que quand les insurgés prennent possession des ministères régaliens, ils prennent aussi possession des archives. Or si c’est vous qui faites la guerre, c’est un peu plus simple d’éviter que des documents compromettants ne se dispersent. Si c’est vous qui armez les insurgés et bombardez les ministères, le risques est maîtrisé.

Plus largement, il y a eu une coalition d’intérêts, Kadhafi dérangeait une partie du monde occidental. Kadhafi voulait la fin du franc CFA, ses relations devenaient difficiles avec Total et d’autres du pétrole, sa coopération avec certains services de renseignement pouvait poser question.

Des Libyens font le signe de la victoire et agitent un drapeau libyen tandis qu’un chasseur survole le terminal pétrolier de Zueitina, le 14 septembre 2016 (AFP)

Il y a plusieurs raisons possibles à l’intérêt qu’ont eu certains à déclencher cette guerre. Je ne suis pas pour les explications simplistes. Mais ce qui m’indigne est qu’on ait fait semblant de découvrir en mars 2011 que Kadhafi était un dictateur. Pourtant, quelques mois plus tôt, nous l’armions, nous le recevions.

Si c’est vous qui faites la guerre, c’est un peu plus simple d’éviter que des documents compromettants ne se dispersent

Certains faits ne collent pas avec le récit officiel du déclenchement de cette guerre. Bien sûr qu’il y a eu une révolte du peuple libyen, des insurgés, des répressions sanglantes. Mais dire, comme cela a été dit, qu’il y avait un génocide en cours, des massacres massifs de populations civiles, des crimes contre l’humanité, cela n’est pas vrai. La presse mondiale a ainsi repris l’information selon laquelle l’aviation libyenne aurait bombardé, le 21 février 2011, les populations civiles. Mais cette scène n’a pourtant pas existé. Une forme de storytelling a été créée autour de cette guerre qui tranche avec les compromissions françaises antérieures.

Quelles sont désormais les conséquences de cette guerre ? La Libye est ravagée, balkanisée, une autre guerre a été provoquée au Mali. Le parlement britannique a établi un rapport très critique sur cette guerre, et parle de données « erronées » quant aux informations qui ont présidé à son déclenchement.

MEE : Vous dites que cette affaire est la plus importante de la Ve République. Mais n’est-elle pas aussi la continuation par les mêmes moyens de la chiraquie par la sarkozie ?

FA : Les deux hypothèses se tiennent. Ce livre ne porte pas que sur Sarkozy, Guéant, etc. Il tente de montrer la permanence d’un système corruptif au cœur de l’État. Deux hommes qui se détestent sont au centre de ce système : Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri.

Les plus hauts personnages de l’État français ont mis la part la plus ténébreuse de la République entre les mains de ces hommes. Puis quand tout se passe mal, ce sont eux qu’on lâche, alors qu’ils étaient bien utiles pour faire tout ce que l’État n’a pas le droit de faire : porteurs de valises d’argent, placements dans des paradis fiscaux, contrats d’armements avec des commissions occultes.

 Ziad Takieddine
L’homme d’affaires franco-libanais Ziad Takieddine, connu pour avoir présenté Nicolas Sarkozy à Mouammar Kadhafi (capture d’écran)

Le complexe militaro-industriel existe aussi en France. Dans un chapitre de notre livre, « De Karachi à Kadhafi », nous avons effectivement tenté de montrer que ce sont bien les mêmes pratiques, la même bande, les mêmes usages qui ont lieu, depuis au moins le début des années Balladur [Premier ministre sous le second mandat de Mitterrand, 1993-1995] jusqu’à Sarkozy, de l’Arabie saoudite à la Libye.

Il y a effectivement une permanence du système. La France, sur ces questions éthiques, a du mal à se regarder en face. Pourtant, c’est surement l’affaire la plus grave de la Ve République car derrière, directement ou indirectement, se profile la guerre. Argent et sang.

Des gens meurent aussi. L’ancien Premier ministre libyen Choukri Ghanem, celui qui consignait en 2007 les versements pour l’équipe Sarkozy, a été retrouvé noyé dans le Danube en avril 2012 ; Mohamed Albichari, un anti-kadhafiste qui a mis les services français sur la piste des enregistrements clandestins effectués par Kadhafi, est mort soudainement d’une crise de diabète à Tunis, lui aussi au printemps 2012 pendant la campagne présidentielle française. Il y a quand même un gros point d’interrogation derrière ces décès.

Mais pourquoi Sarkozy lâche-t-il Ziad Takieddine, autorisant son contrôle à l’aéroport du Bourget alors que l’homme d’affaires revenait avec 1,5 million d’euros en cash. Au risque que ce dernier parle. D’ailleurs, cet argent devait-il stopper la machine guerrière impulsée par la France ?

FA : Le clan Sarkozy en avait peur. Ils ne savaient plus quel jeu Ziad Takieddine jouait et ils le soupçonnaient, à raison, d’être proche des kadhafistes. La guerre se préparait et ils ne savaient plus s’il était loyal à Kadhafi ou à Sarkozy. Il revient alors à Paris, en provenance de Tripoli, déclenchant la panique du clan Sarkozy qui croit qu’il transporte des documents compromettants qui auraient pu donner du poids aux menaces des Kadhafi père et fils contre Sarkozy. La découverte de l’argent était fortuite. Cela se passe cinq jours avant que la France ne demande à l’ONU le vote de la résolution sur la zone d’exclusion aérienne. On ne sait pas à quoi aurait dû servir cette somme ; était-ce une rémunération pour Ziad Takieddine ? Ou était-ce de l’argent pour « calmer » les bruits de bottes en France ? On l’ignore.

« Un an avant les élections présidentielles de 2012, faire la guerre est très bon pour les sondages car en France, on est au garde-à-vous devant l’imminence d’un conflit. De fait, la cote de Nicolas Sarkozy bondira dans les sondages » (AFP)

Autre affaire qui se greffe, celle de l’argent qatari versé pour la libération des infirmières bulgares et du médecin palestinien accusés d’avoir inoculé le SIDA à des enfants libyens. Cet argent s’est volatilisé visiblement… 

FA : Nous apportons des éléments nouveaux dans ce livre. L’évaporation d’une partie de cet argent qatari est un mystère. De fait, plus largement, il y a eu un jeu autour de la libération des infirmières, nous racontons que c’est une duperie. Cela a été vendu comme un sauvetage héroïque fait par Cécilia Sarkozy qui est allée chercher des infirmières pourtant « déjà libérées » selon les propos même d’un conseiller de Nicolas Sarkozy.

Vous évoquez l’idée de « Haute trahison ». Qui concernerait-elle ?

FA : Il y a des questions sur l’intensité de la lune de miel entre Sarkozy et Kadhafi, qui échangeront des mots tels que « Je prie avec vous Monsieur le Leader », « Nous ne prions pas de la même façon mais nous avons le même dieu », puis des questions sur la façon dont se termine cette guerre, par l’exécution de Kadhafi, mort sur laquelle nous n’apportons pas de réponse mais quelques bouts de réponse. Là, l’un a trahi l’autre, forcément.

Des questions se posent sur la façon dont se termine cette guerre, par l’exécution de Kadhafi […]. Là, l’un a trahi l’autre, forcément

Dans ce concept de Haute trahison, se déploie l’idée que la France a vendu son âme sur l’autel de l’argent sale et de la raison d’État. On nous serine constamment avec les valeurs de la République, Sarkozy se fait élire en s’opposant à la realpolitikcynique, et pourtant il a vendu des armes à Kadhafi et a été à deux doigts de lui vendre du .

Puis vient la guerre. Sarkozy avait alors déclaré qu’il n’y avait qu’une option, celle de « la guerre totale ». Or, ce que la France fait voter à l’ONU est une « no fly zone » le 17 mars 2011. Une résolution qu’elle ne respecte même pas dans les heures qui suivent le vote onusien. Nous sommes intellectuellement, je crois, dans le concept de Haute trahison.

Peinture murale à Benghazi représentant Kadhafi broyé par la révolution libyenne (Reuters)

Pourquoi certains ont-ils semblé prudents ou tétanisés par cette affaire ?

FA : Ce n’est là que mon avis mais je remarque que, parfois, dans la profession de journaliste, les très grosses affaires font basculer les journalistes non pas dans le factuel mais dans la croyance. J’ai souvent entendu « je n’y crois pas ». Mais ce qui importe, ce sont les faits. Nous racontons des faits, recoupés et vérifiés.

À LIRE : Sarkozy s’excuse pour tout sauf pour son plus grand échec : la Libye

Autre raison, Sarkozy a mis en place une stratégie consistant à empêcher les témoins de témoigner, il a fait pression sur les services secrets français, a comploté contre les juges et a censuré la presse ou du moins a tenté de la manœuvrer en demandant à des plumes fidèles d’écrire en un sens, ou de faire en sorte que des articles ne sortent pas. Mais heureusement qu’il y a des juges et policiers indépendants. Pourtant, sur cette affaire considérable, aucun juge n’est détaché à temps plein, pas un seul procureur non plus, pas même un policier.

Retrouvez le livre solidement documenté, Avec les compliments du guide, Sarkozy-Kadhafi, l’histoire secrète                                                                                                                                                                    Source : http://www.middleeasteye.net/fr/reportages/interview-fabrice-arfi-cette-affaire-est-la-plus-grave-de-la-ve-r-publique 109624                                                                                                                                                                                                                                                                                                                         https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/cette-affaire-est-la-plus-grave-de-la-ve-republique/   

 

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Valls veut faire interdire Dieudonné


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BHL soutient Frédéric Haziza comme il a soutenu Weinstein et Polanski…


Qui nous fera croire qu’Haziza est le Weinstein francais ? Et comment mettre un signe égal entre ce qui lui est reproché et ce dont on accuse Ramadan? Amitié à Frederic #Haziza. — Bernard-Henri Lévy (@BHL) 22 novembre 2017 Bernard-Henri Lévy s’est fendu ce mercredi d’un tweet en soutien à Frédéric Aziza, le journaliste de…

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VIDÉO – L’incompréhension de Cambadélis face à Aphatie qui croit déceler de l’antisémitisme dans le discours du Bourget de Hollande


VIDÉO – L'incompréhension de Cambadélis face à Aphatie qui croit déceler de l'antisémitisme dans le discours du Bourget de Hollande

Image Sylvain Chazot

Sylvain Chazot

INSTANT RADIO – Le tweet antisémite de Gérard Filoche, samedi 18 novembre, continue de faire des remous. De ce message posté par un membre du bureau national du PS – plus pour très longtemps a priori – découlent des réflexions, des réactions, des réinterprétations de propos à l’aune d’un d’antisémitisme, même inconscient. Voici le jeu auquel se livre ce mardi 21 novembre, sur franceinfo, Jean-Michel Aphatie face à Jean-Christophe Cambadélis.

Le journaliste évoque Gérard Filoche et son tweet anti-Macron aux codes antisémites. Le journaliste se demande si, finalement, on ne retrouve pas ces mêmes idées chez d’autres politiques. Il diffuse alors un fameux extrait du discours de François Hollande au Bourget, en 2012. « Mon adversaire n’a pas de nom, pas de visage, pas de parti. Il ne présentera jamais sa  candidature. Il ne sera donc pas élu. Et pourtant, il gouverne. Cet adversaire, c’est le monde de la finance », lançait le candidat socialiste.

Ce mardi, Jean-Michel Aphatie se demande si, finalement, ces mots ne recouvrent pas une forme d’antisémitisme inconscient. De quoi rendre son invité du jour, Jean- Christophe Cambadélis, complètement interrogatif. Voire interdit. Voici l’échange :

–          Jean-Michel Aphatie : Le monde de la finance qui n’a pas de nom, pas de visage et donc pas de patrie (sic), ça renvoie quand même à tous ces clichés antisémites…

–          Jean-Christophe Cambadélis : Là, je crois que vous exagérez un peu.

–          Jean-Michel Aphatie : Un peu ?

–          Jean-Christophe Cambadélis : Oui, oui…

–          Jean-Michel Aphatie : Pas de nom ? Pas de visage ?

–          Jean-Christophe Cambadélis : C’est la main invisible du marché. Enfin ce n’est pas pour autant que…

–          Jean-Michel Aphatie : La marionnette…

–          Jean-Christophe Cambadélis : Oui mais…

–          Jean-Michel Aphatie : Là ce n’est pas dit ‘la main invisible du marché’. Là c’est ‘pas de nom, pas de visage, les vrais gouvernants sont derrière’…

–          Jean-Christophe Cambadélis : Mais pourquoi les vrais gouvernants seraient obligatoirement les Juifs, monsieur Aphatie ? Je ne comprends pas là…

–          Jean-Michel Aphatie : Bah je ne sais pas… c’est le cliché antisémite, ce que révèle le fond du tweet de Gérard Filoche.

–          Jean-Christophe Cambadélis : Pas du tout… Là vous tirez…

–          Jean-Michel Aphatie : Je ne dis pas que François Hollande, consciemment, est antisémite mais est-ce que ça ne nourrit pas cet imaginaire de gens qui, dans la coulisse – Gérard Filoche expose la coulisse – de gens qui tirent les ficelles et sont les marionnettistes de ceux qui sont élus ?

–          Jean-Christophe Cambadélis : Je ne crois pas. Je crois qu’il faut distinguer les choses. Il y a aujourd’hui, personne ne peut le nier, une finance occulte. Il y a encore quelques jours, on courrait après les paradis fiscaux pour essayer de trouver tous ceux qui cachaient cet argent qui revient un jour sur les marchés financiers. Donc il n’a pas de visage, évidemment. […] Ça, ça existe. Ce n’est pas pourtant qu’il faut dire que derrière tout cela, il y a les Juifs.

Le malaise se ressent sur le plateau, à voir ci-dessous en vidéo ://www.dailymotion.com/embed/video/x6a68na« >   

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                               lelab.europe1.fr.

 

Le triomphe de Dieudonné à Marseille. Standing ovation de 8 000 personnes pour l’humoriste N° 1 français !


Le triomphe de Dieudonné à Marseille. Standing ovation de 8 000 personnes pour l’humoriste N° 1 français ! Malgré l’interdiction tentée par le Maire de la ville Jean-Luc Gaudin, l’humoriste N°1 en France Dieudonné a été gratifié d’une ovation debout par les 8 000 fans venus rire à son spectacle du Dôme de Marseille, plein à craquer 

Même le papier journal Le Monde, siège de l’officine anti-Fake news des Décodeurs, a été forcé d’admettre la réalité de ce triomphe marseillais…

Dieudonné à Marseille 20171122Cette succession de salles combles (Dieudonné avait déjà triomphé quelques jours auparavant en région Auvergne Rhône-Alpes devant des salles combles) énerve ses opposants, dont Manuel Valls qui exigent une culpabilisation des fans qui se rendraient au spectacle de Dieudonné, sans préciser de quelle manière il compte s’y prendre…

Dieudonné à Marseille  2 20171122

Entre d’une part les déclarations officielles télévisées racontant que Dieudonné ne ferait plus rire personne et la réalité du terrain d’autre part, il y a visiblement de la place pour une foultitude de quenelles anti-Système…

Josioo

source:http://frexittv.com/index.php/2017/11/21/toujours-populaire-lhumoriste-dieudonne-triomphe-a-marseille-devant-un-dome-rempli-a-craquer-de-8-000-fans/                                                                           http://reseauinternational.net/

 

Enfin on a un plan pour quitter le Franc CFA colonial !


CFA Franc, Central African Franc, XAF, BEAC - cfaFranc.com

Présentation de la nouvelle monnaie communautaire en remplacement du FCFA en Décembre 2018 !

Point 1: Délimitation de la nouvelle zone monétaire.

La monnaie qui remplacera le Franc CFA: Ce sera une monnaie commune à tous les pays africains utilisant le CFA actuellement. La Guinée Conakry sera elle aussi approchée pour fusionner dans cette zone monétaire.Ce sera une monnaie communautaire qui occasionnera la fusion de la BCEAO et de la BEAC.

Nous aurons donc la nouvelle banque centrale dénommée CBA Central Bank of Africa (Tous les noms des institutions nouvelles à naitre seront en Anglais car l’abandon de la langue française pour l’Anglais d’abord et par la suite pour une ou des langues Africaines sera le combat juste après l’abandon du Franc CFA).#

Point 2: Valeur de la nouvelle monnaie et présentation des coupures.

Au départ, la valeur de notre monnaie sera établie égale au Dollars américain. La nouvelle monnaie Cedis Ghanéenne fut établie égale au Dollars US en 2007 en parité égale. Il nous suffira de dire que l’obtention d’une unité de la nouvelle monnaie se fera contre environ 600FCFA (le cours du dollar au moment de la conversion) lorsqu’on procédera aux changes avec les populations. Ainsi, le PIB en US Dollar ne changera pas et le patrimoine de chacun restera inchangé. La nouvelle monnaie aura pour grande coupure un billet de 100Unités.

Rappelons que la plus grosse coupure de Dollars US, de RMB Chinois font 100, 500 pour l’Euro et 50 pour le Ponds Britannique. C’est seulement chez nous on trouve jusqu’à 10mille unités de notre monnaie sur une seule coupure. Nous utiliserons également des centimes comme pour les Américains. Les motifs seront plus avec des images d’industries de production et de visages de leaders Africains. Thomas Sankara, Sylvanus Olympio, Kadhafi et autres pourraient y figurer.

Point 3: Constitution des membres de la Banque Centrale et Rotation du poste de Gouverneur.

Il est important de garantir l’indépendance de la Central Bank of Africa vis-a-vis de tous les dirigeants des pays Africains et du monde. Ainsi, il faut un ensemble d’Hommes représentant chaque pays et qui seront alors tenu de respecter mutuellement les uns les autres.

Chacun des 15 pays aura au moins deux représentants à la Central Bank of Africa. Ces deux représentants seront choisis par chaque pays sur appels à candidature avec l’organisation d’un recrutement par le gouvernement et l’organisation du deuxième recrutement par l’Assemblée nationale. Les votes au sein du conseil d’administration seront faits à la simple majorité.

PLUS DE DROIT DE VETO. Il y aura rotation du poste de gouverneur entre l’ de l’Ouest et l’ Centrale chaque 2ans. A chaque fois que le Gouverneur sera ressortissant de l’ de l’Ouest, le Vice-Gouverneur sera originaire de l’Centrale. Il n’y aura pas construction de nouveaux sièges. Les sièges actuels seront utilisés.

Point 4: Le nom de la nouvelle monnaie

Du nom de la nouvelle monnaie, le mot Franc n’y apparaitra plus.Les propositions telles que Cauris, Kama, Afro, Cica, ou autres seront faites et nos chefs d’Etat pourront voter pour le choix définitif d’un nom lors du sommet de l’adoption de l’accord  sous régionale pour l’instauration de la nouvelle monnaie.Un vote public par sondage électronique pourrait être aussi organisé afin de choisir un nom par la population Africaine.

Point 5: Centralisation des Réserves de Change.

La nouvelle banque centrale jouera le rôle actuel joué par la France et le Trésor Français. Tous les paiements et recettes externes se feront directement à la nouvelle banque centrale qui gardera ses réserves de change en . Elle sera aussi chargée d’effectuer directement les paiements aux pays étrangers correspondants à nos importations.

Point 6: Garantie de la convertibilité et de la transférabilité.

Le fonctionnement sera analogue au système actuel, les commerçants, les importateurs rendront leurs coupures de la nouvelle monnaie pour se voir transférer des devises étrangères dans les pays de leurs choix.

Point 7: Stabilisation de la valeur de la nouvelle monnaie.

Nous utilisons 50% de nos recettes externes actuellement en paiement au trésor français pour garantir la parité fixe du FCFA avec l’Euro, mais, pas avec le Dollars US. Nous utiliserons aussi avec la nouvelle monnaie ces même 50% de nos recettes externes pour garantir la stabilité de la nouvelle monnaie au travers exclusivement des investissements industriels.

Une liste non exhaustive des entreprises qui seront installées par le financement de la Central Bank of Africa est au-dessous de ce document. La Central Bank of Africa fera une répartition de ces investissements par pays et attribuera les allocations budgétaires nécessaires. Ainsi, certains pays deviendront importateurs de matières premières comme le coton des autres pays, pour en devenir des fabricants de vêtements, et exportateurs vers les autres pays. Il en sera de même pour le bauxite/aluminium, le fer/acier, le cacao/chocolat, etc. Ce système permettra l’augmentation des échanges intra-communautaire.Les besoins de consommation et la vie de nos pays va continuer avec les autres 50% de nos recettes externes habituels et les mobilisations de ressources internes.

Point 8: Critères de convergence et établissement de politiques de développement communes.

La nouvelle monnaie permettra l’instauration de  de développement commune, de  agricole commune (l’Afrique pourra enfin subventionner ses agriculteurs -subvention impossible actuellement car l’argent devant servir à subventionner doit venir de l’étranger, ce qui ne sera plus le cas quand nous fabriquerons notre propre monnaie). Nous devrons aussi asseoir une  d’industrialisation commune, et avoir des visions à long terme.

Des standards Afro seront établis comme dans la zone Euro avec les standards européens. Des routes ne se ferons plus a 100 milliards dans un pays X, et pour les mêmes caractéristiques, même longueur, ces routes seront faites a 180 milliards dans un autre pays Y.Nous limiterons les investissements étrangers et ferons un audit de la dette de chaque pays immédiatement après la fin du FCFA. Ainsi, nous saurons comment rembourser s’il le faut la partie légitime de cette dette avec nos productions industrielles. Mais, nous arrêterons systématiquement d’augmenter cette dette.

La nouvelle monnaie par laquelle nous allons remplacer le CFA sera la monnaie du développement industriel de l’Afrique, la monnaie qui permettra à la Banque centrale d’obliger nos banques habituelles de faire des prêts à 1% de taux d’intérêt contre 13% actuellement. Ce sera la monnaie qui mettra fin à l’émigration clandestine vers l’occident. Ce sera la monnaie qui mettra fin au  de masse chez nous.

Point 9: Dotation de la masse monétaire par pays

Chaque pays aura une dotation monétaire équivalente au total de ses exportations, ses prêts et dons internationaux.A cela s’ajoute les crédits d’implantations industriels, et crédits de construction d’infrastructures et de consommation si possible. Ce n’est pas parce que tous ces pays seront dans la même zone que l’on utilisera les fruits du travail d’un pays pour donner à un autre pays. Ainsi, les grands pays n’ont rien à craindre des petits pays, et les petits pays n’ont également rien à craindre des grands pays.

 

Source : http://www.voiceofafrica.tv/fr/enfin-on-a-un-plan-pour-quitter-le-fcfa-colonial-d4317                                                                                                                                                         https://www.onsaitcequonveutquonsache.com/